LES DEUX PRÉCÉDENTS ET UN MÉTIS
UN Méris (2 entre vite).—Maintenant, vous autres, prenez garde ! Vous avez cru faire un bon
coup en Vous rangeant du côté des habits rouges ! Vous n'avez rien gagné !
EspritT-VOyAGEUR—Je ne suis pas aller là, pan tout ! j'ai resté icite ! :
ESPRIT- ERRANT.—Pas vrai, toi venir me dire avoir tiré ben gros contre les soldats de Riel.
… Esprit: VOYAGEUR.-=Eh ben ! moi, à mon tour, te dire pas vrai ?.. toi venit me dire qué tu n'as pas vu moi là-bas tirer-chique.
Un Méris.…Ecoutez ! cessez cette chicane qu:
m'ennuie, Je vous avertis de faire attention à vous autres. C’est mieux de vous en allez dans le fond du bois. Dans le moment, si je voulais, je pour: rais vous mettre en charpie !.. Mais j’ai pitié de vous autres !.. (Les sauvayes font des menaces.) Ne faites pâs de menaces, et spprenez qui je suis. Vos habits rouges, au commencement, m'ont pris comme prisonnier. Je me suis défendu comme un lion, pour me débarrasser d'eux, et j'ai tant fait des pieds et des mains que jui pu m'enfuir. Alors ils m'ont poursuivi pour me tuer, Mais je leur ai riposté si courageusetént qu’une de mes balles a flambé la cervelle à Sutherland, un jeune métis écossais plein de valeur. Pensez-vous maintenant que je serais effrayé de vos menaces ?
EsPriT-ERRANT.=—-Vous êtes un brave, nous sommes à vos ordres.
Ux Méris.—Allez dire à tous ceux que vous rencontrerez que Riel leur ordonne de se tenir tranquilles, de ne plus écouter les perfides conseils des habits rouges. Allez leur apprendre que les soldats de Riel ont amené comme prisonniers le major Boulton avec 48 de ces hommes. (Esprit-Errant et Esprit- Voyageur sortent.)
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So D SCENE XII.
Un Méris(i/ marche).—Quel massacre effrayant auquel le major Boulton s'est exposé avec sa bande d'extravagants ! Le projet barbare qu'ils tentèrent de mettre à exécution, a été déjoué par les soldats de Riel qui eurent la plus belle occasion de tous les exterminer ! Combien de pertes de vie ont été évitées, grâce à la noble moadération du magnanime chef du peuple métis ! Condamné à mort par la cour martiale, le major Boulton obtint encore sa grâce par les sollicitations des personnes Îles plus influentes dans ce pays. Pour moi, il me semble que ce pardon n’est pas conciliable avec la cause sacrée pour laquelle nous combattons. Ah! si nos ennemis pouvaient mettre la main sur nous, ils ne nous feraient pas miséricorde, ils se feraient un plaisir et une gloire de tous nous massacrer ! Pas de clémence pour tous ces pirates qui nous ont tant fait souffrir!.. Aussi je me réjouis en voyant approcher l'heure de l'exécution de Thomas Scott, de ce bandit qui a commis tant de crimes et qui a tant exaspéré les autorités. Allons ! j'entends du bruit!.. je crois que des soldats amènent dans cette cour, en arrière d'ici... Oui ! ce sont eux qui viennent. (Z4 sort.) (On change de suite de tableau, pour un autre représentant une cour et quelques maisons.)