OR SCENE XIV
LE PRÉSIDENT DE LA COUR MARTIALE, TROIS SOL- DATS ARMÉS, ET THOMAS SCOTT entrent.
Le PRÉSIDENT (4/ lit lacondamnation).—Thomas Scott, vous connaissez les accusations portées contre vous et fondées sur les preuves les plus écrasantes ! Il est prouvé que vous êtes d’une nature dangereuse, un fauteur de désordres, que vous avez failli assassiner M. Snow pour lui extorquer des sommes d'argent, que vous avez été pris deux fois les armes à la main; il existe des preuves de vos tentatives d’assassinat contre le digne président de notre nouveau gouvernement ; enfin il est établi que, dans la prison, vous avez eu recours à toutes sortes de violences et que vous vous êtes conduit de la manière la plus brutale à l'égard des surveillants ; voilà
ourquoi le conseil de guerre vous a condamné à être fusillé et m’oblige en ce moment à remplir cette tâche la plus pénible de ma vie. Réconciliez-vous avec le juge souverain devant lequel vous allez apparaître, et qu’il ait pitié de votre âme. (Scott est garrotté et placé de manière à n'être presque pas vu de l'auditoire.)
LE PRÉSIDENT une tout est prêt).—Feu !
(Tous sortent, le fusillé est entrainé hors du théâtre.)
LE PRÉSIDENT (seu/).—Fasse le ciel que l’âme de ce malheureux rencontre là-haut la miséricorde infinie. Ici-b&s, il a bien mérité le châtiment extrême que le maintien de la paix publique nous obligeait de lui faire subir. |