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sens plus forte. Je veux vous imiter, aimant à vous seconder au milieu des déboires sans nombre qui empoisonnent nos jours... Allez done, Louis, et que le ciel veille sur vous... Oh, Louis ! (elle écoute) j'entends les pas précipités des assassins qui courent à votre poursuite... (Ælle prend la main de Louis comme pour l’amener dehors se cacher.)
RtEL.—Non!.. c'est mon ami Lépine qui doit venir ici me rejoindre pour vous faire ensemble nos derniers adieux. (J/s se fiennent par la main.)
Lépine (4{ entre).—Eh bien ! mon cher Louis, je souhaite que sur la route de l'exil vous puissiez toujours avoir à la main cette rose qui contribuerait à dissiper les cruels ennuis qui vous sont réservés, comme à moi.
RIEL.—Ah! cher Ambroise, la main de la haine oraugiste nous arrache aujourd’hui à notre patrie, mails jamais elle ne lui arrachera notre cœur! Quant à cette rose dont vous me parlez, (montrant Marguerite), le sort lui empêche de m’accompagner, mais elle peut avoir l’assurance qu'un jour je la trouverai encore aussi fraîche et qu’elle deviendra le plus bel ornement de mon existence. |
LépiNE.—C'est bien vrai de dire que deux bons et grands esprits et que deux nobles cœurs savent toujours se rencontrer.
MaRrGUERITE.—Mes chers amis, en ce moment si douleureux de notre séparation, je ne peux m'empêcher de vous dire un mut d’encouragement. Vous avez été l’objet de persécutions bien infâmes à venir jusqu’à présent, et vous n’avez jamais cessé de vous montrer courageux. Conti-