‹ Riel [microforme]Chapitre 48 sur 86 · SCENE XIV · texte numérisé non relu

SCENE XIV

(Crozier avec une partie de sa police montée et de ses militaires, se montre sur l’autre côté du théâtre.)

CRozZIER.—Dumont, au nom de Sa Majesté, je vous ordo"ne de mettre bas les +rmes !

DumonT.—Au nom de notre Souveraine, je vous avertis que, si vous ne vous en allez pas,

‘ c’est nous qui allons faire mettre bas les ‘6 vôtres.”

(Alors un sauvage saute sur un homme de | la police montée, pour lui arracher son arme. Celui-ci le jette à terre, et au moment que ce sauvage se relève, il le tire et lue instantanément. Alors les braves de Dumont se lévent et lancent une décharge, qui fait tomber plusieurs militaires et un officier de la police montée. Les hommes de Crozier en font autant. l'ersonne ne tombe du côté de Dumont.)

Dumonr.—#Æh ! bien, Crozier, est-ce assez bon pour 20 métis ?

(Encore quelque fusillade).

Dumonr.—Vos balles, Crosier, silent à nos

oreilles et ne nous écorchent même pas la tête! Oh:! mes braves !

(Une autre fusillade, Crozier retraite.) DumonT.—Honte aux anglais! 20 métis de ÿ sang français repoussent 100 héros de la race supérieure! Fuyez, bande de peureux, de poltrons ! Que vous avez l’air brave ! (Z{ s'avance sur le théâtre avec ses braves.) Vaillants compatriotes ! vous avez combattu comme des héros ! pe Nous we sommes pas plus nomlreux que les to doigts de la main, et nous avons vaincu Crozier à la tête de militaires prétendant être bien disci-

plinés. Ces lâches-là ne sont braves que devant ni de pauvres sauvagesses el d’infortunées femmes se métisses. Ils viennent, aujourd’hui, de s'immor- le taliser comme les héros de la peur ! Quelques- | de uns de nos hommes sont blessés, et nous ren k

avons que quatre de tués. Enterrons ces héros, ; to

morts pour la patrie, et prenons soin de nos frères blessés. (Pendant ce discours, quelques-uns q

h À ne f # Le de

bas les

aime de arme.

ce sautément.

ent une ères el mes de nbe du

sez bon

à nos a tête !

tis de à race e poleg mpaéros !

1e les rozier discievant nmes hmorquesn’en héros,

nos s-uns

dt —

auront soulagé les blessés.) Afin de permettre à nos ennemis d’enreg' cr leur défaite, ailez compter le nombre d : ‘norts qu'ils ont laissés sur le champ de hataihe. (/;eux vont de l'autre côté du théâtre, regarder par une coulisse comme pour faire voir que des soldats morts se trouvent la.) Notre bravoure invincible va-t-elle convaincre tous ces habits rouges que ce n’est pas pour causer du trouble que nous revendiquons le droit de vivre tranquilles dans notre pays ? (Les deux métis reviennent.) Eh bien! Combien en avons-nous culbutés de ces pirates de savane ?

UN soLDAT.—Il y en a 14 de tués, 14 volontaires et 3 hommes de ja police montée.

Dumonr. -Bravo ! pour les défenseurs de la patrie! Rappelons-nous toujours de cette victoire remportée près du Lac au Canard. (/4s sor.ont tous.)

Page 1