SCENE XV
(Vendal entre aussitôt tenant en avant de lui Langevin.)
VEnDaL.—Ah ! là je te tiens! tu ne m’échapperas plus! Ne viens-tu pas l’apprendre la victoire de Dumont contre Crozier ?
LanGevix.—Je n'étais pas là, bonne chance !
VENDAL.—La guerre est commencée. Le ministre de la milice, à Ottawa, vient d'appeler en service actif et d’expédier au Nord-Ouest tous les volontaires répartis dans les différentes villes de la Puissance.
LANGEVIN.—Bonjour de la vie ! ils vont ben tous nous assommer |
VENDAL.—Comprends-tu maintenant, pourquoi le gouvernement fédéral a mis en force, le
fer de janvier dernier, une jloi défendant de nous réunir, même de nous trouver deux ensemble ?
LANGEVIN.—Ah ! c’est vrai! Ben, va-t-en et laisse-moi aller de mon bord
VENDAL.—Abh ! tout le monde voit, maintenant, que c’est la guerre que les autorités canadiennes ont toujours voulue.
Riel déplore ce malheur, il vient de se donner une autorité absolue, il veut que tout le monde lui obéisse, il organise un conseil pour l'aider, et il ordonne de mettre à mort tous ceux qui, en état de porter les armes, refusent de répondre à l'appel. Oui ! il nous appelle tous à la défense de la patrie ! Pour nous prouver sa puissance, il obscurcit le soleil el opère d’autres miracles. Donc rien à craindre avec lui et marchons à la victoire ! (Z{ tire Langevin.)
LANGEVIN (2 se laisse tirer un peu).—Oh écoute, Vendal, c'est effrayant, comme j'a peur !
VENDAL.—Es-tu de la même pâte dont est fait cet homme niais et lâche, qu'on appelle Sir Hector ?
LANGEVIN.—Je sais pas ; dans tous les cas, je me sens trop faible pour aller à la guerre. (74 tremble.)
VENDAL.—-A vance, ou je te flamble la cervelle! des hommes poltrons ne méritent pas de vivre quand le pays est en danger! (/{s sortent.)
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donner monde ’aider, qui, en ndre à léfense sance,
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