‹ Riel [microforme]Chapitre 7 sur 86 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Les MÊMES, à part Pierre.

(Le chef, Mestnapeo entre habillé comme le: sont les chefs des tribus sauvages.) 4 MESTNAPEo (grand homme).—Mes braves,.….

remercions. le grand Manitou pour m'avoir préservé d’un grand @alheur. Je suis content de me trouver encore au milieu de vous. Vos enfants que vous aimez, j'espère. qu’ils n’ont pas souffert de la faim! , , OiSEAU-RoI.—On s’est pas forcé, mais ça-ben été. Quel malheur donc vous a poursuivi, chef? Eh bien! Une branche bien grosse d’un arbre a tombé à deux pouces de moi, pendant que je m’avançais tranquillemeut sur ma route. LE JONGLEUR.—Je vous l’avais ben dit.

Orseau-Roi.—\V ive le Manitou, parceque vous êtes encore vivant. | MESTNAPEO.—J'ai une chose agréable à vous annoncer, maintenant.

Oiseau-Roi.—ÆEst-ce vrai ? ,. Hu MEsTNareo.— Vous savez que les officiers en habit rouge. n’ont pas la permission de nous vendre ou de nous donner des boissons fortes... ESsPRIT- VOYAGEUR.—Quoi, on va avoir du bouisky !..… MesTnareo.— Ecoutez !.. En échange de tous ces terrains riches, là-bas, où nous étions la

semaine dernière, j'aireçu d'un officier du gouvernement canadien une bonne quantité de lard, de: farine et plusieurs gallons de whisky.

Esrrir-VoyAGEUR.—Vive notre chef Mestnapeo !... Brovo!... vive le bouisky ! pas besoin d’autres choses.

MesTNaPso.—Mes amis, puisque nous l’avons, cette eau de feu, nous allons tous en boire et fous réjouir. Mais je viens d'ouvrir les yeux sur des jours sombres qui approchent ! ce sont des jours d’afflictions !... | | Esprir-VoyYaGEuR.—Ah !... n’importe.. vite le bouisky !.. moi peut plus®valer tant j'ai la gorge sèche. k “: MESTNAPEO.=—Je viens de comprendre que ces officiers envoyés du Canada sont des malfaiteurs ; ils sont ici pour notre ruine, et nous, pour le plaisir de boire du whisky, nous allons mettre des bornes à notre liberté. Avant longtemps nous serons refoulés dans le fond des forêts, bientôt les métis fuiront poursuivis par toutes sortes de fléaux ; plusieurs d’entre eux mourront sous le couteau de tous ces gens qui

arlent l’anglais. J'ai appris avec bonheur que e brave Riel a déjà jeté un cri d’alsrme, dont les échos retentissent jusque dans les profondeurs de nos bois. Avant d’allér nous amuser, priôns le Manitou, pour qu’il nous conserve Riel (alors lamentations, toutes sortes de mouvements, de contorsions, etc. DEP :

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