‹ Riel [microforme]Chapitre 76 sur 86 · SCENE XIV · texte numérisé non relu

SCENE XIV

de tableau précédent est enlevé, et plus au fond du théâtre se trouvent Marguerite, sur un sofa, la mère de Riel, les deux enfants et le Dr. Fafard.)

LA MÈRE DE RiEzL (elle M ne l.. Oh!

oh !.. mon fils... mon fils.. lui qui était si soumis !.. Il me portait tant d’affections !.. Il pouvait tout faire pour me mettre à l’abri de la misère ! Ah !.. mon Dieu, que vais-je devenir ! Ah ! Ah! Ah!.. Non, mes enfants, je ne peux

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s croire que c’est ce matin que le Canada laisse es ministres d'Ottawa immoler mou fils, mon cher Louis, pour satisfaire la. naine et la ven-

eance d’une secte sortie de l’enfer. Tenir si ongtemps mon fils dans les sombres cachots!

Faire reluire à ses yeux l’espérance du pardon! Lui infliger jusqu'à trois fois la peine d’une condamnation à être pendu! N’était-ce pas assez ? je vous le demande, Ô mon Dieu, n’étuit-ce pas une torture suffisante pour le punir d’avoir voulu repousser les pieds des voleurs, des oppresseurs et des meurtriers à la solde d’un gouvernement persécuteur et tyrannique ? Eh bien ! non! les ministres du Canada, investis de l'autorité pour protéger les bons et châtier les méchants, se font eux-mêmes les bourreaux de mon fils!.. Ils lui foni mettre la corde autour du cou, sur la trappe d’une potence dressée et soutenue par la haine et la vengeance! Oh ! douleur amère et poignante !.. Pourquoi consentent-ils à la consommation de cet assassinat politique ? Pour garder leur place de ministres ! Peut-on être plus scélérat que ces misérables hommes d'Etat, dont le cœur et la conscience, le devoir et l'honneur, la compassion et lasympathie s’aplatissent devant une bourse remplie d’or? Oh cruels assassins ! Rendez-moi mon fils, si la rage de votre féroce égoïsme ne l’a pas encore étranglé ! Rendezmoi mon fils, que vous me prenez de force contre toutes les lois divines et humaines! Mon Dieu.. oh! môn Dieu.... mon fils est-il mort maintenant ? Ah! grand Dieu, le moment de son exécution est passé ! Fasse le ciel qu’il ne souffre plus! Oui, mon Dieu, qu’il soit débarrassé des misères de ce monde. (Z{le continue à pleurer et s’assied.)

MARGUERITE (elle s'assied sur un sofa).—

Mamar ! maman ! oh! oh ! oh.!.. j’étouffe oh! oh !.. mon Dieu.. ayez pitié. . de moi,.. donnez-moi la force de supporter ma peine... oh1 ah ! non, mon Dieu.. vous ne. m’'abandonnerez pas! Laissez-moi vivre pour mes chers ‘petits enfants ! Si je dois mourir sous l’aiguillca de dette douleur qui me va droit au cœur, faitesmoi précéder de ces deux petits anges. vous venez de m'en ôter un..: mon Dieu,.. aides:

moi! oh! oh! maman! je voudrais décharger ma poitrine et je:n’en suis pas capable! oh ! oh! docteur ! que pouvez-vous faire pour moi? je ne peux.. plus.. parler... (Æ{le s’évanouit. + De. FaraAnD (il s'avance vers elle et lui fait respirer un. stimulant pour la ramener d sa connatssance).— Courage ! courage! madame Riel, Prenez sur vous. . pensez à Dieu qui peut vous soutenir. Résignez-vous comme une bonne chrétienne ! Tenez ! Voilà le père André avec notre ami Albert. ci

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