SES
D. Une passion mauvaise avait vicié l'intelligence de ce grand coupable. !
lion; Devant Dieu et devant les hommes, il était coupable d’avoir faussé dans son
buis: esprit les éternelles notions du juste et de l'injuste, du vrai et du faux, de
vait l’obéissance et de l'insubordination ; cette première culpabilité ôte toute
aux excuse à ses actes criminels qui en ont découlé. | Non, il n’y avait qu’une excuse possible en sa faveur, c'était l’excuse de | |
que la folie. Il s'est chargé lui-même dans ses derniers moments, et il s'en est
a de fait gloire, de prouver au monde qu’il était parfaitement libre de sa volonté, ° ‘4
que conscient de ses actes et de ses fautes. Ilest mort en se répentant des cri- f
mes dont il avait été la cause, mais ce serait un outrage de lui faire partager |
l’auréole glorieuse des grands patriotes, morts pour la liberté en 37, de L LA mettre au rang des victimes de ces jours héroiïques. Pour les hommes qui | ] pensent et qui raisonnent, la conduite de Riel ne mérite aucune sympathie sérieuse. Aussi, dit-on de toutes parts : “ ce n’est pas pour lui que nous “ nous soulevons, nous n'avons pas de sympathies pour ce qu'il a fait. mais “ nous voulions que sa peine fut commuée parce que tous les Canadiens-
nt art
LE, “ français demandaient qu’il ne subit pas la peine infamante de la mort sur # l’échafaud. ” s de J'avoue que j'ai été profondément touché du concert de pitié et de misé- | t, la ricorde qui s’est élevé en faveur de ce grand coupable, et qui ont monté à s'est jusqu'au pied du trône. Mais dans cet élan de générosité de toute M ous une populatio 1, on a perdu de vue le fait important que le crime a été com- | quel mis dans une région lointaine plus exposée que la nôtre aux bri- ni nce gandages, aux soulèvements des Sauvages. On a oublié que l’unique sécu- n h rité de la vie, de !a propriété des citoyens, de ces contrées nouvelles, réside . ois ! dans l’exécutiun rigoureuse des lois. On a oublié que les sauvages meur:, à tee triers du Lac à la Grenouille ne pouvaient être graciés, sans mettre toute | l'in- la population blanche à la merci de ‘es tribus féroces qui croient encore à {l qu'a K leur victoire, et d’un autre côté, on ne pouvait les livrer aux mains du J par bourreau, et accorder la vie sauve à celui qui leur fait prendre la hace de À u guerre. Ona oublié les angoisses mortelles dans lesquelles toute une ù , de population à vécu de longs mois. On a oublié le deuil, la douleur, le déses- .& res, poir des victimes de cette odieuse révolte. On a oculiè que le sang des nl! colons paisibles, des saints missionnaires, des soldats tombés sous les coups | i plus des révoltés criaient vengeance et que la justice devait faire une réparation 1h une éclatante, si l’on ne voulait que la clameur déchirante partie des quatre | | ela coin de cette immense région, ne se changeñt en un cri de [! que désespoir et de haine. ] des On a oublié de se demander si dans cette question de la rigueur ou de la | ises miséricorde de la loi ceux qui avaient souffert, ceux dont les pères, les fils, |: sant ‘es frères avaient par la faute du rebelle et dont l'avenir pouvait encore être ll menacé, n'avaient pas autant le droit d'être entendus que ceux dont la 1! ‘ahi- facile pitié peut s'exercer sans souci d’une réparation par le passé sans le LÉ doit sentiment d’un danger peur l’avenir. On a même oublié qu'en Manitoba | ême \ et dans les Territoires nous avons des compatriotes disséminés épars au L vait milieu d’une population qui leur est étrangère et que ces braves avantcoureurs de la conquête pacifique que nous rêvons pourraient bien ressens ne ressentir fatalement le contre coup de l’agitation de notre province, 1 haï- Pour Québec, c'est une question de sentiment : pour les habitants du j Nord-Ouest, c'est une question de sécurité, une affaire de vie ou de mort, on, Ministre de Sa Majesté, j'ai dû penser à toutes ces choses, peser toutes | son ces raisons, onvisager froidement la question sous toutes ses faces, et, Qu" sous la responsabitité du serment solennel que j'ai prêté de faire mon de- ’ a'on | voir, de défondre la Couronne, et prr éger mes administrés. Responsable dence ; vant ma conscience et devant Dieu de chacune de mes décisions, je n’ai pu
trouver de justification ni d'excuse 'alable au crime du candamné, Ses avo-
Pt Pan aneur res mare ra mg ver ee Ou ON NÉS
cats eux-mêmes ont déclaré que son procès avait été conduit d’une manière impartiale ; la question de folie étant écartée, malgré la demande de grâce, le gouvernement a cru devoir conseiller à Sa Majesté, dans la personne de son représentant, d’ empêcher que la loi n’eut son cours.
Nous n’avions cédé en prenant cette décision, ni aux appels, nia l’intimidation d'aucune secte ou faction, comme les ennemis du gouvernement se sont plu à le répéter. Nous n'avons pris conseil que de l'intérêt supré- ‘me de ia société, le plus grand bien du pays la tranquilité nécessaire au développement si désirable des immenses régions de l'Ouest et nous pouvons le dire en toute sincérité, le plus grand bien d’une province et de compatriotes qui nous sont chers.
L’estime, l'affection, l'appui de nos comcitoyens nous sont précieux dans:
l'exécution des devoirs publics qui nous sont imposés. C’est notre désir autant que notre intérêt, de les préserver intacts, et si, du poste le plus élevé que nous occupons avec la connaissance la plus étendue des besoins de la société, des écueils à éviter, des dangers à prévoir, nous avons cru prendre une décision qui nous était aussi pénible qu'à vous, au point de l’humanité, nous avions le droit de vous demandor de nous donner le bénéfice de la confiance que vous avez toujours reposée en nous, et dont notre dévouement et notre conduite vous étaient les garants.
En nous exposant à encourir votre disgrâce, nous risquions notre avenir. On nous menaçait d'une chute certaine si nous consentions à l'exécution de la sentence du tribunal. Nous avons mis de côté l'attrait de la popularité ot de la crainte de votre ressentiment pour rester fidèles à notre devoir.
N'est-ce pas là une pré-omption de notre droiture, de notre bonne foi ?
On invoque les sentiments de race et de nationalité pour nous accuser de faiblesse et de trahison Faire autrement que nous avons fait, eut été violer notre serment, sans profit pour le condamné, qui aurait été exécuté quand même tous les ministres français auraient résigné, sans profit pour le pays, sans profit pour notre province, avec le risque effrayant de compromettre pour toujours ses intérêts les plus chers.
Ma conscience me dit que je n’ai manqué, dans cette circonstance, ui à Dieu, ni au Souverain, ni à mes compatriotes. Le courage qui m'a porté à faire mon devoir sans faiblesse ne me fera pas défaut dans les tribulations pénibles dont on me menace, |
Je vous ai servis depuis dix-huit ans avec joie, avec orgueil. Je ne continuerai à Le faire qu’à une cenditron : celle de garder ma liberté, mon honneur et le souci de ma dignité. J. A. CHAPLEAU.
Le venérable évéque de St-Albert a opposé sa formelle dénégation à ce que vous et vos organes avez dit. Du reste, ce n’est pas pour hérésie que Riel a été pendu, et je ne vois pas bien comment vous, qui venez de faire si bien les affaires des sectaires orangistes, vous puissiez invoquer les intérêts de l'Eglise dont ces fanatiques trament la ruine. A la reprod'ction de la lettre d2s cinq missionnaires, je répondrai eu vons rappelant qu’elle leur a été subtilisée par un agent du gouvernement qui voulait passer les lignes des ex-insurgés. sans être molesté. Les missionnaires du Christ n'ont pas coutume d'enlever leurs sympathies aux condamnés à mort. On les trouve généralement sur les échafauds, à côté des infortunés qui y montent, ayant à la main l’image de Celui qui a pardonné à ses bourreaux, mais qui avait flagellé les Pharisiens, lesquels, de son temps, formaient le parti dominant.
Voici, au surplus, les paroles de Mgr Taché que je vous cite pour la seconde fois : ,
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D ©, 6, 8 à, à mnt Let LES un 5
Les missionnaires ont souffert, mais les missionnaires ne savent pas crier vengeance. Les deux seuls qui ont été appelés en témoignage en cette cause, ont rendu témoignage dans le sens de la défense. Pourquoi joue-t-on Je rôle si indigne de recommencer le procès de l’infortuné exécuté devant le public, en invoquant les témoignages des révérends pères André et Fourmond, qui mis sous sermet à la cour, ont rendu un’ témoignage dont la conclusion naturelle n'était certainement pas l’échafaud! On va jusqu’à
torturer l’âme sl généreusement aimante de Monseigneur Giandin, en lui :
prêtant un rôle indigne de sa position et de son cœur. Et tout cela, on a l’audace de le dire, pour faire prévaloir la vérité.
Le gouvernement a laissé faire l'exécution, il en a donc la responsabilité et c’est une indignité de vouloir la faire peser sur d’autres, qu’on s’est bien donné garde de consulter à ce sujet.
Elles sont suivies de celles-ci qui expliquent assez dans quel désordre était l’esprit de ce pauvre Riel lorsqu'il a fait les choses que vous lui reprochez :
Pour ma part, une observation de vingt années m'a donné des convictions diamétralement opposées à celles que l’on invoque. J'avais trop de raisons d'étudier dans ses moindres détails les dispositions et les actes de mon infortuné protégé, pour pouvoir ne pas me rendre compte de ce qu’il était et de ce qui a pule conduire à la voie déplorable qu'il a suivie. Ily a bien des années que je suis convaincu, au delà de la possibilité d'un doute, qu'à côté des brillantes qualités de l’esprit et du cœur, l'infortuné chef des Métis était en proie à une mégalomanie et théomanie qui seules peuvent expliquer tout ce qu’il à fait jusqu’au dernier moment.
Vous êtes bienvenu vraiment à parler de la sécurité à établir
dans le Nord ouest! Je vous demande un peu de quelle sécurité
on peut jouir dans un pays dont le gouvernement autorise la spo-.
liation des habitants, méprise leurs requêtes et fait pendre les fous ! Je crois avoir fait voir sous leur vrai jour votre droiture et votre bonne foi. Vous parlez du risque effrayant de compromettre pour toujours les intérèts les plus chers de notre province. Je vous entends toujours : vous et vos deux collégues français, vous êtes les trois sommets de notre nationalité. Vos visées sont plus élevées œue celles de tous vos concitoyens, votre coup d'œil beaucoup plus pénétrant que le nôtre. Eh bien, je vous le dis en toute sécurité de conscience : ces assertions ne valent pas plus que toutes celles que j'ai mises à néant. C’est votre gouvernement qui a fait tout le mal ; c’est lui qui doit déchoir. C'est en vain que vous voulez terrifier vos amis en les menaçant de l'avènement des libéraux, Les libéraux ne sont pas ostracisés dn pouvoir. Ils contribuent au trésor commun des sommes dont ils ont droit de connaître et de comrôler l'emploi. Ils forment la loyale opposition de Sa Majesté dans le Parlement. La constitution les reconnait à ce titre comme parti, et l'application des principes de cette constitution leur appartient légitimement lorsqu'ils parviennent à établir à la satisfaction de la majorité du peuple. le caractère odieux de votre politique. Si vos prétentions étaient reconnues comme vaii: bles ,ils pourraient refuser d’acquîtter l'impôt et se former en société particulière, ‘Ils sont rares ceux qui par suite des animosités ou des rancunes créées par les luttes du passé consentiron! à oré-
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férer les homicides aux libéraux. Voici à ce sujet l'opinion de ch trois journaux conservateurs. La Vérité du 19 décembre dit:
I] nous semble que le moment est bien mal choisi pour abîmer les grits” Nous no pouvons plus, sans perdre le respect de nous-mêmes, marcher avec les tories, et plusieurs de nos journalistes s'appliquent à rendre impossible toute entente avec les grits. Et ces mêmes journalistes prétendent
na
or ’h
avoir le monopole de la prudence, de la modération, de la sagesse et du sens na politic qu l bed Ils déplorent toute agitation de crainte que la province de Québec ne se trouve
pre
isolée, et ils font l'impossible pour empêcher une entente honorable entre la ve
province de Québec et les grits.
Le Journal des Trois Rivières dit à son tour : Nous sommes par le temps qui court témoins de contradictions véritable-
ex de
ment phénoménales. c'e
Nous ne voulons pas, pour le moment, parler du changement de front, si a, sûr disgracieux pour l'honneur de la presse, opéré par plusieurs de nos confrè (3 ace res sur la question Riel, au moyen de caracoles plus ou moins souples ; il un
s'agit d’un autre détail. pas Certains organes du cabinet fédéral, consacrent des colonnes entières ter
des
depuis quelques jours à démontrer que M. Blake a commis un crime politi-
que impardonnable en offrant $5,000 pour l'arrestation de Riel,il y a quel- pli
ques années et alors que les libéraux étaient au pouvoir, Re Tout cela serait fort bien, mais ce qu’il y a de renversant, c’est que ce 0
colossal travail d'argumentation est fait dans le but de justifier sir John et , le cabinet actuel d'avoir sanctionné l’exécution du chef des Métis. te On ne parait pas même se douter que s'il n'était pas permis à M. Blake “iii de donner des primes pour l'arrestation de Riel, il l'était encore moins pour be sir John et ses collègues de le pendre. pie Oublie-t-on que plus on incrimine les premiers, plus où coule les seconds } w’il
qui ont fait pire ? q Il est profondément humiliant pour des écrivains, d'ordinaire sérieux, A d'être torcés par la position oblique qu'ils n’ont pas eu le courage de repous- un ser, de se discréditer devant leurs lecteurs par d'aussi disgracieuses contra. son dictions. ligu Comme il serait bien simple, plus honnête, plus honorable d'adresser le g franchement à chacun le blâme que lui mérite sa responsabilité ; d'admettre | sans d'tour que si M. Blake est condamnable pour avoir offert une prime Li jour l'arrestation injuste d’un citoyen, sir John et ses collègues ie sont bien verr Sarantage pour l'avoir fait appréhender et conduire à la potence, on 4 Cela éviterait pour soi-même les angoisses que ne peut écarter un esprit auct intelligent et honnête quand il entre A la ligne courbe évidente ; et pour Johr le publie, le spectacle pénible d'un naufrage où l'honneur sombre avec la l'int liberté et l'indépendare qu'il a droit d'attendre de ceux qui sont chargés aftai de le renseigner et de l’eclairer, ne e Ce
J'ai fait voir en quoi consistait la fameuse affaire des 85,000, Enfin voici comment la Presse accueille ces deux opinions : fl
La Vérité et le Journal des Trois-Rivières s'expliquent aveo autant de bon Lo sens que de fermeté sur la déplorable campagne que les jouruaux ministé - sont ‘els ont entreprise contre les grits, et contre l'alliance des Canadiens. dén Français avec l'élement grit d'Ontario, Riel
Le Journal des Trois-Rivières demande qu'on renonce à la mauvaise plai.…. pr'o\ santerie qui consiste à reprocher à M, Blake d'avoir offeit 85,000 pour tre,
prendre Riel, et dit que c'est pitié ue penser que des gens sérieux puissent état
e, un moyen de prouver
chercher dans leurs attaques contre M. Bla nner Riel, sir John A. Mac
les libéraux, ayant eu tort de vouloir empri nald a eu raison pour cela de le faire pendre
Puis, ces libéraux dont vous crai organes, qui les ont si souvent iusult l'humiliante nécessité de solliciter leutalliance dans le Hautnada pour repousser les justes prétentièns de la province de Qué bec. Mais les libéraux du Haut Canada ont horreur de cette proposition de promiscuité. Avant de éonclure je vais reproduire ces passages importants du manifeste dé Mgr Taché :
ez tant l'avènement, ne reculent pas devant
Des esprits, hélas ! trop superficiels ou trop insensés pour se livrer à un examen sérieux et impartial de nos difficultés, croient avoir satisfait à leur devoir de citoyens en s'écriant: “c'est Riel qui est la cause de tout le mal, c'est lui qui a tout fait ; il a payé de sa tête, maintenant le pays est en sûreté.” Cette explication est tellement déraisonnable que si elle était acceptée, nous pourrions nous attendre à de nouveaux troubles, dans un avenir prochain. Le récif sur lequel va se briser une embarcation n’est pas la seule cause de naufrage. Le mode de construction, la violence de la tempête, l'insuffisance ou la faiblesse de l'équipage, l'ignorance ou l’incurie des pilotes ; en un mot l’ensemble des circonstances dans lesquelles s'accomplit la navigation n’est pas étranger au désastre qui se produit sur un écueil,
ss. nn nn nn nn tn nn nn nn rente nenteuss
On à confié des emplois même importants à des officiers qu n'avaient aucune des qualités essentielles à l’accomplissement de leurs devoirs. Dans mon humble opinion, il en sera toujours ainsi tant que toutes les nominations se feront exclusivement au point de vue des artis politiques. Tout en n.mmant des hommes indignes, on a écarté ou Ass dans l'oubli d'autres éminemment aptes, et cela uuiquement parce qu'il y a cinq, dix ou quinze ans, ils étaient des adversaires politiqnes.
A cela je vais ajouter ce qu'a dit tout récemment M. Jackson, un des membres conservateurs du Conseil du Nord-ouest, M, Jackson est un tory qui, avant le discours dout je vais citer quelques lignes, ne s'était jamais montré enclin à dire un senl mot contre le gouvernement :
Le Conseil, dit monsieur Jackson, a soumis à maintes reprises au gou vernement la nature sérieuse des reclamations non règlées des métis, mais on a prêté attention à #ncuue des requêtes. Toute l'attention portée à aucune des représentations de ce Conseil consiste en un télégramme de sir John Macdonald disant qu'aussitôt après le retour d'Europe du ministre de l'intérieur le gouvernement accorderait sa sérieuse considération aux affaires des Métis ! Ce n'est que lorsque le paysa 6t6 menacé «le in guerre civile qu'une question de cette importance pour les territoires et pour le Canada a paru digne ‘d'une sérieuse considération, ”
[L faut que l'état des choses soit devenu bien intolérable pour que les évèques et les prôtres, les tories et les conservateurs qui sont en position d'en connaitre et d'en apprécier le caractère, le dénoncent avec autant de vigueur, Môme sans la pendaison de Riel, une pareille situation devrait, aux yeux des conservateurs, provoquer la déchéance du cabinet, Vous ôles, monsieur le ministre, constitutionnellement et criminellement responsable de cet état des affaires, Vous nous avez prôché la prudence dans l'é-
crit que j'ai soumis à mon humble, mais sincère critique. de vois, par la conduite que vous avez tenue lors de l'assemblée de StJérome et par le voyage inattenduide sir John A. Macdonald en Angleterre, que, sur ce point, les membres du gouvernement savent joindre l'exemple au précepte. Je n'insisterai pas sur le fait qu'il y a un dégré de la prudence qui devient de la pusillanimité. Je me borne à vons dire, en terminant, qu'un gouvernement qui fait évader où qui fait pendre un homme par calcul électoral, se montrant par ce fait capable de tout, n'offre aucune garantie de sécurité à la nation, et que la suprème prudence pour celle-ci consiste à s'en débarraser au plustôt,
Vous avez sans doute trouvé dans le cours de cette Réponse des expressions dures portées à votre adresse, J'ai à faire ici, avant de signer ces lignes, unedistinetion explicative que vos propres j'Éa MOTEUR amis n'ont pas su faire et que je n'aurais pu placer dans le corps LR UAUR de mon travail sans paraitre me livrer à des subtilités indignes de NASA vouset de moi. dJ’établis une différence absolument tranchée dE entre monsieur Chapleau, particulier, et l'honorable monsieur Chapleau, ministre, C'est ce dernier que j'ai voulu attaquer, non pas l'autre sur les qualités individuelles de qui je suis suffisamment édifié pour n'avoir autre chose que des éloges à lui décerner, Vous êtes en ce moment lincarnation d’une politique que je condamne et qui s'est elairement inspirée des théories de Machiavel, que je méprise, des tendances à l'absorption de Richelieu, que Jexècre, et du sanguinaire despotisme de Napoléon, que jabhorre, d'admireïla haute capacité de génie de ces grands hommes, mais il m'est impossible de les considérer autrement que comme des fléaux de l'humanité, Je ne vous infligerai pas lou trageante ironie de vous comparer à ces géants de Pidée Lyranni que; je constate seulement que vous vous êtes passionné pour leurs tendances et que ce sont les principes sortis de cette admiration funeste qui sont la cause de toutes les fautes criminelles que je vous ai reprochées et même de tous les défauts particuliers que j'ai eu la teméraire lovauté de signaler chez vous. Avec d'autres principes—les bons—cot les puissants moyens d'ascen dance qui vous ont été départis, vous seriez —en faisant les sacri lices quelquefois durs de lapôtre réellement épris de ses convie lions—devenu grandement admirable ; vous avez préféré ôtre | lacilement admiré. Tout cela tient plus à votre éducation politi | que qu'à vos dispositons naturelles, Et c'est une grande inforlue pour vous en même temps qu'un grand malheur pour votre pPAivs,
Agréez, monsieur le ministre
l'expression de mon entière réprobalion de votre œuvre administrative et l'assurance de ma parfaite considération
pour votre caractere prive, h ERNEST TREMBLAY À f:
St-Hyacinthe, décembre 1885
vois, rome terre, inmdre a un e me
fait al, se ie de
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se des avant opres COTPS es de nchée isieul' ', Non fisamlécer- ' que * Ma elieu, , que s hom- \ t que 3 l'ou anni pou hnira * que uliors Avec HsCCI] acri
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