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tude actuelle sur cet article de la Minerve pee le lendemain du suplice de votre victime :
Si profonde est la répulsion qu'inspire l’idée seule de l'exécution de Riel, que jusqu’au dernier moment, hier, on espérait encore une commutation de laterrible sentence. C'on est fait des espérances de toute une race et de la pureté immaculée de notre blason national.
Il n’a pu s’écouler 20 ans sans que le grand livre de la confédération canadienne fût maculé d’une tache de sang. C’est avoir perdu bien jeune sa beauté virginale! Aussi rien d'étonnant que la population soit émue jusqu’à se porter à des manifestations bruyantes même de sa colère.
L'ère des supplications est passée. L'ère des récriminations ne saurait nous convenir; celle des déterminations inflexibles suivies de résultats pratiques - peut seule nous satisfaire. La journée d'hier va fournir les éléments d’une page nouvelle de notre histoire.
Sur cet autre article du même journal publié le jour même de l'exécution :
dire Nous n’apprenons rien en disant qn'il se rendra des comptes à la prochaine session. Et nous le jugerons lui (sir John) comme les autres.
Si c'est, comme nous le croyons, le parti orangiste qni a présidé à l'acte impolitique do ce jour, il y aura un règlement définitif entre ce parti et le nôtie, hormis que l'arrêté de compte date d'aujourd'hui même, ce que nous serions loin de regretter, Si le gouvernement a eu la main forcée par cette coterie maussade qui vit exclusivement de haine, IL EN SUBIRA LES CONSÉ- QUENCES, C
Sur ces paroles de M. Fabien Vanasse, député conservateur du comté d’Yamaska et rédacteur en chef du journal ministériel le Monde, paroles prononcées en ma présence, le 19 novembre dernier, dans la salle du Cabinet de lecture paroissial à Montréal :
Je proteste contre l’exécution de Louis Riel, Je ne veux plus supporter le gouvernement qui ne mérite plus la confiance des hommes bien pensants, Sir John emportera dans Ja tombe le déshonneur qui s'attache à son nom. Quant à moi, je suis prêt à remettre mon mandatsi mes électeurs n'approuvent pas ma conduite.
Ils peuvent encore s'appuyer pour "ous combattre sur ces paroles du Quotidien de Lévis, journal ultra ministériel (16 nov.) :
La voix de l’humanité n’a pas été entendue. Le droit et la force triomphent, c’est vrai; mais la justice a les mains couvertes de sang.
Le 20 novembre le même journal disait :
Et si aujourd'hui nous n'avons plus le motif de sauver la vie de l’infortuné Riel, nous avons celui de venger sa mémoire et de sauver l'intégrité de l'honneur national.
J'emprunte aussi à l’Evènewent, organe ministériel, qui disait le
jour de l'exécution :
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