‹ Riel [microforme]Chapitre 8 sur 12 · D TS EE · texte numérisé non relu

D TS EE

LR LT A A ot RE SEM

sprmes

ga

Quel est la nature de la difficulté et comment la solution peut-elle se trouver ? ,

La difficalté se trouye dans le tait que le mal commis est irrémédiable puisqu'il ne peut plus s'agir de commutation de peine pour Riel, puisque nons nous trouvons en face d'une potence, qui a fait une péndaison politique, malgré les protestations de la province de Québec.

On nous demande queile attitude nous entendons prendre en présence de cette diffeulté ?

Notre réponse est facile à donner.

Dans le cas de Riel, il s'agissait d’une faute politique et le jury avait recommandé le prisonnier à la clémence.

Le jury est le représentant du pays et sa voix n'a pas été écoutée, bien qu’elle méritât de l’être.

C'est ici où est le mal qui a provoqué une agitation si générale dans la province de Québec.

Il n'est pas étonnant que cette province soit si prompte à prendre feu en présence d’une telle procédure judiciaire.

La province de Québec a déjà eu ses exécutions politiques qui furent les atroces pendaisons de 1839, et la répétition aujourd'hui de semblables tueries a blesse d'autant plus que l’exécution de Régina est l’œuvre du fanatisme orangiste, le même qui dressa les gibets de 1839.

Où est maintenant la solution ? Comment atteindre le but ?

C'est une lutte contre l’orangisme qu'il faut er ireprendre, et il s'agit de trouver les moyens de vaincre cette infime coterie qui exerce, aujourd’hui, une prépondérance relative, grâce à son esprit de corps et à l'union de ses membres.

Les 1oyens, d’après nous, ne sont pas nombreux, et nous n'en voyons même qu’un seul : c'est de suivre l'exemple que nous donnent les orangistes eux-mêmes.

Soyons unis comme eux. Adoptons un drapeau commun, celui qu'avaient nos ancêtres lors des grandes luttes constitutionnelles.

CCRRELEREREEEELE ET EEEEEE ESS RER SEEETEETEENTN TENTE ET EESTI ETS CTI LITE TELE ET EEE LEE LEE ET)

Les Canadiens-français n’ont rien à redouter de cette union, et ils ne doivent pas écouter ceux qui leur disent que les autres nationalités pourraient en faire autant et:#e liguer contre eux.

I n'y a aucun péril dans cette 6yentualité.

Les Canadiens-français unis n'auront jamais un programme injuste envers les autres nationalités.

Les Canadiens unis ont obtenu, dans le passé, le gouvernement responsa ble au pays ; ils ont conquis toutes les libertés politiques, qui font actuelle. ment l’orgueil et la prospérité des diverses races du Canada.

Les Canadiens-français, s’unissant de nouveau, aujourd’hui, auraient encore pour objectif l'intérêt général, et à cette condition, ils no manqueront jamais d'alliés pour triompher comme ils ont fait sous les Lafontaine, les Baldwin et autres,

gouver

besogn

L'actes de

Vou

sans s0 besogn vouloir Car vot cispour

Le got est une de consu donné da vais trof

élait et 0 des anné des brill proie à ?

a fait ju

Si je votre k prit qi

timidat mon ex

È rature

ces mo

A vraie si

PRE Re in

« Les 4 difficil ( NE SER

| 6 Que 0!

&goit 8 ‘et qu’

Si vec pas de Autar

| actuel, &

tristes c

2 cause e 2 soupçon } sans les

peut-elle se irrémédiable Riel, puisque

son politique,

en présence

le jury avait écoutée, bien nérale dans la rendre feu en ui furent les

lables tueries du fanatisme

et il s'agit de , aujourd'hui, union de ses

n’en voyons es orangistes

ui qu'avaient

et ils ne doi- 8 pourraient

juste envers

nt responsa ont actuelle-

aient encore eront jamais les Baldwin

‘18 ps Fa]

Ë rature officielle.

Vous voyez bien, monsieur leiministre, qu'on peut combattre un gouvernement dénoncé en ces termes par vos feuilles sacro-saintes, sans soupçonner le moindrement qu'on est porté à cette importante besogne ‘par un vent de révolte.” Quoi d: plus légitim: que de vouloir la déchéance de ministres responsables d'un meurtre? Car vous ne pouvez vous soustraire à l'effet de c:dénominatif. Voicispour votre édification sur ce point, l'opinion de Mgr Taché :

Le gouvernement a laissé faire l'exécution, il en a donc la responsabilité et est une indignité de vouloir la faire peser sur d'autres, qu'on s’est donné garde de consulter à ce sujet. Pour ma part, une observation de vingt années m'a donné des convictions diamétralement opposées à celles que l'on invoque. J'avais trop de raisons d'étudier dans ses moindres détails les dispositions et les

l'actes de mon infortuné protégé, pour pouvoir ne pas me rendre compte de ce qu’il

élait et de qui a pu le conduire à la voie déplorable qu'il a suivie. Il y a bien des années que je suis convaincu, audelà de la possibilité d'un doute, qu'à côté des brillantes qualités de l'esprit et du cœur, l'infartuné chef des Métis était en proie à une megalomanie et théomanie qui seules peuvent expliquer tout ce qu'il

| a fait jusqu'au dernier moment

Si je me suis appuyé si longuement sur ce petit paragraphe de votre manifeste, c'est qu'il m'a semblé y voir scintiller tout l’esprit qui vous l’a inspiré et que J'ai cru faire le plus gros de ma besogne en anéantissant jusqu'au dernier vestige de motif à l’intimidation que vous voulez créer. Permettez donc que je poursuive mon exploration à travers la luxuriante végétation de votre litté- Mais auparavant, laissez moi vous citer encore ces mots de Mgr Taché, qui donnent au mouvement national la

2 vraie signification que vous affectez de n'avoir pas aperçue :

‘“ Les querelles de race et surtout de religion sont des instruments bien 4 difficiles à manier... Maïs JR NE FAIS AUCUNE ALLUSION A UN MOUVEMENT QUI ‘NE SERAIT QUE POLITIQUE ET ENFERMÉ DANS LES LIMITES DE LA CONSTITUTION, “QUE CEUX QUI ONT UN VOTE A DONNER SOIT DANS LES ENCEINTES PARLEMENTAIRES, “soit sur les hustings, pèsent tout dans l'intimité de leur conscience “ et qu'ensuite ils votent suivant leurs convictions. ” Ù

Si vous faites une nouvelle édition de votre œuvre, n'oubliez pas de l’enrichir de cette note. Vous ontinuez:

Autant je respecte le sentiment national qui produit le mouvement actuel, autant je déplore la cause de ce soulèvement, autant je gémis sur les tristes conséquences qui peuvent en résulter. La meilleure preuve que. la cause est mauvaise, c'est qu'un esprit d’injustice semble la dominer. On soupçonne on accuse, on candamne d'anciens et fidèles serviteurs du pays sans les entendre, avant même qu'ils n'aient parlé.

Page 1