‹ Riel: tragédie en quatre actesChapitre 16 sur 67 · SN · texte numérisé non relu

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gands, des arpenteurs, des spéculateurs, des. mains sales et dégoûtantes de la secte sanguinaire !.. ma patrie pour la défense de laquelle je fais, ainsi que mes nobles et vaillants compa-

nons, un bouclier de mon corps pour la mettre

l'abri du plomb, des balles et de l’épée des fénians 1! notre patrie sur l'autel de laquelle nous faisons aujourd'hui le sacrifice de partir pour un ciel étranger ! Ah ! vous tous, hommes politiques, à qui le peuple confie l'autorité pour son bien et sa liberté, comment nous traitezvous? Tous les chefs de nos ennemis, qui ont été les premiers à prendre les”armes pour nous chasser de nos foyers et nous exterminer, qu'en faites-vous ? Ils étaient les vrais rebelles, des agitateurs, des. agresseurs, des bandits, et vous les avez récompensés en leur donnant les meilleures situations. Quant à nous, pour avoir été de vaillants défenseurs de notre sol, pour avoir, dans l’intérèt de la Couronne, exposé jusqu’à la dernière goutte de notre sang, vous voulez nous faire monter sur l’échafaud ou nous envoyer en pays étranger ! Oh ! laissez-moi vous dire qu’à mes yeux vous êles de grands criminels et vous n’avez d’humain que l'apparence ! C’est pourquoi l'histoire vous couvrira l'infamie et de honte, tandis qu'elle nous glorifiera! Parénteau, allez porter à ma patrie mes derniers adieux ! (Z/s «onnent la main à Marguerite, Riel l'embrasse; ils sortent, excepté Marguerite.)

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