‹ Riel: tragédie en quatre actesChapitre 22 sur 67 · LE MÈME, UNE SOEUR ET LE DR. HOWARD · texte numérisé non relu

LE MÈME, UNE SOEUR ET LE DR. HOWARD

Dr. Howano.—Bien, M. Riel, vous ne vous portez pas plus mal, ce matin ! (/4s se donnent la main.) .

RtEL.—Non, mon docteur ? j'attends des ordres que les anges doivent encore bientôt m'apporter. Îls m'ont dit de regarder dans les veines de mon bras pour y voir la mission qui m'est imposée

ar Jésus-Christ. Je suis prêt à me lancer dans a voie où Dieu me veut!

Dr. Howarp.—C’est bien, mon cher ef brave Riel. Mais n'oubliez pas que vous m'avez chargé de rétablir votre santé. Je vais .prendre encore

quelque temps pour fortilier votre système affaibli. Egguite, vous serez en état le répondre canvenabhlement aux exigences de la mission que vous vous croyez obligé de remplir.

La SœŒur.--M. Riel, vous ne nous laïsserez . ps si vite que cela! Vous êtes si bien sous le

on traitement du docteur ef sous les soins dont nous vous entourons tous les, jours! C'est la volonté de Dieu que vous passiéz encore un certain temps en cette sainte solitude, pour relremper vos Drces et mettre toutes choses en bon ordre. .

IUurL.—Quil.. mais,.. ces murscommencent à me fatiguer, et Mgr Bourget m'a averti de me tenir dans le calme, prêt à lout événement. J'ai des études sérieuses à faire, dans le moment. (/Ls'assied.) Veuillez me laisser seul pour rédiger un docnment de la plus haute importance, (ti se met à écrire). Vous pouvez être sûrs que mon nom va retentir par toute la terre. (Le docteur et la sœur sortent, et un descend un tableau qui rache Riel et représente un bots et des maisons.)

Page 1