‹ Riel: tragédie en quatre actesChapitre 25 sur 67 · SCÈNE U · texte numérisé non relu

SCÈNE U

PrrmonT, OuerLerre, JACKSON et IsBe PÉTER,

RieL.— Dumont! c'est vous! comment étesvous ainsi que nos amis (luellette, Jackson et Ishoster ? { {le so donnent tous la main.)

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DunonT.—Très bién, Riel, comme vous Îe voyez, et mes braves compagnons de voyage ne sont pas plus mal que moi. J'espère que inadame Riel et vous, êtes en parfaite santé. (/ls donnent tous la main à Madame Riel, et réponses suivant l'usage.)

RteL.-—Plaise à Dieu ! nous ne xgommes pas malades, et va sans dire que nous $ommes très heureux de vous voir arriver ici.

OueLETrre.—Si tout allait bien, comme nous nous portons, tout le monde serait content.

MaARGUËRITE . Vraiment, votre visite inattendue nous réjouit. Soyez les bienvenus et veuillez vous considérer comme chez vous, et agir en conséquence. (Tous s'asseyent, Riel et sa femme, déposent chapeaux et pardessus, ete.)

ARGUERITE.— Vous allez causer un inetant ensemble, pendant que je vais vous préparer quelquechose dé chaud, pour vous réconforter un peu, en aitendant le souper.

Duxonrt.—$'il vous plaît, mad. Riel, ne vous donnez pas de troubles. Nous accepterons ce que vous avez de prêt sous la main: il nous faut absolument partir ce soir.

RiEL.—Quoi ! Etes-vous sérieux ?

MarçueniTE.-—Vous venez de trop loin, paur nous faire une si courte visite |

RteL.— Vous avez trop de choses à nous raconter pour que vous puissiez nous laisser si vite que cela.

Ouercerre.—('est vrai, Riel! mais nous pouvons tout vous dire en bien peu de mots, et déjà vous devinez les raisons qui nous amènent

MaARGUERITE.—-Dans tous les cas, il vous faut

OL 64 à prendre quelque nourriture et un peu do repos. Je ne vaus ferai pas attendre longtemps, ensuite, j'espère que vous me laissprez mon inari ! (£'lle sort.) - .

DumofT.æComment sé fait-il que madame Riel nous demande une telle faveur ?

Rrec.--C'est qu'elle vient de saisir les motifs qui vous couduisent ici, Quant à moi, je vois hien que vous êtes venus me chercher.

DuuonT,—Elh ! bien. Ouil Riel. Nous venons vers vous inploren votre secours, voici la lettre oficielle. (/{ la passe à Riel.) Votre pré-; sence est absolument reguise dans le Nord-Ouest, Vous êtes le père du peuple métis, dans le Manitoba C'est. vous qui avez établi, en 41870, les bases inébranlablés sur lesquelles repdse l'édifice de son existènce nationale. Eh bien! dans des districts plus/recnlés et surtout sur les bords de la Saskatchewan, il y a un autre groupe de la uation métisse, qui doit vous êtes aussi cher. Cette population lève les mains vers vouset vous appelle à grands cris pour la revendication de ses droits outragés, et pour une résistance efficace à l'extermination dont elle est mènacée. Elle voit en vous, son libérateur, et vous attend avec impaliete pour l'arracher des mains de ses implacables epnemis.

OUELTFTTE.—Je comprends que madame Riel va tout naturellement prendre les moyens de vous retenir; mais, après tout, elle a un cœur noble et généreux, et finira bien par consentir à votre départ.

Rec. Mes bons amis! que voulez-vous que

je fasse? Je sens que j'appartiens à ma famille dent je enis Je sanl appui.

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Les MÈMES, MARGUERITE entre.

MançGueniTe.— Allons ! messieurs, venez, s’il vous plait, par ici et tèchez de réparer vos forces. Vous serez assez bonus pour m'excuser quelques instants: j'ai À rester Ici avec mes enfants, (74 sortent lous, excepté Maïquerite.)

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