‹ Riel: tragédie en quatre actesChapitre 29 sur 67 · SCENE VIII, {Un tableau représentant le bois et la campagne · texte numérisé non relu

SCENE VIII, {Un tableau représentant le bois et la campagne

Maxime Lépine er Baptiste VENDAL enérent.

MaxIME LÉPiNE. C'est épouvantable ! Com- , ment faire pour endurer toutes ces tradasserles révoltantes dont ces protestants et ces orangistés se plaisent à remplir le pays ? k Vexpac.—Le mécontentement de nos toncitoyens augmente à vue d'œil! L'agitation des esprits est si croissante, qu'il me semble qu'un recours à une prise d'armes est inéviteble l : Maxime Lérive.—Hélas | les jours de noire existence comme peuple sont-ils comptés ?. :

Pourtsut nos ennemis ne peuvent pas FÉuSsIr nous assujélir et à nous faire mourir | .Ne sommes-nous pas revêtus de l’armure invincible du droit? Nos mains ne sont-elles pas armées du glaive dela justice ? .

VenDaz.—ELa justice! Le droit pour nous, Maxime ! H ny en a plus aux yeux de 006 misérables et barbares tyrans.

Maxmue LëMwE. Quand donc Riel vaarrivet?,

Il ne doit pas être loin, maintenant. Il va juger # nous dexons prendre les armes où si, Par une agitation conslitutionnelle, nous pouvons obtenir une solution pacifique des graves pro-

blèmes qui lui seront soumis, concernant la déchéance ou la hberté d'un penple tyrannisé par un pouvoir servant d'instrument À la secte la plus vile et la plus détestable aux yeux du monde chrétien.

Vunnar.—(C'est ce que j'espère! sans plus de retard, ce serait mieux que nous irions à la rencontre de re grand patriote. ({{s sortent.)

Page 1