SCENE XXIV
(Batoche et ses environs représentés.) / Riez ET MAXIME LÉPINE.
RIEL.— Pauvres compatriotes ! Combien. nous coûtent cher la liberté et la tranquillité sur le
sol de notre pays chéri! Ah! Dieu le: sait : ce n'est pas l'ambition ni la vengeance:qui nous.ônt
déterminés à”combattre, devant le feu de l'enuemi, mais c'est l’amour de la patrie, de notre patrie qu'on veut nous ravir ! (/{ marche la tête basse, et s'essuie les yeux.)
Maxiue Lépine.—Riel, combattons et mourons les armes à la main, si «nous ‘ne pouvons: pas ‘ remporter la victoire.
. SCENE XXY.
Les WÈMES ET gx COURRIER. °
UN COURRIER (en entrant). —Bonnes et mauvaises nouvelles | au
RIEL,—Eh bien! expliquez-vous.
Ux CourRien.—Gros-Ohrs et sa bande se sont “rendus maîtres de la mission du Lac’aux Grenouilles, peu après la bataille du Lac au Canard. Malheureusement ils ont massacré la plupart des blancs et deux missionaaites, le père Fafard et le père Marchand ! :
Rtez.—Quel malheur irréparable l' Quelle honte s’attachera à l’histoire du Nord-Ouest! Heureusement que nos ennemis ne pourront pas dire que ce sont nous qui avons porté ces sauvages à commettre: ces meurtres! 11 est établi
- que ces indiens révaiéht depuis longtemps contre les agents du gouvernement, les crimes qu'ils viennent de consommer. Il n’y a pas de doute que ces missionnnaires aient été tués en essayant e calmer ces sauvages et de protéger les blancs. Ensuite... ‘ 7.
Un CourRien.—Gros-Ours et ses farouches uerriers, après aŸoir recommencé leurs danses e guerre, se soûtidirigés vers Fort Pitt, dont
ils se sont emparés. Ïls ont avec eux des prison- | .