SCENE XXVI. ‘ LES MÊMES ET UN ECLAIREUR
UN EcLalReuR (en entrant). Le général Middleton apparaît avec sa brillante armée, beaucoup plus forte que nous! "mi
Maine LÉPINE.— Vaincre où mourir t TA
sortént tous.) | SCENE XXVIL Des soldats métis remfffésent le théâtre, faisant fa parade, et on entend des conps de canon, de fusil, de Câté et d'autre, en arrière du théâtre.) °° . SCENE XXVIN,
. Les MÊMES socnaTs eT Garrrez uwonr.
DumonT. “Soldats! Nous avons à répondre à
des canons, à des mitrailleuses, à des ennemis.
beaucoup plus nombraÿx que nous. Mais notre cœur, notre patriotisme, notre ardeur, seront plus puissants que “es terribles agents de destruction. Allons en face des boulets et sauvons la patrie, qui fan appel à notrè bravoure et À notre héroïsme. En avant dooû et marchous comme des braves, Qui Stvent- vaincre om mourie { (4is sortent tons et une forte’ fusillade se- fait entendre.) s. , ° 8
SÉENE AXIX.
(De chaque eôté da théâtre entrent Aoux’essagers, on du camp de Midäketon et l’autre du cÂmp de Riel.)
Le MESSAGER MÊTIS (fenani un drapeau PR —Teneä! voici une lyre decnatre chef Riel, dan uelle il demande au généràa protéger la maison où se trouvent les femmes et "les enfants. t. |
Le MässaGER ANGLAIS (il sort.)
Le Messager Méris.—Ahl maudits oran
gistes !.. Ah ? lestraîtres de notre gag si nous ,
pouvions vous faire prisonniers !
Le MESSAGER ANGLAIS entre. — Le énéral } promet de respecler les eñffants. De-plus, le;
général me charge de vous donner cette leltré our votre“éhef. Il lui demande de: se rendre, ui promeltaüi qu’il sera bien traité-jus à ce que le gouvernement ait décidé. de $on sért. (44 sortent, et pendant ce temps-là, des pla plus. ou moins fortes auront été enter Es.) SCENE" XXX.
“Rec fé entre lentement et fait wr tour qur.
le théâtre, ensutte il s'appuie sur une souche et paraît réfléchir. On entend une autre fusillade.)
—Vais-je me rendre’?. . .tout èe sang versé-déjà, à eause d’un gouvernement voleur !..:C'est Jui qui nous entraîne dans cette guerre! Je n'ai engagé mes compatriotes dañs le conbat qu’à la dernière heure, lorsque nous nous sommies-vus' dans la nécessité de nous défendre; lorsque nous nous sommes vus allaqués et poursuivis par nos ennemis ! Si réellement nous eussions voulu, dlepuis longlemps, nous soulever contre l'autorité, : nous aurions pu faire prisonniers ou tuer tous ceux qui sont entrés dans notre pays avec des intentions de guerre ! Dispersés de côté et d’autre, dans nos immenses prairies, comme ils l‘ont été et le sont encore depuis le commencement de cette campagne, ils n'auraient pas aujourd'hui un souffle de vie, si nous avions la dixième partie de leur énorme méchanceté ! La victoire de Dumont, les désastres des sauvages, d'autres triomphes encore qui seraient si faciles contre l'armée canadienne. ne le prouvent-ils pas ?
Nous sommes ici 50 métis patriotes contre les forces de Middlelton quarante fois plus considérables ! nous sommes un contre quaraïite ! et depuis huit jours nous leur tenons tête ! N'y at-il pas là un fait qui proclame notre valeur ët ättéste ce que nous aurions pu opérer? "
Si je me laisse faire prisonnier, l'Angleterre. et le Canada vont considérer Middleton comme un héros et le décorer de tous les plus’ beaux titres. Oh! folie du siècle ! Un général qui s’est couvert de tant de ridicule dans une échauffourééfaussi humiliante ! .
N'importe ! Pour mettre fin aux horreurs de la guerre, pour le bonheur de més semblables et la gloire de mon pays, ce serait peut-être
mieux de répondre à l'invitation du général * Middleton. (Une fusillade.) Allons ! Voilà deux de ses éclaireurs ! |