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tous ses compatriotes, on l'accuse de plus d’être le meurtrier de Scott.
DUMONT.—Prétendent-ils que Scott n’a pas été condamné et mis à mort par un conseil de gucrre sous le gouvernement provisoire ? |
L. O0. Davin.—Ils adinettent cela, mais ils nient la légitimeté du gauvernementt de Riel.
Dunont.—Ignorent-t-ils que cette légitimité a été reconnue par les autorités impériales et par les autorités canadiennes ? |
L. O. Davin.—-Ils le savent bien, mais il faut calomnier pour sauver les traîtres qui envoient Riet à Péchafaud.
Dumonr.—lls doivent être convaincus aussi que Riel n'avait aucun contrôle, aucun droit de vote ou de sanction relativement aux décisions du conseil de guerre, sous le gouvernement provisoire, Riel n’était que le président de ve nouveau gouvernement.
Dunmas.—f doit être établi à eux comme à nous que Riel a fait de son mieux pour empêcher Scott d'être fusillé ?
Dumonr.—Et après tout cela, on ose le regarder comme un meurtrier !
L. O. Davin.—Les détracteurs actuels de votre chef insinuent sournoisement qu'il est responsable du massacre du Lac à la Grenouille.
DumonT.—Responsable de ce massacre ! Comment ? Pourquoi ? Il a eu lieu à son insu ! Gros- Ours et sa bande seuls en sont les auteurs. Riel était à Batoche bien loin de ses sauvages, n'ayant aucune communication avec eux.
Duuas.—Refusent-ils de croire que ce sont certains employés du gouvernement qui doivent être tenus responsables de ce déplorable désastre ?
Duwonr.— Est-ce que ces vilains calomniateurs ne connaissent pas que les sauvages ont été provoqués el irvités par ces employés-Hà qui les ont traités de la manière la plus brutale ?
Dumas.—Voilà des faits indéniables et que l’histoire protlamera pour confondre la celomnie.
Dumont.—Riel n’est donc pas un homme vénal ni un meurtrier.
Dumas. 11 est loin aussi d’re un révolulionnaire et un rebelle.
Dumonr.-—Ceux qui connaissent les causes de nos troubles sont bien persuadés que nous nous sommes défendus seulement contre les suppôts d'un gouvernement voleur et assassin.
Duxas.—On veut faire croire que Riel est un impie. N'y a-t-il pas là une fnalice satanique ?
DumonT.—Tunt de méchanceté pourrait-il se trouver dans le cœur humain ! Il m'est impossible de le croire. Biel avec sa belle intelligence et son grand cœur a compris et senti mieux que d'autres, tout le mal que les ministres fédéraux ont fait et ont laissé faire dans le Nord-Ouest. À un moment donné, il devient surexité, et perdant l'équilibre de $es facultés mentales, il tombe dans des extraagances religieuses certainement dangereuses. Victime conme nous de tant de persécutions et d’injustices, il s’égare.…. Dans de elles circonstances, ne mérite-t-il pas les sympathies de tous ceux qui savent penser et aimer ?
Duuas.—Oh ! hommes méchants ! c'est donc un partipris, pour vous, de perdre Riel!
Demain, vous allez lui arracher la'vie, maïs, je vous le dis, vous ne le dépouillerez pas de son honneur !
DumonT.—Vous . accumulez toutes sortes de crimes sur la tête de Riel, et vous voulez qu'il soit pendu. Pourquoi êtes-vous si sévères pour lui, lorsque vous savez que les vrais criminels sont sir John MacDonald et tous ses satellites ? Si vous étiez des gens honnêtes, vous devriez: exiger que tous ces forbans politiques montent sur la potence, pour venger le pays des abominations saas nombre et inqualifiables dont: ils le déshonorent, ,