LES MÈMES, SHERWOOD ET LE SINÉRIF CHAPLEAU
REL (en les voyant entrer, s'avance vers euf).— “Eh bien, comme cela, vous, venez ‘avec-la ‘© grande nouvelle ! j'en suis bien aise.”
Cnarzeëau.—Mon pauvre ami, il m’est pénible de vous annéncer que M. Sherwood vient d’arriver avec l'arrêt de mort,
RiEL.——" Je suis heureux d'apprendre qu'en- ‘fin je vais être débarrassé de mes souffrances”. Je vous remercie pour toutes les bontés' que vous avez toujours euès pour moi. ‘‘ Je désire ‘que mon corps soit remis à mes amis, pour ‘ être enterré à St-Boniface, dans le cimetière *< français, vis-à-vis Winnipeg.”
CuaPLEAU.—Avez-vous quelque chose à nous communiquer par rapport à vos propriétés ?
Riez.—'* Mon cher, je n’ai pour tout bien “que ceci, (è{ met la main sur son cœur) et ceci ‘ je l’ai donné à mon pays, il y a quinze aus; “et c’est tont ce qui me reste maintenant.”
CuaPrLeAu.—Nous n'avons pas de doute que vous avez réglé, comime il faut, toutes les affaires de Votre consciengg» a .
Rrez.—" ]l y a longtemps que j'ai fait ma ‘ paix avec mon Dieu ; je suis aussi biéd pré ‘‘ paré maintenant que je puis l'être en ancun ‘temps. Vous trouverez que j'avais une mis- “sion à remplir. Je vous prie de remercier ‘mes amis de la province de Québec de tout ‘ ce qu’ils ont fait pour moi.” un
CHAPLEAU.—Avez-vous peur de mourir ?
Riez." Je suis confent de quitter ce monde.
‘ On me permettra de dire quelques mots sur ‘ Féchafaud 7°"
Cnarmeay.—Nous n'avons pas. d'objection du tout, mon bon ami. . .
Rrer.—"'* Vous suppôsez que je pourrais par- ‘ er trop tongtemps et que céla me fatiguera? ‘ Oh! non,.je ne me lrouverai pas faible, je ‘ sentirai lorsque le momèënt viendra, que j'au- ‘ rai des’ailes qui m’enlèveront là-haut. Per 4 mettez:moi de vous déclarer franchement que ‘ jusqu’à mon dernier soupir, j'aurai toujours ‘ pour mes-amis de la reconnaissance et que je ‘‘garderai pour eux le plus doux souvenir. Adieu «6 ” £ V ini ;
mon ami.” (/{ tend la main. au shérif.) :.
(Le. dialogue. de cetie scène est .firé,.en: partie, de La Presse de Montréal). +, ‘1
PR RE NS DRE ET à. 7 SCÈNE, VI note
oo RE D Lu ru RIEL, PÈRE ANDRÉ., un 0.
. 0 4 © ennens te 5 Fans
… PÈRE , ANDRÉ.—Bien,,cher enfant; comment vous portez vous.maintenañt? ...: . - 41 Riez: Oh ! mon père;-je me vois:près: dû ciel. Croyez moi, la mort qui m'attend, pour’ demain matin, ne me glace pas d'effroi: + :* . à PÈRE ANDRÉ.-C'est bon, mon cher, montrez du courage jusqu'à la fin: Nous allons prieï, cette, nuit;:afin que:vous:soyez-trés. bien préparé au grand passage de l'Eternité. Ensuite; vers le jour, je dirai la sainte: messe pour vous, je vous donñerai la,commuiion;. vous recevrez l'extrême-onction, et alors la mort pourra.:venir vous.chercher.. , , -,; .*. : : it