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troisrenégats qui sont dans le ministèrel‘opprobre à de la race canadienne-française | lous les: valets ” qui, pour des places, des honneurs, dé l'argent, vendent là cause nationule aux plus grands ennemis de notre nationalité | . ou Trunez.—Que l'on mette des hommes à la Aêtée du parti conservateur, et ce parti deviendra fort et puissant. Toul mon’programme et toutes mes aspirations'sont là. : : -. “nl DumonT.—Vos-coinbate ont bien réussi, il est vrai, à faire élire quelques conservateurs natiouaux, qui n'ont pas l’apparence d'hommes disposés à se vendre et qui vont faire. toufker le gouvernement Ross. Mais.sont-ils. capablesade-. reconstituer le parti conservateur sur.la liaéé /de vos principes, : 7.71 ! TA Dumas, —Aucüne combinaison ‘ne peut avoir :
lieu, à moins quelle soit dans le sens: des..conservaleurs pen ards el crampons. ÿ - Jean-Bapriste. Dans les «prochaines. éléc-.
tions fédérales, votre journal, M. Trdel, va cer- ‘taiñement réussir a faire élire un'bon nombre : , de conservateurs nationaux à la place de conservaleurs vendus et chevaliers de la corde. C’est ainsi que vous donnerez le coup de mort à ua parti qui doit être engouffré dañs les ‘ombres : du ‘passé. | Ù oo ; Dumas C'est très bien. Ce sera alors üne ère nouvelle ! :
JEan-Bar.isrr.—Je soutiens, en effet, qne les nationaux ne pourrout pas, à Oltawa, former un ministère conservateur. . | DuMas.—Pourquoi, alors, M. Trudel, ne travalllez-vous pas à faire arriver les fibéraux au pouvoir ? | ..
Taupez.—Ils ont un programme politique que j'ai toujours condamné.
Juan-BavrisTe.—On sait que vous avez été toujours opposé aux- principes de la politique libérale. Mais il me semble qu'aujourd'hui, vu qu’ils combattent vaillamment à vos côtés pour la plus belle cause nationale du siècle, vous devriez vous déclarer franchement libéral,
Trunez—Cela n'est pas nécessaire. Je fais appel aux hommes de cœur et de bonne volonté,
u ils viennent du parti conservateur ou.du parti libéral. Je veux des hommes qui se montrent aussi bons catholiques en politique qu’à l’église, et fermement décidés à voter la déchéance de Sir John Macdonald et de ses partisans.
Dumoni.—Alors il ne devrait y avoir que deux partis: le parti national et le parti de la corde où des pendards. Ù
Dumas.—Je crois que.les libéraux consentiraient à être appelés nalionaux seulement.
JEAN-BAPTISTE. —Que les conservateurs nafionaux et les libéraux s'unissent ensemble, comme des hommes de cœur et d’intelligence, pour former un parti national en opposition au parti des hommes avilis, perdus, vendus et pleins de bassesse en face de leurs ennemis, c'est bien ce que je souhaite. Mais l'annexion de la province de Québec aux Etats-Unis ne serait-elle pas plus avantageuse, M. Trudel ?
TRuDEL.—Non, et je n’en veux pas. Je prélends que, sous la Couzonne d'Angleterre, si nous le voulons, nous pourrons devenir le plus grand peuple de l’Amérique.
JEAN-Barrisre.—Eh bien ! moi, j’affirine que l'annexion aux Etats-Unis est une question dé temps. Il faut que le Canada, avant longtemps, entre dans la belle et florissante Confédération des Etuts-Unis. Les préjugés disparaitront, la vérilé reluira, et où comprendra que sous le rapport religieux comrne sous le rapport matériel, le peuple canadien aura tout à y gagner.