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Une des formes da Soleil

i. Dans le style poétique, ce miracle est tout simple : les Marouts ont soulevé dans l'air et ensuite ouvert une montagne d'eau, c'est-a-dire un nuage. Mais cela ne suffisait pas aux légendaires. Ils disent donc que le Richi Gotama ayant soif, demanda de l'eau aux Marouts. A quelque distance était an étang; les Marouts enlevèrent l'eau, et vinrent la verser dans une auge qu'ils creusèrent à côté du saint. On raconte autrement qu'ils enlevèrent un puits, et le transportèrent dans l'ermitage dé Gotama, et qu'au milieu de leur route, contrariés par une montagne, ils la fendirent. Ce Gulama est plus ancien que le Gotama auteur de cet hymne. Voy. p. 79, col. I, note 1.

12. Donnez au serviteur qui vous célèbre ces biens qui vous appartiennent, et qui sont de trois espèces *. 0 Marouts, répandez ces biens sur nous; (dieux) bienfaisants, accordez-nous une heureuse opulence et une nombreuse famille*

AUX MAROUTS, PAR GOTAHA.

{Mftre : Gâyalrl.)

1. Brillanls Marouts, celui dont vous visitez la maison, et dont le soma vous fait descendre du ciel, peut se glorifier d'avoir de puissants protecteurs.

• 2. Venez prendre votre part de nos sacrifices, 6 Marouts, et entendez la voix suppliante du prêtre I

3. Celui qui vous honore par des offrandes, et dont le prêtre attire votre attention, verra ses étables remplies de vaches.

4. Voici un homme de cœur, dont le causa, dans les jours de fête, est couvert de libations toutes prêtes, et dont on vante les hymnes et les offrandes.

5. Que les Marouts écoutent favorablement la prière; qu'ils acceptent aussi les offrandes de ce (mortel) que sa position élève au-dessus de tous les autres, et même jusqu'au soleil.

6. Grâce à votre sage protection, 6 Marouts, nous avons pu vous honorer par d*abondantes libations.

7. 0 Marouts, ô vous qui êtes dignes de nos sacrifices, qu'il soit fortuné le mortel dont vous agréez les offrandes !

8. Héros doués d'une force véritable, accomplissez le vœu de celui qui vous implore en chantant vos louanges, et vous faisant des libations de beurre.

9. Manifestez cette force véritable que vous possédez, et d'un (trait) puissant et lumineux percez le Rakchasa.

10. Repoussez au sein des ténèbres l'obscurité, qui n'en doit pas sortir. Chassez tous nos ennemis, et faites-nous la lumière que nous désirons.

HYMNE VII

AUX MAROUTS, PAR GOTAMA.

{Mètre : Djagatf.)

1. Terribles et robustes, bruyants, invincibles, forts par leur union, amis de nos offrandes, ho-

1. C'est-à-dire les biens qui viennent de la terre» du ciel et de l'air. Voy. p. 63, col. 1, note â> p. M. col. ?, note 3 et p. 56. col. 2, note 4.

INDE. - POÉSIE LYRIQUE

|Leet. VI.]

norés et dignes du rang suprême, (les Marouts) brillent sous leurs parures comme les nuages BOUS les feux des étoiles.

2. Quand, par toutes les roules de Pair, vous avez, tels que des oiseaux, rassemblé sur vos chars flottants (ronde) voyageuse, alors les (nuages), trésors (de la pluie), se fondent en eau : 6 Marouts, envoyez à celui qui vous honore ce beurre (de la terre) aussi doux que le miel.

3. Lorsque, pour le bien (du monde), ils attellent (leur char), la terre, semblable à une épouse séparée de son époux, tremble sous leurs pas qui Fébra nient; car (les Marouts), se faisant un jeu de leurs violences, et armés de traits resplendissants, prouvent leur force en remuant le (monde).*

4. Venez, troupe jeune et légère, amenée par vos daims rapides-, souverains environnés de force, vous êtes vrais dans vos promesses, bien- ' faisants et irréprochables : accueillez notre prière, et répandez vos biens sur nous.

5. C'est en vertu de notre naissance, comme disciples de notre vieux père S que nous chantons (cet hymne). Notre voix, qui célèbre le somay s'élève (vers les Marouts). Dans les sacritices que les poètes offrent en l'honneur d'Indra, (ces dieux) ont obtenu d'entendre aussi invoquer leurs noms.

6. Pour le salut (du monde), ils savent aux ondes (bienfaisantes) mêler l'influence des rayons lumineux ; honorés par les poètes, célébrés par leurs chants, légers et intrépides, les Marouts ont mérité la haute demeure que l'on distingue par leur nom •.

HYMNE VIII

AUX MAROUTS, PAR GOTAHA.

{Méire : Panktt.)

i. 0 Marouts, venez sur vos chars étincelants, lumineux, garnis de traits aigus, et traînés par de rapides coursiers. Accourez, tels que des oiseaux, et comblez heureusement nos vœux en nous accordant une abondante nourriture.

2. Quel (mortel ces dieux) veulent-ils favoriser ? Pour qui viennent-ils avec ces coursiers jaunes et rougeàtres qu'ils attachent à leur char ? Leur (char) est brillant comme For, et retentit du bruit des armes. Le fracas de leurs roues fait frémir la terre.

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