Même nom que Bhàvayavya
5. Sindhou est sans doute le nom général des provinces qui bordent le fleuve appelé Sindhou, ou la mer appelée aussi du même nom.
INDE. - POÉSIE LYRIQUE
[Uet. I.]
qui m*a donné des richesses pour mille sacrifices.
2. De ce roi puissant j'ai reçu cent nichcas ' (d'or), cent chevaux bien dressés, cent taureaux; et moi, Gakchlvàn, j'ai porté jusqu'au ciel la gloire immortelle de (ce prince) généreux.
3. Swanaya Ta ordonné, et à ma suite se sont rangés dix chars noirs, qui chacun portait une femme; mille soixante vaches les accompagnaient. Tels sont les biens que Cakchlvàn reçut pour le charme de ses jours *.
4. Les quarante chevaux blancs attelés aux dix chars viennent en tête de la ligne des vaches. Enivrés d'orgueil et ornés de ceintures, les Padjras rassemblent ces chevaux tout brillants d'or.
5. Mais en premier lieu j'ai reçu pour vous* trois chevaux et huit vaches de prix. Les Padjras, qui sont mes bons parents, montés sur leurs chars, ont voulu, comme par un cortège populaire, honorer ma gloire.
6. {Romdsay fille de Swayana, épouse de Cakchîvdn^ parle à son beau-père.) — H m'a acceptée pour femme, et je tiens à lui comme (l'éGuyer) au fouet qu'il serre (dans sa main). Mon époux m'accorde la jouissance de mille biens précieux.
7. Daignez me permettre de vous approcher. Ayez pitié de ma faiblesse. Je serai toujours Rom&sa * , c'est-à-dire la brebis des Gandhàras.
A AGNI, PAR PAROUTCHHÉPA.
(Mètre : Atyacht!».)
1. Je chante Àgnile sacriflcateur, (Àgni) bienfaisant et riche, l'enfant de la Force appelé Djdtavédas; oui, Dj&tavédas, qui est comme notre prêtre; ce dieu qui préside aux bons sacrifices, qui, de sa flamme qu'il dresse et dirige vers les dieux, saisit le beurre frémissant et entoure d'un vif éclat l'offrande pieuse.
2. Toi, Te plus grand des sacriflcateurs, le premier des Ângiras, nous voulons, dans nos sacri-
1. Le Nichka est une mesure de poids appliquée à des quantités différentes. Voy. Wilson, Dictionnaire, à ce mot, et Prinsep [Uteful tables).
S. Le commentateur entend que le don s'est fait au milieu du jour,
3. CakchlvAn s'adresse ici à Dlrghatamas, son père/ et à sa famille.
4. Ce mot signifie hrehie. Le Gandhàra, que l'on identifie avec le Candabar, était fameux par ses troupeaux.
5. Cet hymne, outre le mètre atyachtl, en offre d'autres, tels que le dhriti, Youteriti, Vatieriti, le eaneriti, le vieriti, le praeriti^ le criti, c'est-à-dire des mètres de 4 padas, et quelques-uns de plus de lOi) syllabes. Voy. Grammaire de Wilson, page 424 et suivantes.
ficos, t'invoquer par de saintes prières, oui, par de pures et saintes prières ; toi qui tournes autour du ciel, pontife des humains, orné d'une chevelure brillante, (dieu) libéral que doit respecter ce peuple ; oui, que pour son bonheur doit respecter ce peuple.
3. Resplendissant avec l'éclat de l'or, (Agni) détruit le mal; oui, comme la hache il détruit le mal. Devant lui, tout ce qui est fort s'écoule ainsi que l'eau. Repoussant tout ce qui est robuste, il lutte ; il n'est pas ébranlé ; oui, tel que l'archer vigoureux, il n'est pas ébranlé.
4. (Le serviteur fidèle), préparant la (demeure) solide * de ce (dieu) sage et prévoyant, fait briller les feux de Varanî, et pour obtenir sa protection il honore Agni ; oui, il l'honore par une offrande pour obtenir sa protection. Ainsi que l'eau, Agni pénètre tout; son ardeur déchire; les plus solides aliments, il les consume avec force ; oui, il consume avec force les plus solides (aliments).
5. Non loin du foyer, nous déposons la nourriture destinée à ce (dieu), qui, dans les ombres de la nuit, brille mieux que le jour lui-môme ; oui, pour l'homme diligent, mieux que le jour luimême. Son existence, qui fut un instant comme éclipsée, devient pour celui qui fait des libations une espèce de rempart solide. (Mortel) pieux et (mortel) négligent, les feux protègent tout le monde; immortels, ils animent tout; oui, les (feux) immortels animent tout.
6. Ainsi Agni, résonnant, comme le puissant Marout, dans ces campagnes où tant d'oeuvres s'accomplissent, exerce sa charge de sacrificateur; oui, au milieu de luttes pénibles, il exerce sa charge de sacrificateur. Il reçoit les holocaustes et les dévore, étendard du sacrifice, objet de vénération. De ce (dieu) qui aime et répand le plaisir, que tous les hommes suivent la voie ; oui, qu'ils suivent sa voie pour arriver au bonheur.
7. Quand placés autour de lui *, brillant de ses clartés, poursuivant leurs chants et leurs prières et attisant (son ardeur), les Bhrigous invoquent (Agni) ; oui, quand les Bhrigousiovoquent (Agni) et lui présentent leurs offrandes, le dieu s'élève avec pureté ; maître et gardien des trésors, il protège ses serviteurs, ses amis, avec une
1. J'ai vu dans ce passage l'action du sacrificateur qui prépare les bois formant Varani, et qui en fait jaillir le feu.
2. Le mot dwitâ peut offrir différents sens. Le commentaire le rapporte à deux espèces de feux, âhavaniyàdl.
[Uct. I.]
haute sagesse; oui, il les protège avec une haute sagesse.
8. ^ous t'invoquons, toi, seigneur de tout ce peuple; toi, également bon pour tous; à toi, notre père de famille, (nous demandons) le bonheur; oui, à toi, qui portes les paroles de ia piété, (nous demandons) le bonheur. (Nous t'invoquons), toi, rhôte des mortels, sur qui nous fondons notre espérance comme sur un père ; et tous ces (saints) ministres présentent (pour toi) ces aliments, ces holocaustes ; oui, (pour toi) et pour les (autres) dieux.
9. 0 Agni, plein de force et de splendeur, tu nais pour le service des dieux; oui, comme un seigneur opulent pour le service des dieux. Tu t'enivres (de nos libations) pour mieux briller; *u n'agis que pour faire preuve de force. Tes serviteurs t'honorent, (dieu) immortel ; oui; (ils t'honorent) avec la promptitude (de la confiance), (dieu) immortel.
10. Au grand, au vigoureux Agni, qui, comme l'habitant de vos étables, s'éveille avec l'aurore, rendez gloire ; oui, rendez gloire à Agni, au moment où le (père de famille) chargé d'offrandes, dans toutes les demeures, fait entendre sa prière ; où, devant lui, pareil à (l'antique) Rébha, vient élever sa voix le plus grand des chantres (divins), le plus grand des sacrificateurs.
11. Agni, toi qui te fais voir près de nous, compagnon des dieux, apporte-nous avec bienveillance de grandes richesses ; oui, avec bienveillance. Tu réjouis nos yeux, tu nous combles
de biens: fais beaucoup, (dieu puissant), en notre faveur, en faveur de (la mère de famille) ici présente *, (dieu) magnifique, fais beaucoup en faveur de tes chantres. Sois terrible (pour nos ennemis), et, par ta force, détruis leur puissante lignée.
HYMNE vu.
A AGNI, PAR PAROCTCHHÉPA.
(Mètre :Atyachtî.)
1. Il naît sous la forme de Manou ', le premier des pontifes, Agni, sacrificateur de l'ordre
1. A$yé m'a para indiquer que le sacrifice pour lequel cet bymqe avait été composé, était commandé par une femme. Le coimnentaire croit qae le poète fait ici allusion à la terre.
2. Manou est ici un nom général qui désigne l'humanité. Agni, dans le foyer domestique, est l'ami, l'hôte, le compagnon de Thomne; il a, en cette qualité, quelque chose d'humain.
des Ousidjs *; oui , sacrificateur d'un ordre qui nous appartient >. Agissant partout avec empressement, il est pour celui qu'il aime comme un seigneur opulent. Pontife invincible, il s'asseoit au foyer du sacrifice; oui, il s'entoure d'un cordon (lumineux) au foyer du sacrifice.
2. Nous adressons à ce maître des sacrifices un culte solennel, des invocations pieuses, et accompagnées d'holocaustes en l'honneur des dieux; oui, accompagnées d'holocaustes. De sa Qamme il enveloppe et consume les aliments qui lui sont offerts, ce dieu que Màtariswan est venu de loin, oui, de loin, faire briller pour Manou '
3. Aussitôt il embrasse le (vase) de terre qui le reçoit, et, tel qu'un taureau généreux, il lui communique en grondant la semence (lumineuse); oui, en grondant, la semence (lumineuse) *. Le dieu ouvre ses cent yeux, et se jette sur le bois du bûcher ; et Agni, peu à peu gagnant les places voisines, s'étend aux places plus éloignées.
4. Pontife diligent, Agni, dans toutes les demeures, accomplit le sacrifice; oui, par sa vertu, il accomplit le sacrifice. Par sa vertu, ce (dieu) sage donne à celui qui l'alimente la connaissance de toute la nature. Ainsi, hôte (de l'homme), nourri du beurre sacré, chargé (de nos offrandes), il naît, oui, il naît pour s'appeler Yidha& '.
5. Lorsque, dans les rayons du puissant Agni, viennent à tomber, avec un bruit comparable à celui des Marouts, les aliments, oui, les aliments destinés à (ce dieu) rapide ; alors il vient, par sa munificence, récompenser la piété. Invoqué par nous, il nous sauve du mal ; oui, invoqué par nous, (il nous sauve) de la méchanceté et du péché.
6. (Dieu) universel, immense, infatigable et protecteur, il tient (tous les biens) dans sa main
1. Ousidj est le nom de la mère de Cakchtyân. Les Ousidjs forment la famille de ce Ricld. Yoy. page 50, col. 1, note S.
2. Le mot itoa se prête à deux sens : qvA \yk% aT^ariitni ou 9ut no%k% appartient, qui ett dam notre nature,
3. Mâtaris^van est le dieu du vent, qui, le matin, soufflant de l'horizon, excite le feu qu'on allume pour le sacrifice. Il semble l'apporter à l'homme, autrement à Manou, instituteur des cérémonies sacrées.
4. Cette phrase me paraît offrir un éens métaphorique, et indiquer une espèce de mariage mystérie.nx entre le feu et son foyer.
5. Le mot Védhas me semble devoir signifier, c^/ui qui contient une partie de VintelUgence divine. On* le rend par pradjgna, tage, intelligent. Ce nom se donnée à tous les dieux.
liSDE. — POÉSIE LYRIQUE.
droite. Qu'il les répande sur dous comme en passant; oui, qu'il les répande en quelque sorte au gré de nos besoins. Tu portes l'holocauste à celui d'entre les dieux qui le désire. Pour l'honmie pieux, Àgni ouvre la voie du bonheur; oui, il ouvre les portes (des trésors).
7. Le fortuné Agni, placé dans sa demeure humaine, est au milieu des sacrifices comme un monarque désirable; oui, il est au milieu des sacriOces comme un monarque chéri. Il règne sur les holocaustes que reçoit le (foyer) de terre ; il nous protège contre la maligne influence de Varouna ' ; oui, contre la maligne influence du grand dieu.
8. Ils chantent Agni sacrificateur, maître de la richesse, ami bienveillant; ils célèbrent (le dieu) infatigable; oui, ils célèbrent (le dieu) qui porte les holocaustes. Ame de tous les êtres, connaissant la nature entière, sacrificateur digne luimême de sacrifices , (dieu) aimable et sage, les Dévas (mortels) * l'appellent à leur secours, et l'honorent par leurs riches offrandes, oui, par leurs riches offrandes et par leurs chants.
HYMNE VIII
A IXDBA, PAR PAROUTCUUÉPA.
{Métré : Atyachtî.)
1. 0 Indra, ce char du sacrifice ', chargé d'offrandes, que tu conduis, (dieu) rapide et irréprochable; oui, (ce char) que tu conduis, daigne le diriger pour notre bien, et accueille, (dieu) irréprochable et protecteur, notre prière accompagnée d'offrandes; oui, notre prière qui ressemblée celle des (anciens) sages.
2. Écoute-nous, ô Indra, toi qui, dans toutes nos luttes, nous combles de tes bienfaits ; toi qui, invoqué par tes serviteurs, les délivres de leur fardeau et affliges (leurs ennemis), qui donnes la gloire aux héros et Tahondance aux sages; les maîtres (de la terre) te célèbrent, (dieu) rapide et impétueux; oui, rapide comme un coursier.
3. Tu répands tes libérales faveurs sur celui qui est libéral envers toi; tu viens, 6 héros, vers
1. Vftrouna est le soleil noctoroe, et, sous ce rapport, il est, dit le eommentatear, considéré comm^ pàpadevatà, divinité du mal.
2. Cette épiihète est ajootée pour indiquer la signification restreinte du mot dé va, qui ne s'emploie ici que comme désignant les prêtres et les personnes nobles, qu'ailleurs, au contraire, on appelle amrita (immorleli),
3. Le sacrifice, nous l'avons déjà vu, est comparé à un char que l'on prôpire à l'usage d*un diou.
[Uct. I.]
le mortel qui vient à toi ; oui, ce mortel, ta le protèges. Indra, je t'adresse cet hymne, à toi, au Ciel, au glorieux Rendra, à Mitra, à Varouna, (je l'adresse) accompagné d'offrandes; oui, je (l'adresse), accompagné d'offrandes, au (dieu) qui fait notre bonheur.
4. Nous désirons qu'Indra accueille notre sacrifice et le vôtre, (Indra) qui est la vie de tous, invincible auxiliaire; oui, invincible auxiliaire dans les combats. Dans toutes nos luttes prolégenous, souviens-toi de nos hommages. Nul ennemi ne peut te vaincre : tu es au-dessus de tout ennemi, oui, tu es au-dessus de tout.
5. Brise les forces de nos adversaires. Gomme les feux brillants de Varanî, qu'ils soient puissants tes secours; oui, (dieu) formidable, tes formidables secours. Tu nous guides, comme autrefois Anénas '; ô héros, tu nous animes. Tu protèges tous les (domaines) de Poûrou. Tu viens près de nous pour emporter, oui, pour emporter nos offrandes.
6. Je veux aussi adresser mon hymne à l'heureux Soma ', qui, comme (les autres), digne de notre invocation, s'empresse d'accourir à notre prière; oui, vainqueur des Rakchasas, accourt à notre prière. Qu'il vienne donner la mort à l'ennemi dont la folie nous outrage. Que le méchant tombe ; oui, qu'il tombe et disparaisse.
7. 0 (maître) opulent, chantons dans un hymne pieux, chantons le (dieu) riche et fort; oui, le (dieu) aimable et fort. Prions et honorons par nos offrandes ce (dieu) que les sages ont de la peine à fléchir; oui, prions Indra, offrons-lui de purs sacrifices.
8. Indra déploie pour vous et pour nous ses glorieux secours qui repoussent nos ennemis, oui, qui brisent nos ennemis. L'armée de cet avide (adversaire) qui s'avançait pour nous perdre, a été frappée; oui, accablée de ses traits, cette armée terrible n'a pu supporter ses coups.
9. Indra, viens vers nous avec l'opulence qui t'environne ; arrive par une route tranquille, oui, par une route libre de tout ennemi. Protègenous de loin, protège-nous de près. Conservenous de loin par tes secours; oui, conserve-nous toujours de près par tes secours.
1 . Aliénas et Poûrou sont d'anciens rois. Le nom de Poûrou est pris quelquefois pour le nom d'homme en général.
t. Le mot indout que j'ai rendu ici par soma (libation), est quelquefois aussi un des noms de lalune, comme le mot soma lui-même.
[Lect. I.]
RIG-VÉDA. — SEGT10jN DEUXIÈME.
10. Âccordo-Qous, Indra, une opulence triomphante. Tu es formidable, et la grandeur fenvironne pour notre salut; oui, (elle t'environne) comme un ami pour notre salut. Sauveur puissant, immortel . protecteur, attaque tout autre char que le nôtre. (Dieu) qui portes la foudre, frappe ; oui, (dieu) qui portes la foudre, frappe notre ennemi.
11. Indra, pour prix de nos louanges, sauvenous du mal; tu peux arrêter nos ennemis ; oui, ta es dieu, et tu peux arrêter nos ennemis. Frappe le criminel Rakchasa, et conserve le sage qui me ressemble. C'est à cette condition que t'a engendré un père (généreux) * ; ô toi, notre refuge, il t'a engendré pour tuer les Rakchasas ; oui, (c'est pour cela qu'il t'a engendré), 6 toi notre refuge.
A INDRA, PAR PAROUTCHBÉPA.
1. Indra, viens à nous de l'extrémité de l'horizon, comme (Âgni) ici présent (vient) à nos sacrifices, comme ce roi protecteur des hommes pieux; oui, comme le protecteur des hommes pieux (vient) dans nos demeures. Nous t'invoquons en te présentant nos mets et nos libations, ainsi que des enfants invoquent leur père, pour obtenir de toi notre nourriture; oui, (dieu) toutpuissant, pour obtenir de toi notre nourriture.
2. 0 Indra, bois ce stma limpide que le pilon a exprimé du trésor (de la graine), comme le taureau altéré, oui, comme le taureau boic (l'eau) du puits. Qu'à cette source d'ivresse (divine) qui t'excite et te soutient, tes chevaux t'amènent, ainsi que les Jours, oui, ainsi que les Jours (amènent) le Soleil.
3. C'est par lui qu'a été ouvert cet antre céleste, qui semble être le nid de l'oiscuu (divin), et qui est creusé au sein d'une voûte, oui, d'une voûte sans bornes. Armé de la foudre, Indra, le plus grand des Âogiras, a voulu forcer l'étable des vaches (divines). Il va, pour nous rendre l'abondance, oui, pour nous rendre l'abondance, il va ouvrir les portes (de cet antre).
4. Indra prenant dans ses mains l'arme tranchante de la foudre, l'aiguise pour la lancer ; oui, il l'aiguise pour en frapper Ahi. Indra, ton attaque
1. Le texte porte djanitâ, que lo commentaire explique par âdicarîri^ paramétoara. Tous ces dieux, en effet, sont créés; il y a quelque chose au-dessus d'eux, et ce quelque chose, inconnu, n*a point de culte.
est pleine de force et de puissance ; et, ainsi que le bûcheron (fend) un arbre, avec ta vigueur tu fends les nuages ; oui, tu les fends comme avec une hache.
5. Indra, c'est toi qui donnes l'essor à ces rivières qui courent vers la mer comme des chars, oui, comme des chars de combat. Fortes de ton secours, elles forment un courant inépuisable ; telles que les vaches donnant à Manou un lait abondant, oui, donnant au genre (humain) un lait abondant.
6. Les enfants d'Âyou S avides de biens, et pareils au sage ouvrier qui fabrique un char, ont préparé pour toi cet hymne; oui, ils l'ont préparé pour obtenir de toi le bonheur. Us te chantent, ô (dieu) sage, comme vainqueur dans les combats, aussi rapide que le coursier, afin que tu leur accordes la force et les biens; oui, les biens de toute espèce.
7. En faveur de Poûrou, de Divodàsa, tu as brisé les quatre-vingt-dix villes •. Pour ton serviteur Atithigwa, 6 danseur * (céleste) , avec ta foudre, oui, pour ton serviteur Atithigwa, tu les as vaillamment (brisées). Tu as enlevé Sambara de sa haute montagne; ta puissance nous comble de biens, oui, nous comble de biens de toute espèce.
8. Indra protège dans les combats TArya qui lait des sacrifices ; il a pour lui mille secours dans toutes les batailles ; oui, dans ces batailles qui sont une source de gloire. En faveur de Manou, il a soumis les impies à l'obéissance; il a donné la mort (à l'ennemi) qui a la peau noire K Maigré son habileté, tout être cupide est consumé par lui; oui, tout être nuisible est consumé par lui.
9. Sous la forme du disque solaire, il a paru aux yeux (de ses ennemis). 0 prodige de puissance ! seigneur resplendissant, il pousse en même temps, oui, il pousse le cri (de mort) ^. Gepen-
t. GVst-à-dire, les hommes.
2. H s'agit de ces villes célestes, qui sont les nuages. Il a déjà été fait mention des personnes ici citées. On dit que Poûrou et Divodàsa sont le même personnage.
3. Je m'explique cette épithëte de danseur^ de tauteur, par l'apparence que présente la foudre aux yeux do l'observateur.
4. On raconte quesurrAnsoumalt, Indra, envoyé par Yribaspati et accompagné par les Maronts, tua Grichna (le noir Asoura) avec ses dix mille compagnons, qui donnaient la mort à tous les êtres vivants.
5. La légemle dit que certains Asouras s'opposèrent à la marche d'Indra, forts du privilège qu'ils avaient de ne pouvoir être tués par lui. Il prit la forme du so-
INDE. - POÉSIE LYRIQUE
[Leet. I.]
dant, de Textrémité de rhorizon, accourait Ousanas * pour les secourir. (0 dieu) prudent, tu t'empresses de donner aux hommes tous les biens; oui, tu t'empresses de leur procurer une longue vie.
10. Touché de nos hymnes nouveaux, (dieu) généreux qui brises les villes (célestes), conservenous par tes secours puissants ! Du haut des airs, 6 Indra, tu grandis avec les chants de tes serviteurs, comme le ciel avec les feux du jour.
A INDRA, PAR PARGUTCHHÉPA.
(Métré : Atyachtt.)
1. Le Ciel, le (divin) Asoura *, s'incline devant Indra; devant Indra (s'incline) la grande Terre avec ses dons brillants; oui, avec ses dons brillants, où se déploie sa munificence. Tous les dieux, compagnons de sa félicité, reconnaissent Indra pour leur chef. Que pour Indra soient tous les sacrifices humains; oui, que pour lui soient les sacrifices humains.
2. Dans tous les sacrifices, c'est toi seul qu'invoquent également les hommes divisés pour le bien qu'ils demandent; oui, divisés pour la félicité qu'ils veulent obtenir. Tu es pour nous comme le vaisseau que nous chargeons de notre bonheur. Tu es notre maître, et les hommes honorent Indra par leurs sacrifices ; oui, ils l'honorent par leurs louanges.
3. Des couples' (de serviteurs dévots), jaloux de ta protection, ont préparé ce sacrifice en ton honneur, pour obtenir que le nombre de leurs troupeaux s'augmente. 0 Indra, ils ont en toi une confiance sans réserve ; oui, une confiance sans réserve. Quand tu veux exaucer les vœux d'un père et d'une mère de famille dont le désir est d'avoir des troupeaux et de la richesse, alors tu fais briller ta foudre qui répand l'abondance, et qui est ta compagne; oui, Indra, ta compagne habituelle.