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Toi, qui es libéral et qui donnes l'abondance

légende, dont nous venons d'indiquer quelques traits et qni peut avoir quelque rapport avec la fable de Cacus. Les vaches que j'appelle célettet me semblent êlre ici les rayons du soleil : dans d'autres passages, ce mot désignera les nuages qui répandent snr la terre l'eau, qui est pour elle une espèce de lait. Je me trompe fort, si celte e\plicalion ne doit pas être aussi celle de l'histoire de la vache lochez les Grecs, laquelle est donnée en garde à Argus, le Sahatrâkcha (miWio-

eulus),

i. Le soleil, suivant le commentateur.

2. J'estime que le véritable sens doit être : docilet à la voix du prêtre qui les attelle par la prière; Uttéralement, attelés par la parole.

[Uct. I.]

RIG-VÉDA. — SECTIOiN PREMIÈRE.

accorde-nous le fruit de ce sacrifice, (sois) favo' rable à nos vœux.

7. Les sacrifices se succèdent, et, dans tous ces bymnes brillants qui s'adressent au foudroyant lodra, je n^en vois aucun digne de lui.

8. Tel que le taureau qui s'approche avec amour de ses compagnes, tel (Indra), maître clément et généreux, visite les hommes avec puissance.

9. Lui qui, sans égal, règne sur les hommes, (dispense) les biens, et (gouverne) les cinq classes d'êtres «.

10. Nous invoquons pour vous Indra, qui enveloppe de toute part la nature; qu'il nous soit, à nous, particulièrement propice!

A INDRA, PAR MADHOl'TCHH AND AS/

(Mitre : Gâyatrl.)

1. 0 Indra, viens à notre secours ! donne-nous de Tor : for procure Topulence, la victoire, la force constante et durable.

2. Avec For, et protégés par toi, nous pouvons repousser nos ennemis et à pied • et à cheval.

3. Protégés par toi, ô Indra, nous prenons nos armes, auxquelles tu donnes la force de ta foudre, et DOS ennemis sont vaincus dans le combat.

4. Avec nos héros armés de traits, mais surtout arec ton aide, 6 Indra, nous résistons à la foule de DOS adversaires.

5. En effet, Indra est grand et supérieur à tout : qu'il surpasse tout, le dieu qui porte la foudre ! sa force est comme le ciel, elle est immense.

6. Ce n'est pas seulement le guerrier qui obtient sa faveur dans la mêlée, c'est encore l'homme

1. Qnelles sont ces cinq classes d'êtres ? Le cornmeotateor pense que ce sont les quatre castes, aa^quelles îl ajoute les Nichàdas. Il explique de la même manière le mot pântchadjanya, qui se présentera plus loin. Mais je crois que les castes n'existaient pas encore à l'époque où ces hymnes furent composés, et, de pins, les Nichàdas n'étaient pas une caste. Yàsca suppose que par ces cinq classes il faut entendre les Gandharvas, les Pitris, les Dévas, les Asonras et les Rakchasas. Un autre auteur retrouve les cinq classes dans les Dévas, les Hommes, les Gandhar- ▼a«, les Apsaras et les Serpents, ou bien dans les Dé^as, les Hommes, les Piiris, les Quadrupèdes et les Oiseaux. D'un autre côté, les Indiens reconnaissent cinq éléments. Ne seraient-ce pas les ôlros appartenant à chacun de ces éléments? M. Wilson donne au mot pàniehadjanya une étymologie qui a trait à cette ei plication. Je dois dire que la môme idée se présente dans la 5» section, 8« lecture, et que ces cinq classes sont appelées enfanli de Afanou, panUha Mànouekàh. . ^- Littéralement, à coups de poing : le commentateur MJoiqoe le sens que j'ai adopté.

qui désire un Hls, c'est le sage qui s'attache à la prière.

7. Le sein d'Indra, altéré de «orna, doit toujours en être rempli : telle la mer est toujours (gonflée d'eau), telle la langue est sans cesse humectée de salive.

8. C'est ainsi que la prière qu'on lui adresse, grande et sonore, assure à son serviteur des trou« peaux de vaches; elle est pour celui-ci comme la branche chargée de fruits.

9. C'est ainsi que ton pouvoir, ô Indra, que ton secours est acquis au serviteur qui me ressemble.

10. Mais aussi l'hymne et le chant qui plaisent à Indra doivent être préparés; le soma doit être versé (pour le dieu qui l'aime).

A INDRA, PAR M ADB OUTCHH AIVDAS.

(Métré : Gftyatrt.)

1. Viens, Indra, toi qui aimes les mets (du sacrifice) et toutes les espèces de libations; toi qu es grand, fort et victorieux.

2. En l'honneur d'Indra, qui donne le bonheur et qui protège puissamment, répandez cette boisson, qui donne aussi le bonheur et produit de si puissants effets.

3. Sois heureux de nos louanges flatteuses, dieu à la noble face ^ et maître souverain ; assiste avec (les autres dieux) à nos sacrifices.

4. (Avec nos libations), j'ai versé * des prières : qu'elles montent heureusement vers toi, seigneur puissant, et daigne les accueillir 1

5. Indra, réunis ici les biens divers qu'il est possible de souhaiter; ils sont en toi avec une merveilleuse abondance.

6. Riche et puissant Indra, conduis-nous à cette opulence, et donne-nous la force et la gloire.

7. 0 Indra, toi qui es la vie de tous, accordenous une fortune large, grande et solide, fondée sur l'abondance de nos récoltes et le nombre de nos vaches !

8. Oui, donne-nous une grande fortune, des richesses, des biens innombrables, et des chariots chargés d'abondantes provisions !

9. Par nos chants nous invoquons Indra, maître de la richesse, ami de nos hymnes, et prompt à venir à notre secours.

1. Soutipra; cette épithète est remarquable, et signifie ayant un beau nez on de bellei mâehoirei. Quel rapport ont ces traita de beauté avec le caractère particulier d'Indra ?

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