‹ --Rig-védaChapitre 198 sur 874 · Ce sont les rayons du soleil · texte numérisé non relu

Ce sont les rayons du soleil

4. Ce frère d*Agni est le feu céleste, le fea de la foudre, Védyouta, qui siège surtout dans les nuages et dans l'air : c'est pour cela que le commentaire semble le confondre avec Vàyou. Nous respirons aussi ce feu, c'est pour nous le souffle de vie.

5. Ces trois frères me semblent être le fea da sacrifice, le feu céleste et le feu solaire.

6. Le nombre sept s'applique à plusieurs espèces de choses : sept rayons, sept flammes, et par conséquent sept chevaux du soleil, sept mondes inférieurs, sept mondes supérieurs, sept mères, ondes ou genres de soma, sept mers ou lacs, sept genres de mètres» sept prêtres officiant dans un sacrifice.

|L«et. III.]

n'a qa'ane roue, et que tratne un seul cheva] qui brille de sept rayons. La roue a trois moyeux % roue immortelle, infatigable, d*où dépendent tous ces mondes.

3. (Ou bien) ce cbar, qui a sept roues, est traîné par sept chevaux, et monté par sept personnages *• Sept sœurs ' sont rassemblées (sur ce char), où sont placées aussi sept espèces de vaches (fécondes) *,

4. Qui a vu, à sa naissance, (cet être) prendre un corps pour en donner à ce qui n'en a pas ? Où était l'esprit, le sang, l'&me de la terre? Qui s'est approché de (ce dieu) sage, pour lui faire cette question ?

5. Faible, ignorant, je veux sonder ces mystères divins. Pour s'élever jusqu'à la connaissance de ce tendre nourrisson (qui enfantera Tannée), les poètes ont développé déjà les sept trames (de leurs chants) \

6. Ignorant et inhabile, pour arriver à la science j'interroge ici les poètes savants. Quel est donc cet (être) incomparable qui, sous la forme de (l'astre) immortel, a fondé ces six mondes lumineux?

7. Qu'il le dise, l'homme instruit dans le mystère du (dieu) fortuné qui traverse les airs I Les vaches (célestes) ^ prennent le lait de celui dont la tête est si noble; elles couvrent sa face, et avec leur pied elles tirent leur breuvage.

8. Au moment du sacrifice, la mère a d'abord, (avertie) par la prière, accueilli le père. Celui-ci, (conduit aussi par la prière), s'est uni à elle. Et la mère, dans l'orifice qu'elle porte, reçoit le germe du fruit qu'elle désire '. Cependant (les prêtres)

1. Le commentaire veut que ces trou moyeax représentent trois saisons, on les trois temps. La roue, dit-il, c'est l'année, on plutôt Je disqae solaire.

2. Ces personnages, suivant le commentaire, sont VAyana (semestre), le Bitou (saison), le Màsa (mois), le Pakçha (demi-mois), le Divasa (jour), la Bàiri (nuit), et le Mouhoûrtla (heure).

3. Que sont ces sœurs ? Le commentateur pense que ce sont les six saisons, auxquelles il faut ajouter, pour compléter le nombre sept, le treizième mois complémentaire.

Page 1