C'estrà-ilire Twacbtri, feu do la foudre
5. Cette caverne, c'est le ciel nocturne, c'est la nuit elle-même et les ténèbres.
6. Dans ce passage, où le commentateur introduit le ciel et la terre, j'ai cru retrouver l'idée que j'ai déjà exprimée section I, lecture vu, vers 5 et 6; je veui dire (a peinture de deux nuages orageux, dont l'un est placé au-dessus de l'autre, et qui s'avancent en même temps.
sans relâche le pécheur et l'impie ; qui ne saurait pardonner à l'insolence, et qui terrasse le Dasyou : peuples, c'est Indra.
il. Celui qui, à notre quarantième libation >, a tué Sambara, l'habitant des nuages; qui a frappé à mort Ahi, l'enfant de Dànou, Ahi que nous voyions grossir et s'arrêter languissamment : peuples, c'est Indra.
12. Celui qui, orné de sept rayons, généreux et rapide, a donné l'essor aux sept fleuves ; qui, armé de la foudre, a frappé Robin * escaladant le ciel : peuples, c'est Indra.
13. Celui devant qui se courbent le ciel et la terre; dont les montagnes (célestes) redoutent la puissance; qui, après avoir bu le soma, se trouve affermi, et arme son bras de la foudre : peuples, c'est Indra.
14. Celui qui couvre de sa protection l'homme que recommandent ses libations, ses offrandes, ses hymnes, ses prières ; qui se sent exalté par nos sacrifices, notre ^oma, nos présents : peuples, c'est Indra.
15. (Dieu) invincible, tu accorderas l'abondance à l'homme qui te fait des libations et des offrandes : car tu es juste. Puissions-nous, Indra, être tes amis, avoir la fortune en partage, et renouveler chaque jour notre sacrifice!
A INDRA, PAU GRITSAMADA.
(Mètre : Trichtoubh.)
1. La saison (des pluies) est la mère de la plante (du soma) ; (la plante) naît et croit rapidement au milieu des eaux dont elle est entourée. Elle pousse des branches qui s'emplissent de suc. Mais ce qui donne au soma cet accroissement ', voilà ce que d'abord il faut chanter.
2. Des ruisseaux de jus coulent de toute part, et se rendent vers un même vase * qui les contient. Us ne suivent tous qu'une même voie. 0 toi
1 . Le commentateur dit : dans la qvMrantiéme année, et littéralement, le quarantième automne. Je ne comprends pas que le dieu attende si longtemps pour exaucer ses serviteurs; je me suis cru autorisé à rendre encore ici le mot tarad par libalioUf comme je l'ai déjà fait plusieurs fois. Autrement, je ne verrais tout au plus dans earad qu'un jour d*automne,
t2. Nom d'un Asoura.
3. Ce qui donne cet accroissement à la plante, c'est le sacrifice, ou bien c'est Indra, qui a envoyé la pluie.
4. Ce vase s'appelle Samoudra : il est comme une mer vers laquelle se rendent ces rivières de libations.
(tect. VI. J
qui as fait cela^ c'est toi que d'abord il faut chanter.
3. Un homme accompagne de sa voix les offrandes ; un autre vient qui se charge des œuvres, et qui consomme les objets du sacrifice; par les ordres d'un troisième * tout s'exécute. 0 toi' qui as fût cela, c'est toi que d'abord il faut chanter.
4. Les assistants font part aux êtres divers des heureux fruits du sacrifice. Ils vont à la richesse, qui devient pour eux comme un fardeau trop pesant. (Àgni), habile à briser les liens des choses, broie sous ses dents les offirandes du père de famille. 0 toi qui as fait cela, c'est toi que d'abord il faut chanter.
5. Toi qui as découvert la terre à la face du ciel ; toi qui, par la mort d'Ahi, as donné l'essor aux fleuves (célestes); toi, être divin, que les Dé vas ont formé avec leurs louanges, comme avec les eaux on forme la nourriture (des hommes), c'est toi qu^il faut chanter.
6. Toi qui donnes les aliments ; qui, de la (tige) humectée que tu as grossie, tires le grain aussi doux que le miel; qui es un trésor pour ton serviteur, c'est toi qu'il faut chanter.
7. Toi qui, pour manifester ta suprême générosité, as produit les fleurs et les plantes salutaires; qui as formé les diverses lumières du ciel ; qui as étendu des espaces larges comme toi, c'est toi qu'il faut chanter.
8. Toi qui, pour détruire le riche Nârmara *, et nous enrichir de la dépouille des Asouras, as produit la bouche invincible de la foudre; qui aujourd'hui encore te distingues par mille exploits , c'est toi qu'il faut chanter.
9. Toi qui, pour le bonheur d'un serviteur dévoué, prodigues par milliers les secours et les bienfaits ; qui, en faveur de Dabhtti ', as frappé les Dasyous, et l'as délivré de prison ; qui (toujours) t'es montré accessible (aux prières), c'est toi qu'il faut chanter.
10. Toi dont la force est attestée par toutes les rivières ; qui, auteur de tout bien, reçois l'offrande de notre reconnaissance; qui as étendu les six (mondes intermédiaires), et qui entoures de ta protection les cinq espèces d'êtres *, c'est toi qu'il faut chanter.
1. Dans ce passage, qui est noe peinture du sacrifice, j'ai vu trois personnes distinctes, et non une seule, quoique le mot éka soit répété trois fob.