‹ --Rig-védaChapitre 24 sur 874 · C'est-à-dire : bien enflammé · texte numérisé non relu

C'est-à-dire : bien enflammé

3. Ce mot Tanoùnapât reçoit plusieurs explications. Comme le mot napât ne peut guère s'expliquer, partout où je le vois, que par le sens d'enfant^ de petit-filt, je conçois que le mot Tanoùnapât s'entende par enfant de ton corpt, Agni naît et vit aux dépens du bois, qui est comme son corps. Un autre sens qu'on lui donne est dettrueteuT de ton propre corpt. Je crois devoir éloigner le sens de dettructtur, qu'on donne à napât.

INDE.— POÉSIE LYRIQUE

[Uct. I.]

qu'on appelle) Nardsansa, (le dieu) chéri et sacrificateur, dont la langue est si douce.

4. Agni, sur ton char bienheureux, amèae les dieux; ô toi, sacrificateur (appelé) llita ', toi que MauLOu * a constitué (pour présider à nos fêtes) !

5. Mortels éclairés, étendez le gazon (sacré) ; qu'il soit arrosé de beurre à l'endroit où (les dieux) vont venir prendre leur ambroisie.

6. Qu'elles s'ouvrent, les portes divines (de l'enceinte sacrée, ces portes) que le sacrifice sanctifie ! qu'elles s'ouvrent aujourd'hui pour la pieuse cérémonie !

7. J'appelle à ce sacrifice la belle Nuit et la belle Aurore : qu'elles viennent toutes deux prendre place sur ce cousa.

8. J'appelle aussi ce couple de dieux ' à la douce langue, sages et sacrificateurs : qu'ils aient leur part de notre sacrifice.

9. Que les trois déesses qui apportent la joie, lia, Saraswatl et Maht *, daignent sans crainte s'asseoir sur ce cousa.

10. J'appelle ici le grand Twachtri *, qui sait revêtir toutes les formes : qu'il soit notre ami !

11. Divin Yanaspati ', donne aux dieux J'holocauste qui leur est destiné. Que la sagesse soit le partage de celui qui le leur offre !

12. fin l'honneur d'Indra, employez la swâhd ^ dans la maison du (père de famille) qui offre le sacrifice : c'est là que je convie les dieux.

i. Ce mot signifie chanté. Narâtama, plus haut, signifie eélébré par les hommes.

t. Le nom de Blanoa est pris d*nne manière générale pour signifier Vhomme^ on d'une manière spéciale pour désigner le patriarche que les Indiens regardent comme le fondateur do leur race. Il me semble qu'on lui attribue, en plusieurs endroits, Tinstitution du culte du feu. L'expression Manourhita peut encore se traduire par eonslittté pour Ihomme.

3. La peinture que le poëte fait de ces deux divinités ne me permet guère de les identifier avec les Àswins. Ce sont, comme Tiodique le commentaire, deux formes d'Agni, le feu de la terre et le feu de l'air. Ne serait-ce pas plutôt les deux sacrifices du matin et du soir ?

4. Voy. pins haut la note 1, p. 3, c. 1. AÊahi^ qui signifie grande, est une épithète de BhàraU.

5. Twachtri est Agni considéré comme donnant la forme ; c'est le feu plastique. On lui attribue les objets d'art, il forge la foudre d'Indra: c'est le Vulcain do cette mythologie. Je suppose que Twachtri est la troisième forme d'Agni, répandue dans l'air et constituant la chaleur vitale.

6. Mot à mot, mailre du bois. C'est le feu présidant au bûcher du sacrifice, et même aux pièces de bois qui y sont employées, yoûpàgni.

7. La swàha est une exclamation prononcée au moment de l'holocauste. On en fait une épouse d'Agni, car les prières sont les épouses des dieux.

HYMNE XiV.

A TODS LES DIEUX, PAR MÉDHATITHI.

(Méire : Gâyatrl.)

1 . Agni, la fôte (est préparée) ; nous t'invoquons. Viens avec tous les dieux goûter de nos libations, et consomme le sacrifice.

2. Les enfants de Canwa * t'appellent : ô sage (divinité), ils chantent ta prudence. Agni, viens avec leâ dieux.

3. ils chantent aussi Indra et Vàyou, Vrihaspati «, Mitra, Agni, Poûchan, Bhaga (et les autres) Adityas, et la troupe des Marouts.

4. (0 dieux), on vous présente des boissons agréables et qui causent la joie, limpides, douces, reposant dans le tchamoû '.

5. Les fils de Canwa te célèbrent, demandant ta protection, placés sur les couches de gazon purifié, et t'honorant de leurs holocaustes.

6. Avec tes coursiers, dont la croupe est arrosée de beurre consacré, et dociles à la pensée qui les attelle, amène ici les dieux à nos libations.

7. Près de ces dieux dignes de nos hommages, et alimentés par nos sacrifices, amène aussi leurs épouses * ; (divinité) à la langue brillante, fais qu'ils boivent de (nos libations, aussi douces que le) miel.

8. Agni, au moment où nous dirons vacfiat ^^ que ces dieux adorables, que ces dieux dignes de nos chants, touchent de leur langue notre douce (ambroisie).

9. Sage et sacrificateur, tu peux amener ici, des régions lumineuses, tous les dieux éveillés par TAurore.

Page 1