Savitri est un nom du Soleil
2. Les mains et bras de ces dieux, ce sont leurs rayons. On conte à ce sujet une légende. Dans un sacrifice, Savitri s'acqaittait des fonctions de prêtre. Ses acolytes lui présentant une offrande appelée pràsitray la main dn prêtre se trouva coupée. On en fit une autre d'or, qu'on adapta à son bras. Voici l'explication de cette légende : le grand sacrifice accompli par le Soleil. c'e<(t la fonction qu'il accomplit dans ce monde. L'offrande prâtiiraf c'est le nuage qui intercepio et coupe les rayons du Soleil. Le Soleil, ce grand Papi, c'est-à-dire le grand buveur, ne peut manquer de recouvrer ces mains d'or qui ne lui ont été enlevées qu'un moments
3. Le mot napcU se présente souvent, et on le traduit de diverses manières. Je n'ai pas cru que des auteurs pussent ainsi se jouer avec la langue, et donner à un même mot, suivant leur caprice, un sens différent. J'ai cherché pour le mot napàt nue signification uniforme, et qui convint & tontes les circonstances ; je me suis décidé pour le mot enfant^ et j'ai rejeté toutes K s explications ingénieuses qui menaient à un autre sens. Dans la circonstance présente, Savitri, c'est-à-dire le Soleil, est l'enfant des libations, dans ce sens que le sacrifice donne naissance au feu terrestre, et ensuite au feu céleste, qui est le Soleil. C'est ce qu'on verra développé plus loin dans beaucoup de passages.
4. Nous avons vu, lecture 1, not. 4, p. 8 , c. 2, que les épouses des dieux étaient les prières particulières que l'on dit en Thonneur de chacun d'eux .
Hotrâ S Bhàrati « , Varoutrî » , Dhichanà *.
11. Que ces déesses, amies des hommes, nous couvrent de leur haq,te faveur, et nous donnent la prospérité; que rien ne blesse leur aile (protectrice).
12. J'appelle ici Indrànl, Varoun&nl, Agnàyt '; je les vénère, el les invite aux libations de^oma.
13. Que le grand Ciel et la Terre agréent notre sacriûce, et qu'en récompense ils nous comblen^ de leurs biens.
14. Par leurs prières les sages, dans ce lieu où siège Gandharva ', recueillent le lait du Ciel et de la Terre.
15. 0 Terre, sois pour nous une habitation large et fortunée : donne-nous bonheur et gloire.
16. Que les dieux nous protègent de cette région d'où Yichnou * s'est élancé, (excité) par nos sept genres d'invocations *.
17. Oui, d'ici Yichnou s'est élancé; trois fois il a foulé un sol ^empreint de la poussière de son pied.
18. Yichnou , sauveur invincible, gardien des devoirs sacrés, en trois stations a fourni sa carrière.
19. Considérez donc les actes de Yichnou, par lesquels cet ami, ce compagnon d'Indra, indique (à riiomme pieux) le moment des sacriUces.
1. Hotrâ, dit le commentateur, est réponse d'Agni, surnommé Homanichpàda. C'est la personnification de l'invocation faite au moment de l'holocauste. Ce root signifie encore hymne.
5. Bhàrati est donnée comme l'épouse d'Aditya. Yoyei encore, note 1, 1<^« col., pag. 3.
3. Yaroutrl est désigné par le commentateur sons le synonyme de Varanîyà; il semblerait que c'est la déesse qui préside à la prière par laquelle on demande une grâce, vara, Yaroutrl est peut-être un nom d'Ilà.
4. Dhichanà est la pensée^ VinLeHigeneef Vesprit. Ce mot s'emploie pour signifier prière. Le commentaire confond Dhichanà avec SaraswaU, appelée Vàgdévi^ déesse de la parole. Yoy. note 1, l'« col. pag. 3.