‹ --Rig-védaChapitre 37 sur 874 · Nirrili est la divinité du mal. Papa dévala · texte numérisé non relu

Nirrili est la divinité du mal. Papa dévala

[LwI. I.]

RICi-VÉDA. - SBGTION PREMIÈRE.

1 1. Je viens donc à toi avec une prière respectueuse ; celui qui t'offre cet holocauste te bénit et t'implore. Varouna, sois favorable à nos vœux : toi dont le nom est au loin célébré , épargne

notre vie !

12. Voilà ce qu'on m'a répété et le jour et la nuit, voilà ce que mon propre cœur me dit. Que le royal Varouna nous délivre, lui qu'a invoqué SouDahsépa enchaîné ^ I

13. Oui, Sounahsépa enchaîné, attaché aux trois poteaux du bûcher sacré, a prié le (ils d'Aditi, le royal Varouna, de le sauver. Que (ce dieu) sage et invincible brise nos fers 1

14. 0 Varouna, par nos invocations, par nos sacrifices, par nos holocaustes, nous voulons détourner ta colère. Viens, toi qui donnes la vie * ; roi prudent, délivre-nous de nos fautes.

15. 0 Varouna, délie les chaînes qui nous serrent d'en haut, d'en bas et du milieu '. Fils d'Âditi, par le sacrifice que nous t'offrons, que nos fautes soient effacées, que nous soyons à Vditi * 1

1. Voilà le passage sor lequel on se fonde pour penser que cet hymne est celai que Sonnahsépa récita lorsqu'il était prisonnier. Hais, en tons cas, la circonstance dont il est ici question est mentionnée comme déjà passée, et le reste de Thymne ne semble pas avoir le but .spécial qu'on lui suppose. Pour ma part, je pense que cet état de captivité de Sounahsépa, comme ailleurs l'état de cécité de certains personnages, n'est qn'nno métaphore qui peint l'abattement de l'homme incapable d'agir pendant la nuit, et en quelque sorte lié ou aveuglé par les ténèbres. Le sacrifice du matin vient lui rendre sa liberté et la lumière.

S. Ces mots sont la traduction du mot Aioura, dont l'explication la plus convenable m'a paru être celle que je donne ici. On voit pour quelle raison cett^ épilhète est attribuée au Soleil et aux autres dieigt; VAioura est Tètre doué de force et de mouvement, et communiqoant la rie dont il est animé. Les nuages ont cette propriété ; et quand le poëte les a personnifiés, les êtres, ennemis des dieux et qui les animent, ont pu être appelés Atourat. Ce mot a fini même par désigner plas souvent les adversaires des dieux, les Titan.s iodiens. Je suppose que, plus tard, dans la composition du root Asoura, qu'on avait perdu de vus, on a cru troQTer un a privatif, et qu'on a ainsi formé le mot Soura, qui signifie Dieu.

3. J'entends par ces mots que l'obscurité qui règne au ciel, sur la terre, dans les airs, est une triple chaîne qoi lie les hommes pendant la nuit.

4. Le mot Aditi se trouve encore ici, et on le rend par talutj téeurité. Je sais que la même expression peut avoir différentes significations ; mais je ij'aime pas que cette expression, dans des circonstances analogues, se trouve interprétée différemment. J*ai donné au mot AiUi le même sens que ^ans le premier vers. Être à ÀdUi, c'est, comme en français, être tout à la nature^ jouir complètement de la nature, Aditi, dans les idées indiennes, me semble être l'ensemble de la matière organisée, et animée d'un souffle divin : ce mot signifie complet f et est en opposition avic le mot dt/i, qui vent

A VAROUNA, PAR S00?fAHSÉPA.

(^Méire : Gàyatr!.)

t. Dans tous ces sacrifices que nous t*offrons journellement, ô divin Varouna , nous pouvons, pauvres mortels, manquer à quelqu'un de nos devoirs.

2. (Épargne-nous;) ne nou^i livre pas à la mort, au fer d*un ennemi, au ressentiment d'un furieux. - 3. 0 Varouna, par nos chants nous voulons adoucir et calmer ton esprit, de même que le conducteur d'un char (ilôlasse par sa voix) son cheval fatigué.

\, Vers toi, comme l'oiseau vers son nid, volent mc^ pensées, pour obtenir une existence prospère.

5. Et dans quel (autre) temps devons-nous invoquer rillustre Varouna, qui possède la force et la richesse, et nous rendre propice celui qui est l'œil du monde ?

6. Que (Mitra et Varouna) accueillent ce (sacriGcc) offert pour tous les deux ; ils sont justes, quand ils favorisent un pieux serviteur.

7. Varouna connaît la voie de l'oiseau qui vole dans Fair, celle du vaisseau qui vogue sur la mer.

8. Ce dieu, ferme en ses œuvres , connaît la marche des douze mois qui en j^^endrent les êtres, et celle du mois qui complète l'année ^

9. Il connaît la carrière da vent, qui exerce au loin sa remarquable puissance ; il connaît la demeure élevée des dieux.

10. Au sein de nos demeures réside et règne Varouna, fidèle à ses desseins, et digne d'être honoré par les sacrifices.

11. Le sage voit toutes les merveilles accomplies par lui, comme celles qu'il accomplira.

12. Que ce fils d'Aditi, honoré par nos sacri- Gces, nous dirige chaque jour dans une bonne voie ; qu'il prolonge notre existence !

13. Varouna a revêtu sa cuirasse d'un or éclatant et pur ; des rayons de lumière l'environnent de toute part.

dire divise', incomplet, D'Aditi naissent les Adityat^ ou formes du Soleil; de Diti» les Détyas, êtres malfaisants qui animent les météores célestes, et font la guerre aux Adityas et au\ autres dieux. Le sens du mot Aditi, comme je Tai dit, peut être restreint à la signification de terre; et Aditi est alors confondu avec Prithivl. Ce même mot Aditi, au masculin, est employé pour signifier l'ensemble des offrandes, le sacrifice.

1. C'est un treizième mois de quelques jours, ajouté pour rendre l'année lunaire égale à l'année solaire.

LNDE. — POÉSIE LYRIQUE.

[Uct. I.|

14. Nul dans le monde n'oserait afîronter ce dieu ; nul parmi ceux qui ont l'habitude du mal, de rinjure, du crime.

15. C'est lui qui prépare cette nourriture abondante, soutien de notre vie mortelle.

16. Après ce dieu qui éclaire le monde, ma prière soupire, comme la vache après son étable.

17. S'il est vrai que mes libations te soient agréables, s'il est vrai que, comme sacrificateurs tu consommes notre offrande avec plaisir, nous voulons encore nous adresser à toi.

18. Et en effet j'ai vu (ce dieu) visible pour tous ; j'ai vu son char sur la terre ; (Varouna) exauce nos prières.

19. 0 Varouna, écoute aujourd'hui mon invocation; sois-nous favorable! J'implore ton secours.

20. (Dieu) sage, tu brilles partout, au ciel et sur la terre. Écoute et sauve-nous.

21. Délie les chaînes qui nous serrent d'en haut, d'en bas et du milieu >. Fais que nous vivions.

UYMNE VII.

A AGXI, PAR SODNAHSéPA.

{Mètre : Gâyatrî.)

1. Dieu vénérable, (dieu) maltredes mets consacrés, revêts ta robe (resplendissante), et accomplis notre sacrifice.

2. Viens, Agni,* toi notre sacrificateur, toujours jeune, digne entre tous d'être l'objet de nos pensées, et de nos hymnes les plus brillants.

3. Sois pour nous généreux et bon, comme uu père pour son fils, un parent pour son parent, un ami pour son ami.

4. Sur ce lit de cousa préparé par nous, que Varouna, Miira, Aryaman , viennent s'asseoir ; rivaux terribles pour leurs ennemis, qu'ils soient pour nous comme un homme » (vis-à-vis d'un autre homme).

5. Premier des sacriflcateurs, daigne te complaire en notre amitié ; écoute nos chants avec bonté.

6. Quel que soit le dieu que nous honorions avec notre sacrifice perpétuel, toujours à toi s'adresse Tholocauste.

1. Varouna est ane forme d'Agoi; le vers 10 le représente au sein des demeures bamaines, où il est Je dieu sacrjficatenr.

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