A SARA8WAT1, PAR VASICHTHA
{Mètre : Trichtoubh.).
1. Les ondes salutaires de Saraswatl coulent pour nous protéger. La (déesse) est pour nous conmie une ville de fer. Elle va, aussi rapide qu*un char; c'est un vaste torrent plus impétueux que tous les autres.
2. Saraswatl * est la première des rivières; riche et pure, elle descend des collines pour couler jusqu'à la mer. Elle enlève le lait de Tenfant de Nahoucha, • pour en faire le heurre du monde.
3. Cependant, pour le bonheur des hommes, le généreux (Saraswân) » naît et croît au milieu des déesses du sacrifice \ Il donne aux opulents (chefs de maison) un puissant (héritier); il couvre leur personne de riches omemenls.
4. Ainsi, que Saraswatî vienne avec tous ses présents dans notre sacrifice, et entende nos vœux. Qu'elle (apparaisse) entourée de ses vénérables amis, (les Angiras), aux humbles genoux, et accompagnée de la Richesse.
1. Je ne pense pas que Saraswatl doive être ici considérée comme la déification d'une rivière : c'est la déesse dn sacrifice avec les libations. Ces libations forment une rivière, qui coule des montagnes où se fait le sacrifice, et où se recueille la plante du soma. Cette rivière coule dans le Samoudra (mer), qui est le vase destiné à recevoir la libation.
8. La note 1, page 300, col. 1, a expliqué le sens que Je donne à Nahoucha. Suivant moi, l'enfant de Nahoucha serait ici le nuage. Cependant le commentaire voit toujours dans ce mot un synonyme dn mot homme ; et, en adoptant ce sens, il faudrait modifier la traduction, et dire que pour Venfant de Nahoucha Saraewati fait couler le laiL
3. Le commentateur, suppléant dans ce vers le mot Saraiwàn, croit que ce mot désigne Vàyou. Je suppose que c'est le Flot de la libation personnifié; c'est Soma, si ce n'est pas Agni lui-même ou le Sacrifice (Vadjna), M. Wilson indique mon sens en traduisant Saraswân par a maie river,