‹ --Rig-védaChapitre 718 sur 874 · Nous venons vous prier eu faveur de l'homme · texte numérisé non relu

Nous venons vous prier eu faveur de l'homme

1. Yoy. page 493, col. 2, note 3. Varôuna est an nom donné quelquefois à Âj^ni, environné des ondes du sacritice.

2. Les Ondes forment le Soma, et le Soma contribue à alimenter Agni.

3. Trita (Je ne parle pas du Ricbi, auquel est attribué cet hymne, et qui peut être indépendant de celui dont il est ici question) est le Déva de la triple Ubation ; il est dit Aptya^ c'est-à-dire enfant de$ Ondcg. Nous avons vu page 74, col. 1, note 4, et page 104, col. 2, note 3, les légendes qui couraient sur ce personnage. Nous en trouvons ici une nouvelle. Trisiras, c'est-à-dire l'Asoura à troit tétes^ est un fils de Twachtri. C'est le Ciel nocturne, gardien des trois stations du Soleil au moment des trois libations. Trita le tue» et délivre les Vaches, autrement les rayons d'Agni, que Trisiras empêchait de sortir.

4. J'aimerais mieux traduire : non loin de ses deux parents, c'est-à-dire de TAranl.

dont VOUS aimez l'habitation. Baux (généreuses), vous êtes nos mères.

4. Que ces Eaux divioes viennent heureusement satisfaire à nos désirs et à notre soif. Qu'elles coulent pour notre félicité.

5. Baux, qui êtes reines des hommes et mattresses de la richesse, je vous demande un remède à mes maux.

6. * Dans les Eaux, m'a dit Soma, sont tous les remèdes. Âgni fait le bonheur de tous, et les Baux guérissent tous les maux.

7. Eaux salutaires, protégez mon corps contre les maladies ! que je puisse longtemps voir le soleil !

8. Baux purifiantes, emportez tout ce qui peut être en moi de criminel, tout le mal que j'ai pu faire par violence ou par libertinage *.

9. En ce jour, j'ai honoré les Eaux ; nous nous sommes présentés avec (des coupes remplies de) ce précieux élément. Agni, toi qui aimes les libations, viens, et couvre-moi de ton éclat *.

DIALOGUE D'YAMA ET d'YAMI. — RICHIS* .'

YAMA ET YAMI.

{Mètre : Trichtoubh.)

1. (Yaml). Qu'un ami vienne à son amie. Traverse le large océan (de la mort). Que le sage (Vivaswàn), pour fruit de ses méditations, voie le petit-fils de son père s'étendre sur la terre.

1. Les strophes suivantes se trouvent déjà section 1, lect. Il, hymne iv.

2. Dans le môme passage, première section, lecture ii, hymne iv, strophe 22, j'ai commis une erreur de traduction j'avais lu sapé, au lieu de sépé.

3. Un manuscrit contient une strophe de plus, qui n'est point dans le commentaire.

4. J'ai déjà prévenu que le mot auteur ne traduisait pas exactement le mot richi. Le Richi n'est pas toujours Fauteur d'un hymne; c'est ce.ui qui y prend la parole. Dans plusieurs hymnes précédents j'avais douté du bon emploi que je faisais du mot auteur, (Voyez page 508, col. 2, note 1. Ici je n'ai pu éprouver aucune hésitation. L'hymne que nous aUons traduire semble être une scène d'un petit drame sacré, dont nous n'avons que cette page. En effet, Yama doit se décider à remplir son office éternel; il doit renaître pour mourir encore.

Yama et Yaml sont deux enfants de Yivaswân. Yoy. page 511, coL 1, note 1. Yaml, sœur et épouse d'Yama, me parait être, selon l'usage, la prière employée pour Yama; ainsi Indrànl est l'épouse d'Indra, Âgnàyl celle d'Agni, etc. Quant au personnage d'Yama, il me semble être pour Âgni ce que Varouna est pour Mitra : c'est Agni nocturne, c'est Agni mort dans le sacrifice, et endormi dans TArant, d'oà il doit renaître. Dans l'hymne vu, qui va suivre, le poète dit que Vrihas-

INDE. - POÉSIE LYRIQUE

[Leet. VI.]

2. (Yama). Ton ami ae recherche point ton amitié. Si nous avons la même origine (que les autres dieux), notre forme est difTérente K Les enfants du grand Asoura • sont des héros qui soutiennent le ciel; ils étendent leur large puissance.

3. (Yaml). Tous ces immortels désirent quelque chose, ne serait-ce que Toffrande d'un mortel. Moi, ma pensée est unie à la tienne. Que mon époux naisse, et se revête d'un corps.

4. (Yama). Je suis juste, et ne veux point condamner comme injuste ce que nous avons déjà fait. (Je sais) que le (divin) Gandharwa (est notre père), qu'au sein des ondes (célestes) Apyà * est son épouse et notre mère. Notre naissance est illustre.

pati, le Sacrifice, meort, et livre son corps à Yama. La signification de ce mot doit élre ceUe qu'indique le Dictionnaire de M. Wiison, n« 3. Ceaalion, stop, concluiion, finith. Yama, c'est Agni, qui a cessé de briller ; c'est te sacrifice qui est éteint; c'est la noirceur de la nuit qui a remplacé l'éclat du jour; c'est l'interruption (lu sacrifice perpétuel de la lumière et de la vie. Yama est le feu latent, enseveli dans TArant, et que l'effort fies prêtres doit ressusciter : c'est Agni privé de sa flamme, c'est le soleil de nuit dont la chaleur est morte. Les compagnons d'Yama sont les Pitris, c'est-à-dire les Pèrft du sacrifice, les Dévas dont les feux ne brûlent plus (Voy. page 347, col. 1, note 3, les Rites personnifiés dont l'œuvre est terminée. Quand on considère ces Dévat du ftacriÛce comme des êtres réels, ils sont aussi appelés Pitris ou Pèret des sacrificateurs, sages antiques qui passent pour avoir institué les cérémonies du culte : ce sont alors des MAnes, et Yama est leur roi. En sa qualité d'Agni. Yama préside aux funérailles ; il y est invoqué comme gardien des morts, et ses feux y consument les chairs; les os sont déposés dans la terre soug sa surveillance. « Yama est un Djàtavédas, » dit le poêle ; « mais c'est un Djàtavédas différent de celui des sacrifices. » C'est-à-dire qne c'e<t le même être, avec une destination différente. Son origine indique encore que c'e^it un dieu du sacrifice. Twaclitri, Agni organisateur, a enfanté Vivaswân, c'est-à-dire l'êire brillant, l'être sacrifiant, Agni, dieu du sacrifice et dieu de la lumière. 11 lui donne pour épouse Saranyoû, qui est la succession diurne du sacrifice, ou plutôt la Libation, flinsi unie à Agni. Vivaswàn et Saranyoû ont pour enfant Yama, qui est la cessation du sacrifice, la mort de la lumière. Par toutes ces considérations, je me crois fondé à regarder Yama comme une des formes d'Agni. La légende des Pourânat ne ressemble pas tout à fait à celle du Rig-Véda : cependant le dernier trait de cette même légende, qui donne à Yama un pied (pada) desséché, semble faire allusion au foyer {pada) d'Agni, dont la flamme est épuisée.

i. Je n'ai pas donné le même sens que le commentaire qui explique cette pensée, en disant que l'un est mâle, l'autre femelle.

2. Je suppose que ce sont les rayons du soleil, que désigne ainsi Yama. Ce sont peut-être les Adityas.

3. Apyà est un nom de Saranyoû, qui circule au milieu des ondes célestes, ou qui nait au sein des libations. Plus bas Apyà est la Libation même.

5. (Yaml.) Notre aïeul le divin Twachtri ", et Savitri qui donne toutes les formes, ont voulu qu*au sein même (de notre mère) nous fussions mari et femme. Personne ne peut détruire ces œuvres. La Terre et le Ciel nous connaissent ; (ils connaissent) notre père.

6. (Yama.) Qui a connu son premier jour? Qui Ta vu alors ? qui peut ici en parler ? La demeure de Mitra et de Yarouna est grande. Que me dis-tu, ô toi qui veux le mal des hommes ?

7. (Yami.) Yamt désire Yama. Elle veut avec lui dormir dans un même sein. Comme une épouse pour son époux, je veux pour toi parer mon corps. Roulons ensemble ainsi que les deux roues d'un cbar.

8. (Yama.) Les œuvres brillantes des dieux ne peuvent un instant s'arrêter dans ce monde. 0 toi donc qui frappes (les hommes),cherche promptement un autre époux que moi. Roule avec lui ainsi que les deux roues d'un char.

9. (Yaml.) Que les offrandes soient présentées à Yama le matin et le soir. Que l'œil du Soleil se rouvre pour lui. Que le Ciel et la Terre soient encore un couple de bons parents. Qu'Yaml retrouve un époux dans Yama.

10. (Yama.) Nous sommes arrivés dans un âge où les épouses doivent supporter la perte de leurs maris. 0 femme, étends ton bras sous (la tète) d'un homme. Désire un autre époux que moi.

il. (Yaml.) Qu'est-ce qu'un frère qui n'est point votre protecteur? Qu'est-ce qu'une sœur livrée à Nirriti? Dans mon amour, je parle beaucoup. Rapproche ton corps du mien.

12. (Yama.) Je ne rapprocherai point mon corps du tien. On a déclaré pécheur celui qui épouse sa sœur. Cherche le plaisir avec un autre que moi. 0 femme, ton frère ne veut point de toi.

13. (Yaml.) Hélas! Yama, tues cruel. Je ne reconnais ni ton cœur, ni ton &me. Qu'une autre t'enlace avec sa ceinture, et t'embrasse comme la liane * (embrasse) Tarhre.

14. (Yama.) Yaml, embrasse un autre; qu'un autre t'embrasse comme la liane (embrasse) l'arbre. Désire son amour. Qu'il désire ton amour. Que votre union soit heureuse.

1. C'est-à-dire Agni céfrsie arrangeur de forme*, i. Le nom de ret arbuste est libondjà.

[L«!t. VI. J

HIG-VÈDA. — SECTION SEPTIÈME.

A AGlfl. — BICHI : AGNI HAVIRDANA.

! ont des dieux pour enfants. Qu*aucun ne soit exclu de ces lieux.

{Mètre : Trichtoubh.j

1. En faveur de son serviteur, le grand, Tinvincible, le généreux (Agni) verse le lait du brillant sacrifice '. Ainsi que Varounu, il connaît tout. (Dieu) adorable, qu'il honore les Ritous dignes de nos sacrifices.

2. Que la Libation, épouse du Gandbarwa (lumineux) *, permette à la Prière d'élever sa voix, et conserve ma pensée. Qu'(Agni, surnommé) Aditi^ nous affermisse au milieu de nos offrandes. Que notre frère aine fasse avant tout entendre ses accents.

3. Heureuse et féconde, opulente et glorieuse, TAurore a été donnée à Manou, alors que pour Tœuvre du sacrifice a été enfanté Âgni, pontife désiré, et ami (des bommes).

4. L'épervier (sacré) *, dans son vol rapide, a apporté dans le sacrifice ce (dieu) sage, brillant et fort. La Prière nait, et en même temps les Âryas reçoivent les clartés d*Âgni sacrificateur.

5. 0 Agni, nous t'entourons de nos hommages, et tu te plais au milieu des holocaustes deManou, comme les fleurs sur la prairie. Tu aimes à venir avec tous les (dieux) recueillir la louange dont t'enivre le sage.

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