‹ --Rig-védaChapitre 728 sur 874 · C*est le dieu de la mort · texte numérisé non relu

C*est le dieu de la mort

2. La pierre sous laquelle on va mettre les restes dn mort, me semble le rempart dont il parle ici. C'est la caverne (Parwata) où la Mort sera enfermée.

INDE. — POÉSIE LYIUOUB.

[l^t. VII. I

yants. Qu'aucun autre, parmi ce peuple, ne s'engage dans cette route. Qu'ils vivent cent et cent automnes. Qu'ils enferment Mrityou dans sa caverne.

5. Les jours et les saisons se succèdent heureusement ; le plus jeune remplace le plus ancion. 0 (Dieu) qui soutiens (les hommes), fais que la vie de ce peuple soit ainsi disposée.

6. Levez-vous *■ ; entourez celui que le temps a frappé, et, suivant votre âge, faites des efforts pour le soutenir. Que Twachtri, distingué par sa noble lignée, soit touché de votre piété, et vous accorde une longue vie.

7. Laissez approcher avec leur beurre onctueux ces femmes vertueuses qui possèdent encore leur époux. Exemptes de larmes et de maux, couvertes de parures, qu'elles se lèvent devant le foyer.

8. Et toi, femme, va dans le lieu od est encore la vie pour toi. Retrouve dans les eofants qu'il te laisse celui qui n'est plus. Tu as été la digne épouse du maître à qui tu avais donné ta main.

9. Je prends cet arc dans la main du trépassé pour notre force, notre gloire, notre prospérité. 0 toi, voilà ce que tu es devenu. Et nous, en ces lieux, puissions-nous être des hommes de cœur, et triompher de tous nos superbes ennemis !

10. Va trouver la. Terre, cette mère large et bonne, qui s'étend au loin. Toujours jeune, qu'elle soit douce comme un tapis pour celui qui a honoré (les dieux) par ses présents. Qu'elle te protège contre Nirriti.

11. 0 Terre, soulève- toi. Ne blesse point (ses ossements). Sois pour lui prévenante et douce. 0 Terre, couvre-le, comme une mère (couvre) son enfant d'un pan de sa robe.

12. Que la Terre se soulève pour toi. Que sa poussière t'enveloppe mollement. Que dans ces maisons chaque jour coule le ghtita; qu'elles te présentent un asile.

13. J'amasse la terre autour de toi ; je forme ce tertre, pour que (tes ossements) ne soient point blessés. Que les Pitris gardent cette tombe. QuTama creuse ici ta demeure.

14. Les jours sont pour moi ce que les flèches sont pour la plume qu'elles emportent. Je contiens ma voix, comme le frein (contient) le coursier.

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