AU DIEU DU JEU, PAR CAVACHA
(Mitree : Djagatl et Trichtoubh.)
i. J'aime avec ivresse ces (enfants) du grand Yibhàdaca >, ces (Dés) qui s'agitent, tombent dans l'air et roulent sur le sol. (Mon ivresse) est pareille à celle que cause le Soma, né sur le Moudjav&n * : que Yibhàdaca, toujours éveillé» me protège !
2. J'ai une épouse qui n'a contre moi ni colère, ni mauvaise parole. Elle est bonne pour mes amis comme pour son époux. Et voilà la femme dévouée que je laisse pour aller tenter la fortune !
3. Cependant ma belle-mère me hait, mon épouse me repousse. Le secours que me demande le pauvre est refusé. Car le sort d'un joueur est celui d'un vieux cheval de louage.
4. D'autres consolent l'épouse de celui qui aime les coups d'un Dé triomphant. Son père, sa mère, ses frères lui disent : « Nous ne le connaissons pas. Emmenez-le enchaîné. »
5. Quand je réfléchis, je ne veux plus être malheureux par ces (Dés). Mais en passant les amis me poussent. Les (Dés) noirs en tombant ont fait
traduit le mot tUnâni par queue. Ici il le rend par fil {Soûtràni). Voy. section I, lecture vu, hymne xi, slance 8, et la note.