‹ --Rig-védaChapitre 820 sur 874 · Voy. section III, lecture ii, hymne i, st · texte numérisé non relu

Voy. section III, lecture ii, hymne i, st

diverse et la crinière flottante, comparables au soleil et à la lune.

3. Quand, uni aux rapides (Marouts), Indra attelle ces brillants (coursiers) sans les avoir abreuvés (aux ondes du soma)^ alors il faiblit, il tremble devant l'impie (Vritra) comme un simple mortel.

4. En faveur d'Ayou qu'il veut récompenser, Indra vient avec (les Marouts) dépouiller les chars de ses adversaires. Indra est le maître de deux (coursiers) hennissants, dont l'œuvre est diverse.

5. II monte sur (le cliar que traînent ces coursiers) à la crinière flottante, à la brillante encolure. Et le (Dieu), de ses deux puissantes mâchoires, brise (les Asouras).

6. Doué, ainsi que les Marouts, d'uae force merveilleuse, ce héros accomplit avec eux les promesses qu'il se charge lui-même de proclamer. Tel est Ribhou avec ses œuvres, (tel est) Màtariswan.

7. Il a fait la foudre pour exterminer leDasyou, ce (dieu) à la forme brillante, à la barbe d'or, à la m&choire indomptable, grand comme le monde.

8. Charmé de nos chants, guéris nos maux. Que nous triomphions des impies qui ne te célèbrent point. Tu aimes les sacrifices avec toutes leurs cérémonies.

9. Quand sur le char du sacrifice nous plaçons la charge des trois (feux), alors avec les (Marouts) tu montes sur le vaisseau glorieux que t'a préparé Ayou.

10. Pour ta gloire a brillé la Vache féconde (du sacrifice) ; pour ta gloire (s'est levée) la Cuiller, pleine d'un pur {soma) qu'elle verse dans ta coupe.

11.0 (Dieu) qui donnes la vie, (en toi se trouvent) mille secours, quand Soumitra ou Dourmitra élève la voix pour te louer, quand par la mort du Dasyou tu veux sauver le fils de Coutsa, oui, quand par la mort du Dasyou tu veux sauver l'enfant chéri de Coutsa.

LECTURE SIXIEME

AUX ASWINS, PAR BBOOTAXSA, FILS DE

CASTAPA.

{Méir$ : Trichtoubh.)

1. Vous commencez votre travail; vous étendes votre œuvre, comme le tisserand (étend) sa

[Uct. VI. j

RIG-VÊDA. — SKCTION HLITIÈMK.

toile. Aussi (le poète) youschaote, et vous invite à venir. Tels que deaic (convives) amenés par le beau temps, vous embellissez notre festin.

2. Vous arrivez, tels que deux coursiers, pour vous charger de nos holocaustes, et vous vous attelez au char rapide de notre chantre. Vous êtes, au milieu des nations, semblables à deux messagers glorieux. Pareils à deux buffles (sauvages), ne vous éloignez pas de nos libations.

3. Unis ensemble comme les deux ailes de Toiseau, comme un beau couple de bœufs, vous arrivez au sacriGce. Vous apparaissez tels que deux flambeaux allumés par le pieux Âgni, tels que deux (soleils) qui parcourent (le monde).

4. Vous êtes pour nous toute une famille, deux pères (généreux), deux fils pleins de courage, deux rois brillants et victorieux. Tels que deux nuages * qui embellissent (le monde), tels que deux rayons qui le vivifient, tels que deux (coursiers) rapides, accourez à notre invocation.

5. Tels que deux superbes taureaux; tels que deux amis bons et fortunés, généreux et magnifiques; tels que deux coursiers redressant leur noble corps, ou tels que deux béliers* brillants des feux (du sacrifice), vous êtes dignes de nos offrandes et de nos holocaustes.

6. Pareils à ces conducteurs qui, avec leurs crocs, domptent la fierté (des éléphants), ou à ces guerriers qui frappent (leur ennemi) et partagent ses dépouilles, pareils à deux victorieux enfants des Nuages *, enivrez-vous (de notre soma)^ et donnez Timmortalité à mon corps mortel.

7. (Héros) terribles et vigoureux, vous donnez la vie à nos membres faibles et mortels, qui traversent (les maux terrestres) comme Teau (traverse les corps) ; tels que deux Ribhous habiles à détourner les fléaux, ou tels que le Vent rapide qui déchire (le nuage) et règne sur la richesse.

8. Semblables à deux foyers éclatants, ils recèlent en leur sein un miel (délicieux) ; ils portent avec eux la fortune. Ils ont des traits qui donnent le bonheur. Parfaits de corps et d'àme, ils s'avancent tels que des oiseaux à la taille majestueuse, ou tels que des (prêtres) vénérables.

9. Pareils à deux géants qui s'élèvent au-dessus de la surface des eaux, vous êtes comme les pieds

1. J'ai rendu par nuages le mot tryâ, qae le commentatear traduit par annavantô,

2. Voy. la iradaction da Sàma-Véda, par Stevenson. Préface, pages 4 et 5.

3. Oudanyadja : j'ai pensé que Tanienr désignait ainsi las Vents.

qui nous servent à traverser le gué. Vous êtes aussi comme les oreilles, et conservez (la voix) de votre chantre; vous êtes comme les membres, et jouissez de toutes nos œuvres.

10. Tels que Tabeille, vous formez un doux miel; tels que des maîtres prévoyants, vous engraissez la vache à la mamelle traînante. Ainsi qu'à des ouvriers couverts de sueur, une (heureuse) nourriture vous est offerte; ainsi qu'à des vaches fatiguées, une herbe abondante vous est préparée.

11. Nous voulons vous combler de louanges et d'offrandes. Venez sur le même char accueillir notre prière : (venez prendre) au milieu des Vaches (du sacrifice) Tholocauste et la libation qui sont votre nourriture. Que Bhoûtànsa remplisse le désir des Aswins.

HVMNE II.

ÉLOGE DE LA LIBÉRALITÉ «, PAR OIVTA, FILS d' AXGIRAS.

{Métrei : Trichtoubh ei Djagatl.)

1. Le grand corps d'Indra vient d'apparaître. La vie sort des ténèbres. L'auguste Lumière, donnée par les Pères (du sacrifice), est arrivée. Une large voie est ouverte à la Libéralité.

2. Ils s'élèvent dans le ciel avec le soleil, les (hommes) généreux qui donnent des chevaux, de l'or, des étoffes. Ils sont admis au partage de ton ambroisie, ô Soma, et prolongent leur carrière.

3. La Libéralité, divine et secourable, est une partie du sacrifice. Elle n'est point connue des impies, qui sont avares. Mais les sacrificateurs * généreux, dans la crainte du blâme, ont de nombreux présents à offrir.

4. Tandis que le feu de 1 holocauste brille en l'honneur de Vâyou qui fait couler mille torrents, d'Agni qui donne la lumière, des (autres dieux) qui veillent sur les hommes, de nobles seigneurs, au milieu de la fête, distribuent le lait de la Libéralité, qui compte sept mères *.

5. Le (mortel) pieusement libéral est le premier que l'on cite; il marche à la tête des autres mortels. Je regarde comme roi parmi les hommes celui que distingue la Libéralité.

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