‹ --Rig-védaChapitre 828 sur 874 · Le mot Vedi est sous-entenda dans le texte · texte numérisé non relu

Le mot Vedi est sous-entenda dans le texte

4. Le commentateur croit qae ces deux personnage? que je suppose être Agni et Aditya, sont l'époux et réponse qui offrent le sacrifice, ou bien le prêtre et le père de famille.

5. Quelles que soient les explications embarrassées du commentaire, ce dieu me semble être Agni, dont la flamme s'élève du foyer et illumine l'air. Dans ses mouvements ondoyants, celte flamme lèche la terre du foyer, qui est sa mère, et qui parait à son tour lui rendre cette caresse.

6. Cet antre dieu est Aditya ou le Soleil, qui est formé par le sacrifice ; on compte ordinairement douze Adityas, représentant les douze mois.

7. Les sages composent des invocations poétiques qui sont prononcées, en même temps qoe Ton fait la libation, en l'honneur des diverses divinités, dont même eUes portent le nom. Le commentaire entre à ce sujet dans quelques explications qui m'ont paru un peu con-

INDE. - POÉSIE LYRIQUE

[Leet. VI. I

6. Outre ces douze coupes, les auteurs des mètres (sacrés) en remplissent encore six, et trente, et quatre. Ainsi avec la prière les poètes forment le Sacrifice, et donnent pour roues à son char riiymne et le cbant *.

7. En rhonneur de ce grand (dieu) quatorze ■ autres (coupes sont encore remplies). Sept sages le dirigent avec leurs voix. Qui dira par quelle route on amène les (Dieux) à ce fîrtha (appelé) Apnan ', où se boit le soma^

8. On compte les hymnes par cinquante mille. Le nombre en est si grand que le ciel et la terre sont étendus. (Que dis-je ?) en Tlionneur du grand (Dieu) ils existent par milliers de mille. La (sainte) prière se multiplie de môme que le sacrifice.

9. Quel sage connaît toute la suite des mètres? qui a parcouru tout le champ de la prière ? Parmi nos prêtres est-il un huitième Riclii ? Qui possède les deux coursiers d'Indra *?

10. Cependant (les chevaux du soleil) sont arrrivés aux confins de la terre, et le char auquel ils sont attelés s'est arrêté. (Les Dévas) leur ouvrent la demeure du repos, pendant qu'Yama règne dans le palais (céleste).

A AGICI, PAR OOPASTOL'TA, FILS DE VRICHTIHAVYA.

(M/tres : Trichtoubh, Djagati et Sakwart.)

1. La tâche du jeune nourisson est admirable; mais ses deux mères ne sauraient le soutenir ^ Celle qui Ta enfanté n'a point de mamelle ; et cependant (il grandit), il est bientôt assez fort

fuses. Le soleil amène des di>isioDS de Tannée en douze mois, en trente jours, en quatre saisons : par son lever et son coucher il trace une Ugne droite ; par son midi il indique la place d'une autre ligne, qui doit couper la première à angles droits, et les extrémités de ces deux' iignes forment les quatre disas. A l'occasion de ces diverses divisions du temps et du ciel il y a des sacrifices, et nécessairement des prières et des libations.

Page 1