A INDRA
RICHI : SOUPARXA, FILS DE TARKCHTA.
(Mètres : Câyalrî, Yriahlî et Pankti.)
1. 0 sage (Indra), l'immortel Indou vient vers loi, tel qu'un coursier, robuste et impétueux.
2. Redoutable Ribliou, il est digne de nos louanges, (il est l'espoir) du sacrificateur. (Merveilleux) Ribhou, il apporte cette (sainte) ivresse qui aiguise la foudre " et prépare la victoire.
3. A la vue de l'épervier ' puissant, que le taureau Ahlsouva * abandonne le lait de ses (Vaches célestes).
4. L'oiseau, enfant de l'épervier (poétique) \ appelle du ciel le char d^Ahi qui a cent roues.
5. L'épervier t'apporte dans sa serre ce beau, cet innocent (soma) qui doit être ta nourriture, qui donne la vie et augmente la famille.
6. C'est ainsi qu'Indra, s'unissant à Indou, obtient parmi les Dévas un grand ascendant. 0 (Dieu) puissant, par notre œuvre tu reçois la libation, c'est-à-dire la nourriture et la vie.
1. Voy. page 109, col. 2 et alibi. Bhondjyou, fils de Tongra (l'eau), me semble èlre le nuage tombé daus la mer, et ramené à travers les airs par la force des rayons da Jour. C'est peut-être aussi le Soma ei trait du Samoudra.
2. Traduction de l'épithète oûrdhwacriiana, dont le commentaire fait un nom propre.
3. Nous avons vu que cet épervier est la Gàyatri, le mètre poétique.
4. Ablsouva est un Asoura. Voy. page 423, col. 1. Je suis loin d'être d'accord avec le commentaire pour la traduction de ce passage.
5. Je suppose que Toiseau, enfant de Tépervier, c'est rbymne lui-même.
HYMNE III
A l'arbre de la SCIEICCE SACRÉE, APPELÉ PATHA. — RICHI : IXDRANI.
[Mitres : Anouchtoubh et PankU.)
1. (Indrâni * parle.) Je cultive cet arbre vigoureux, par le moyen duquel on tue sa rivale et Ton obtient un époux.
2. (Arbre) puissant et fortuné, que soignent les Dévas et qui étends tes larges feuilles, tais que je voie ma rivale s^éloigner de la maison, et mon époux être tout à moi.
3. (Arbre merveilleux et) grand, je suis grande aussi ; plus grande que tout ce qui est grand, comme ma rivale est plus basse que tout ce qui est bas.
4. Je ne prononce pas son nom ; elle n'est point de notre race. Nous envoyons ma rivale dans une contrée lointaine.
5. Je suis forte ; tu es fort également. Tous deux vigoureux, nous devons vaincre ma rivale.
6. Donne-moi ta force victorieuse ; que je la reçoive avec celle de (mon époux). Que ton âme vienne à moi, comme la vache va vers son nourrisson, comme Tonde suit son cours.
IIVMNE IV.
A ARA?rTANI *, PAR DÉYAMOUNl, FILS n'iRAMHADA
[Mètre : Anouchtoubh.)
1. 0 Aranyànl, habitante des forêts, pourquoi ne viens-tu pas dans le bourg ? Pourquoi as-tu Tairde craindre?
2. Cependant le taureau revient, répondant par son mugissement à la voix qui l'appelle. Gomme il parait grand dans la forêt au milieu de ses (Vaches) au col allongé !
3. Ainsi les Vaches paissent l'herbe ; la maison brille à la vue, et Aranyànl doit atteler le soir ses chariots.
4. L'un appelle la vache; l'autre fend le bois. Celui qui habite dans Aranyànt ' a fait le soir entendre sa voix. On sent sa présence.
5. Aranyànt est bonne, et personne ne veut la blesser. On connaît ses doux fruits, et Ton veut en goûter.
i . lodràni est le rig, la prière consacrée à lodra. et regardée comme sou épouse.