‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 1028 sur 1127 · Le commentaire dit que c’est Pouroùravas · texte numérisé non relu

Le commentaire dit que c’est Pouroùravas

4. On raconte que Tarasa était un Alriga, en faveur duquel Bhouiijyou se changea en Mrigi, et dont elle s’éloigna, effrayée par le chasseur.

10. (Pouroùravas parle.) Telle que l’éclair qui vient et brille, tu m’apportes les trésors de l’air, Qu’un fils 1 naisse (de nous), actif, généreux, bon pour les hommes. Prolongez la vie d’Ourvasî.

11. (Ourvasî parle.) O Pouroùravas, tu es né pour la défense d’une Vache (divine) 2. C’est de toi que je tiens ma force. Ma sagesse t’a chaque jour donné des avis : tu ne m’as pas écoutée. Que peux-tu dire en me perdant?

12. (Pouroùravas parle.) Depuis quand empêche-t-on le fils, qui aime son père , de crier , de pleurer en le voyant (partir) ? Qui peut séparer deux époux bien unis, lorsque Agni brille aux yeux de leurs beaux-pères ?

13. (Ourvasî parle.) Je veux te répondre. (Ce lils dont tu parles) peut pleurer ; il peut crier. Cependant on ne crie pas pour une douleur qui donne le bonheur. Je t’enverrai (l’enfant) que je porte en mon sein. Retourne dans ta maison. Insensé, tu ne peux me conserver.

14. (Pouroùravas parle.) Ainsi, que le serviteur des Dieux tombe sans mouvement en voulant s’élever. Qu’il se trouve à la discrétion de Nirriti. Que les loups acharnés le dévorent.

15. (Ourvasî parle.) O Pouroùravas, ne meurs pas. Garde-toi de tomber, et de te livrer à la dent des loups. Les femmes, qui aiment, n’ont point des cœurs de chacals.

16. J’ai habité parmi les mortels durantquatre nuits d’automne 3, alors que les objets changent de forme. Chaque jour je n’ai pris qu’une goutte de ghrita. Je m’en vais satisfaite.

17. (Pouroùravas parle.) Tel que Vasichtha 4, je suis soumis à Ourvasî qui remplit l’air et donne la pluie. Que les dons de ma piété te plaisent. Reviens; mon cœur brûle pour toi.

18. (Ourvasî parle.) O fils d’Ilâ, voici ce que les Dieux te disent : « Tel que tu es, tu te trouves soumis à la mort. Que ton enfant honore par l’holocauste ia race divine. Et toi, viens au ciel te livrer aux plaisirs. »

Page 1