Ces chevaux portent le nom de hari, mot que le
dictionnaire rend par green. Je n’ai jamais compris comment la couleur verte pouvait être celle d’Indra, et j’ai toujours traduit ce mot par azuré ou par brillant. Hari n’est pas seulement une épithète d'Indra; celte épithète appartient à tous les dieux, et surtout à Soma,
qui, issu d’une plante, la mériterait mieux que les autres.
breuvage une vigueur nouvelle. Emporté par le soma , rassasié des mets (sacrés, Indra) fait passer ses coursiers à travers tous les maux (de la vie).
9. Telles que deux coupes, ses deux mâchoires brillantes se séparent pour s’emplir de soma. Dans le vase (du sacrifice) il purifie ses coursiers; lui-même il savoure la joyeuse liqueur.
10. (Indra) dans sa douce ivresse s’établit au ciel et sur la terre : tel qu’un coursier (belliqueux), il appelle le combat. La grande Prière t’invoque. A sa voix tu viens avec force recevoir l’abondante offrande qui t’est préparée.
11. Excité par ton désir, tu remplis de ta grandeur le ciel et la terre. Tu aimes nos hymnes ; nos prières te sont chères. 0 (Dieu) qui donnes la vie *, dévoile aux yeux de Soùrya, (surnommé) Hari , l’heureuse demeure de la Vache (céleste).
12. O Indra, dont la bouche est humide de soma, que ton char soit traîné au milieu des peuples, suivant tes désirs. Bois de ce miel qui t’est présenté ; goûte de ce breuvage que les dix doigts ont préparé pour le sacrifice.
13. O (Dieu) que traînent deux coursiers azurés, bois de nos premières libations. Cette offrande est tout entière pour toi. O généreux Indra, enivre-toi d’un soma aussi doux que le miel ; qu’il soit englouti dans ton ventre.
HYMNE III