O Agni, donne-nous une fortune solide et
1. Je pense que ce mot Rahoûgana est le même que Raghougana. Raghougana est présenté par le commentateur comme le père de Gotama, auteur de cet hymne; ce Gotama était le pouroliita des rois Courou et Srindjaya.
2. Cet hymne, en partie, célèbre Agni, surnommé Vêdyouta, c’est-à-dire cette forme du dieu répandue dans l’air, allumant la foudre et l’éclair, et pénétrant dans toute la nature et dans nos corps même, pour y porter la chaleur vitale. C’est peut-être le même que Twachtri, le dieu qui modèle les formes et les anime.
3. Ahi est la personnification du nuage, et surtout du nuage orageux.
4. 11 faut savoir que les prêtres, après avoir établi Agni dans son foyer terrestre, travaillent ensuite à le transporter dans le soleil, qui va briller à l’horizon.
(Lect. V. |
digne d’envie, telle que tous les efforts (de nos ennemis) ne puissent la renverser!
9. 0 Agni, accorde-nous, avec la sagesse, une opulence qui nous procure tous les plaisirs de la vie, et nous rende l’existence agréable!
10. Gotama, toi qui aspires au bonheur, offre à cet Agni, dont la flamme est effilée, nos hymnes et nos chants pieux.
11. O Agni, qu’il périsse celui qui cherche à nous nuire soit de prés, soit de loin; et augmente notre prospérité.
12. Agni a mille yeux 1 ; (divinité) prudente, il écarte les Rakchasas ; sacrificateur, il honore (les dieux), digne lui-méme d’être honoré!
HYMNE XIX
A INDRA, PAR GOTAMA.
(Mètre : Gàyatrî.)
1. Le soma enivrant est préparé, et le prêtre y ajoute l’harmonie de ses chants. (Dieu) puissant qui portes la foudre, tu as avec vigueur chassé Ahi des plaines (célestes), consacrant ainsi ta royauté.
2. Nos joyeuses libations, versées en ton honneur et portées sur les ailes de l’épervier (poétique) 2, ont enivré ton cœur. Fort de ces offrandes, (dieu) armé de la foudre, au milieu des ondes (célestes), tu as avec vigueur frappé Vritra, consacrant ainsi ta royauté.
3. Viens, approche, et triomphe ; car ton arme est invincible. O Indra, ta force est véritablement virile ! Frappe Vritra, et par ta victoire délivre les ondes, consacrant ainsi ta royauté.
4. O Indra, de la terreau ciel, tu es vainqueur de Vritra. Envoie-nous ces ondes que poussent les Marouts, et qui sont une source de vie, consacrant ainsi ta royauté.
5. Vritra s’agite; Indra courroucé accourt, et de sa foudre lui heurte le front, invitant les ondes à couler, et consacrant ainsi sa royauté.
G. Indra, heureux de nos hommages, a heurté
1. Le poëte donne à Agni l’épiihète de Sahasrâkcha ( millioculus ), que les Pourànas prodiguent pour Indra. Les yeux d’Agni, dit le commentateur, ce sont ses flammes.
2. Le texte porte le mot Syéna, qui est le nom de l’épervier, et en même temps le nom d’un mètre poétique. Le commentaire indique ce sens en représentant le soma comme porté sur les ailes de la Gàyatrî. Sans cette indication du commentateur, j’aurais entendu que le soma est porté vers Indra par Agni, qui a la rapidité de l’épervier.