A A G XI, PAR CO G T S A
[Mètre : Trichtoubh.)
1. Deux (mères) * 1 de couleur différente et marchant d’un pas rapide, enfantent chacune un nourrisson. Du sein de Tune naît (Agni appelé) Hari 2, et honoré par les libations; du sein de l’autre naît (le Soleil, surnommé) Soucra 3, à la flamme éclatante.
2. Dix jeunes (ministres) 4, infatigables, font sortir du sein (de l’Arani), où il est renfermé, ce Twachtri 5 aux flammes aiguës ; ils amènent au jour ce (dieu) qui a plusieurs demeures, et qui, plein de gloire, vient briller parmi les hommes.
1. Il me semble que, pour expliquer ce passage, il faut croire que ces deux mères de couleurs diverses, ce sont la nuit et l’aurore. Quand la nuit va finir, on allume le feu du sacrifice, qui parait naître de la nuit même. Bientôt apparaît l’aurore, suivie du soleil : on dirait qu’elle vient de l’enfanter. Ces naissances et généalogies poétiques sont indépendantes de celles que l’imagination des poètes peut facilement produire ailleurs.
2. Ce mot offre plusieurs significations ; je le traduis ordinairement par azuré.