Voy. p. 73, c. 1, note 3; et p. 110, c. 2, note
3. Dieu de la mort. Les Aswins, dans leurs révolutions journalières, voient s’éteindre les générations.
4. Yoy. p. 109, c. 2, note 3. Le Uàdjarchi Tougra, poursuivi dans une ile par ses ennemis, voulut leur enlever du moins une partie de leur proie; il fit avec un corps de troupes embarquer son fils Bhoudjyou. Le vaisseau qui les portait périt dans des parages éloignés. La protection des Aswins fut utile au jeune Bhoudjyou, qui, suivant la légende, se sauva par la route de l’air avec ses compagnons, et, au bout de trois jours et trois nuits, fut rendu à son père. Mon opinion personnelle est que la plupart de ces légendes ne sont que des contes allégoriques. Je crois que Bhoudjyou doit être le soleil, peut-être le soleil pendant la nuit.
5. Les Asw ins sont portés tantôt sur un char, tantôt sur un vaisseau. Voy. p. 70, c. 2, note 1. Nous avons déjà expliqué (p. 62, c. 2, note 4) l’emploi du nombre trois, quand il est question des Aswins. Deux nombres nouveaux sont mentionnés ici : le nombre six, qui rappelle les six ritous ou saisons, et le nombre cent, pour lequel je n’ai aucune explication. C’est peut-être un nombre indéfini, exprimant une grande quantité. Ainsi Indra est le dieu aux cent prouesses ( Satacratou ); sa foudre a cent tranchants (Satadliâra). Vichnou, plus tard, a reçu les épithètes de Satadfuiman, de Satànanda, de Salâvarttin. Ce dernier mot se rapproche de l’idée contenue dans ce passage où cent roues sont données au char des Aswins; car Satâvavttin signifie qui a des centaines de révolutions. J’ose à peine dire que le nombre cent, répété trois fois, peut représenter les jours de l’année en nombre rond.
INDE
POESIE LYRIQUE
déposé dans son palais Bhoudjyou, monté sur votre navire aux cent gouvernails.
6. O Aswins, le cheval blanc que vous avez une fois donné au cavalier (que vous chérissez), est pour lui une continuelle bénédiction. Ce fut là, de votre part, un don merveilleux et mémorable. Nous devons souhaiter pour nous le coursier de votre serviteur Pédou *.
7. O maîtres, l’enfant de Padjra 1 2, Cakchivân, chanta vos louanges, et obtint de vous la sagesse. Vous avez du sabot d’un étalon, comme d’un filtre, tiré des centaines de vases 3 de liqueur.
8. Vous avez par (une onde) fraîche éteint l’incendie (qui dévorait Atri) 4 5; vous avez donné à ce Richi une nourriture qui a relevé ses forces. O Aswins, il était renfermé dans une horrible (prison); vous l’en avez retiré, et vous l’avez comblé d’un bonheur qui charme tous les sens.
9. (Dieux) véridiques, vous avez de ses fondements soulevé un puits, et, lui donnant un escalier facile, vous avez satisfait la soif de Gotama : vous avez ouvert pour lui comme une source abondante de félicité s.
10. (Dieux) véridiques et secourables, Tchyavâna était vieux : vous l’avez dépouillé de son corps comme d’une (ancienne) cuirasse. Vous l’avez rendu jeune; il était sans famille, vous lui avez donné de jeunes épouses 6.
1. Un favori des Aswins, Pédou, reçut d’eux un cheval blanc qui le rendit victorieux dans les combats.
2. Voy. p. 73, c. 2, note 6. Les Padjras étaient des descendants d’Angiras. Il faut croire que le père de Cakchivân était de cette famille. Il faut distinguer deux Cakchivân: l’un, moderne, fils de Padjra; l’autre, ancien, fils d'Ousidj. Voy. p. 50, c. 1, note 2. Cakchivân aveugle pria les Aswins, et obtint la sagesse.
3. Ces vases s’appellent coumbha. Le filtre, cârotara, est, suivant le commentaire, un panier d’osier revêtu de peau, où l’on verse la liqueur (sourd).
4. Voy. page 73, col. 1, note 2. Il me semble que la légende d’Atri représente la saison des pluies venant succéder à la saison des chaleurs. Les saisons sont au nombre de six, et quelquefois on n’en compte que trois, en les accouplant deux à deux. Les poètes, comptant les jours de l’année en nombre rond, n’en admettent que trois cents, dont le tiers est cent pour deux saisons; c’est le nombre des portes de cette maison de peine où les Asouras renferment Atri. Les six saisons sont : le Vàsanta et le Grêehma, le Vàrchica et le Sàrada, l’Hèmantica et le Sèsira, correspondant, les deux premières, aux mois védiques, Madhou, Mâdhava, Soucra et Soutchi; les deux secondes, aux mois Nabhar, Nabhasya, Icha et Oûrdja; et les deux dernières, aux mois Sahas, Sahasya, Tapas et Tapasya.
5. Ce miracle est attribué aux Marouts, lecture vi, hymne 5, et plus bas hymne 8. Pour Gotama, voy. p. 71), col. 1, note 1 ; et page 93, col. 1, note 2.