Voyez la mention de ce fait, p. 109, c. 2, note
7. Ridjrâswa, déjà nommé (voy. p. 102, c. l.note 2), est un Râdjarchi, fils de Vrichàgiri ; il immolait cent brebis pour les donner à une louve, qui n’était qu’une
[tect. VIII. J
17. La fille du Soleil \ portée au but par la vitesse de votre cheval, monta triomphante sur votre char, et les cœurs de tous les dieux l’y suivirent. (Déités) véridiques, soyez entourées de ses trésors lumineux!
18. 0 Aswins, lorsque, invoqués par le Bharadwâdja Divodûsa -, vous visitiez sa maison, votre char apportait la richesse et l’abondance à votre ami, (ce char) que traînaient un bœuf et un squale attelés ensemble s.
19. (Dieux) véridiques, qui amenez avec vous la richesse, la puissance, la force , qui donnez de brillants cnfans et de vaillants vassaux, vous êtes venus combler de vos dons la fille de Djaltnou, qui trois fois par jour vous offrait votre part du sacrifice \
20. Djâhoucha 5 était de toute part environné d’ennemis : (dieux) véridiques et exempts de vieillesse, vous l’avez, pendant la nuit, enlevé par la voie de l’air qui était libre, et votre char a facilement franchi les montagnes (célestes).
21. O Aswins! vous avez protégé Vasa 6, et lui avez accordé mille jouissances qui se renouvelaient chaque jour. Défenseurs généreux et redoutables, vous avez, avec Indra, détruit les ennemis de Prithousravas 7.
22. Le fils de Ritcbatca, Sara s, avait soif : vous avez pour lui soulevé l’eau du fond d’un puits. (Dieux) véridiques, pour Sayou 9 fatigué,
métamorphose de l’âne des Aswins. Son père le maudit et le priva de la vue, que les Aswins lui rendirent.
1. La fille du Soleil ou du Jour (voy. lecture viii, hymne i, vers i), c’est la Nuit. Le commentateur raconte que la fille du Soleil, qu’il nomme Soûryâ, était destinée par lui à Soma. Les autres dieux la demandèrent aussi en mariage. Ils convinrent qu’elle serait le prix d’une course qui aurait pour but le soleil ; les Aswins furent les vainqueurs, et firent monter Soûryâ sur leur char. Le passage que nous expliquons a l’air d’indiquer que la fille même du Soleil, comme une autre Hippodamie, courut la chance du combat, et fut victorieuse avec l’aide du cheval des Aswins.
2. Voy. p. 110, col. 1, note 9. J’ai pensé que le mot Bliaradwàdja était patronymique. L’Agnipourâna et le Harivansa font descendre Divodâsa de Vitatha, fils de Bliaradwàdja.
3. Singulière association, qui désigne peut-être la richesse du roi de Càsi, provenant de l’agriculture et de la navigation.
4. Djahnou est un ancien Ràdjarchi de la race lunaire. Le nom de Djâhnavi, ou fille de Djahnou, est donné à la rivière du Gange.