C’est-à-dire, la flamme du sacrifice
3. C’est avec quelque répugnance que j’ai suivi le sens donné à cette pièce par le commentateur, qui la regarde comme une action de grâces en l’honneur d’un prince ; je n’y voyais qu’un hymne en l’honneur d’Indra. Mais la liaison qui semble exister entre cette pièce et la suivante, m’a fait rejeter mon idée. Le commentateur dit que Cakchîvàn, après ses études, se met en voyage pour retourner chez son père, et s’endort sur la route ; Swanaya, fils de Bhâvayavya, le rencontrant, le fait monter sur son char, lui donne sa fille en mariage, et le ramène chez son père, comblé d’honneurs et de présents. Le commentateur trouve, dans les vers des
deux hymnes, qui se suivent, les divers détails que je viens de rapporter, et se voit obligé de mettre succes-
sivement la parole dans labouche de divers personnages.
Enrichi par ces présents et entouré d’une maison nombreuse, il verra, pendant de longues années, croître sa fortune et sa race.
2. {Le père de Caltchivan parle.) Qu’il ait de belles vaches, de bons chevaux, beaucoup d’or . Indra, assure une heureuse existence à celui qui vient à toi dès le matin, et semble te faire une chaîne de ses bienfaits l.
3. Aujourd’hui, agité dès le matin par le désir, j’ai revu l’enfant de mon amour 2, comblé d’honneur et porté sur un char magnifique. Prodigue le jus de la plante (sacrée), et par tes chants augmente la gloire de celui qui abat les forces de l’envieux!
4. (Le poète parle.) Les libations, vaches fécondes, apportent leur lait à celui qui prépare et à celui qui doit accomplir le sacrifice. Par les soins de ces deux hommes 5, coulent de toutes parts des flots de beurre mêlés aux mets (sacrés).
5. L’homme bienfaisant se prépare une place dans le ciel, et se range parmi les dieux. Pour un tel homme, les ondes célestes font descendre leur beurre (nourrissant); pour lui, une offrande est toujours féconde.
6. Les hommes généreux ont une destinée miraculeuse; leurs soleils brillent au ciel; ils ont part à l’ambroisie, et prolongent leur existence.
7. Puissent ces hommes généreux être exempts de fautes malheureuses! Puissent les maîtres vertueux n’éprouver aucun désastre! Autour d’eux qu’ils trouvent un protecteur! Que les chagrins n’habitent point avec celui qui est libéral !
ACTION DE GRACES (Suite), PAR CAKCHIVAN.
(Métrés : Trichtoubh et Anouchtoubh.)
1 . La reconnaissance m’inspire de vives expressions en l’honneur deBhâvya4, habitant le Sin d hou s ; de ce prince invincible et ami de la gloire,
1. Le commentateur trouve dans ce vers une allusion au nom de Cakchîvan, qui reçut de Swanaya une ceinture militaire.
2. Ces mots pourraient aussi s’entendre du soma; la plante dont on l’extrait est cherchée avec sollicitude, et ce breuvage peut bien être appelé par le poëte Yenfant du désir ou du sacrifice, ichteh poutra.
3. J’ai compris que les mots prinan et papouri correspondaient avec les mots îdjana et ynlcchyamàna.