‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 206 sur 1127 · Le texte dit Vrihaspali · texte numérisé non relu

Le texte dit Vrihaspali

[Lect. II. J

sur la terre ; qui, au nombre de onze *, habitez les ondes, ayez ce sacrifice pour agréable.

A AC. NI, PAU DinC H ATA MAS.

(Milles : Trichtoubh et Djagalî.)

1. Pour celui qui réside dans le lieu saint1 2 3 4 5, qui habite nos demeures, pour le brillant Agni, apporte le foyer, lequel est, pour ainsi dire, le trône (du dieu). Ainsi que d’un vêtement, couvre de la prière (Agni) pur et lumineux, au char resplendissant, (Agni) qui tue les ténèbres.

2. 11 naît sous deux formes 3; il reçoit (ici-bas) une triple nourriture *, et cette nourriture ensuite va augmenter le corps de (l’astre) qui roule autour du monde. Sous une de ces formes, il est près de nous, et il croît de ce que sa langue consume. Sous l’autre forme, il inonde (de rayons) bienfaisants ses serviteurs, que (d’en haut) il couvre de sa protection.

3. Marquées de teintes noires et vivement agitées l’une contre l’autre, ses deux mères “produisent leur nourrisson, lequel tourne vers l’orient sa langue 6 7, qui dans sa marche tremblante, rapide, tortueuse, réclame de grands soins, et s’engraisse des libations de son père 7.

4. Arrivent les (flammes) vives et légères, salutaires à Manou quand il veut poursuivre son œuvre 8 ; traçant un noir sillon, s’avançant d’un

1. Cette énonciation générale de 33 dieux est bien régulière. H n’est pas aussi facile de nommer ces dieux avec les distinctions ici tracées. Dans VOupnékhat, tome I, page 207, les 33 dieux sont les 12 Adityas, les 8 Vasous, les 11 Roudras, puis Indra et Pradjâpati, c’est-à-dire Brahma.

2. Ce lieu saint, c’est le védi, c’est-à-dire, l’espace réservé pour le sacrifice.

3. Il y a une espèce de correspondance entre le feu du sacrifice et le feu du soleil. Ces deux feux sont le même, et le soleil, pour s’allumer, semble attendre que le sacrifice soit commencé. Ce sont les libations qui nourrissent sa lumière ; le culte rendu au feu qui réside dans le foyer terrestre augmente l’ardeur du feu qui réside dans le disque céleste. Agni naît donc le matin doublement sur la terre et dans le ciel; il brille pour brûler au sacrifice et pour éclairer le monde.

4. Cette triple nourriture donnée au feu, ce sont les libations qui ont lieu trois fois par jour.

5. Ce sont les deux pièces de bois qui forment Tarant, et tirées du Sami et de l’Aswattha.

6. C’est-à-dire, sa flamme. Le foyer est tourné du côté de l’orient.

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