‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 217 sur 1127 · Ce sont des étincelles du feu · texte numérisé non relu

Ce sont des étincelles du feu

8. Ce sont, suivant le commentaire, le ciel et la terre, ou peut-être le malin et le soir, autrement les Aswins.

RlG-VÉDA. - SECTION DEUXIÈME.

[Lect. II. j

lui sont les bénédictions, pour lui les offrandes. Il est le maître de l’abondance, de la force, de la splendeur.

2. Il faut le prier : nul n’est trompé dans son attente, quand il est constant dans sa demande. Une première, une seconde prière peut être repoussée. L’homme qui ne se rebute pas doit compter sur la puissance d’Agni.

3. C’est pour lui que sont préparés ces vases (du sacrifice) ; c’est pour lui que sont composés ces hymnes 1 : que lui seul entende toutes mes paroles. 11 nous comble de biens, il nous met à l’abri du danger, il accomplit les vœux du sacrifice, il nous donne un secours infaillible, il nous aime de l’amour d’un nourrisson : qu’il reçoive et exauce (notre prière).

4. Quand vous êtes assemblés, il vient près de vous ; il naît avec les qualités qui appartiennent à sa nature. Il promet le plaisir et le bonheur à son dévoué serviteur, quand ses hymnes viennent le charmer au sein du foyer qu’il habite.

5. Telle est la forme qu’a revêtue (ce dieu) désirable et accessible, (ce dieu) qui pénètre dans le bois du bûcher. Le sage Agni, ami de la justice et du sacrifice, a révélé aux mortels ce qui doit leur être utile.

A AGNI, PAR DIRGHATAMAS.

(Mctre : Trichtoubh.)

1. Chante Agni aux trois têtes 2, aux sept rayons 3, placé entre les deux grands parents 4, et remplissant de ses clartés tout ce monde ou mobile ou inanimé.

2. Un généreux seigneur a rapproché ces deux (mères d’Agni) 5. Le (dieu) immortel a paru disposé à nous secourir. Ses pieds reposent dans le vase de terre; ses flammes sucent la mamelle (qui le nourrit).

1 . Le commentaire donne au mot arvaiîh le sens de sloutayah.

2. On distingue trois espèces de feux : ce sont les trois têtes d’Agni. Le commentaire explique encore cette idée en disant qu’Agni brille dans les trois mondes, ou bien qu’un l’allume à trois époques de la journée.

3. On décompose la flamme en sept rayons; suivant le commentateur, ces sept rayons seraient les sept espèces de mètres (tchhandas) sur lesquels se composent les hymnes.

Page 1