A INDRA, PAR M A D H O U TC H H A N D A S
[Mètre : Gâyatrî.)
1 . O Indra, viens à notre secours ! donne-nous de l’or : l’or procure l’opulence, la victoire, la force constante et durable.
2. Avec l’or, et protégés par toi, nous pouvons repousser nos ennemis et à pied 2 et à cheval.
3. Protégés par toi, ô Indra, nous prenons nos armes, auxquelles tu donnes la force de ta foudre, et nos ennemis sont vaincus dans le combat.
4. Avec nos héros armés de traits, mais surtout avec ton aide, ô Indra, nous résistons à la foule de nos adversaires.
5. En effet, Indra est grand et supérieur à tout : qu’il surpasse tout, le dieu qui porte la foudre ! sa force est comme le ciel, elle est immense.
6. Ce n’est pas seulement le guerrier qui obtient sa faveur dans la mêlée, c’est encore l’homme
1. Quelles sont ces cinq classes d’êtres ? Le commentateur pense que ce sont les quatre castes, auxquelles il ajoute les Nicliàdas. Il explique de la même manière le mot pânlchadjanya, qui se présentera plus loin. Mais je crois que les castes n’existaient pas encore à l’époque où ces hymnes furent composés, et, de plus, les Nichàdas n’étaient pas une caste. Yâsca suppose que par ces cinq classes il faut entendre les Gandharvas, les Pitris, les Dévas, les - Asouras et les Rakehasas. Un autre auteur retrouve les cinq classes dans les Dévas, les Hommes, les Gandharvas, les Apsaras et les Serpents, ou bien dans les Dévas, les Hommes, les Pitris, les Quadrupèdes et les Oiseaux. D’un autre côté, les Indiens reconnaissent cinq éléments. Ne seraient-ce pas les êtres appartenant
à chacun de ces éléments? M. Wilson donne au mot pânlchadjanya une étymologie qui a trait à cette explication. Je dois dire que la même idée se présente dans la ôe section, 8e lecture, et que ces cinq classes sont appelées enfants de Manou, pantcha Mànouchàh.
2. Littéralement, à coups de poing : le commentateur indique le sens que j’ai adopté.
qui désire un fils, c’est le sage qui s’attache à la prière.
7. Le sein d’Indra, altéré de soma, doit toujours en être rempli : telle la mer est toujours (gonflée d’eau), telle la langue est sans cesse humectée de salive.
8. C’est ainsi que la prière qu’on lui adresse, grande et sonore, assure à son serviteur des troupeaux de vaches; elle est pour celui-ci comme la branche chargée de fruits.
9. C’est ainsi que ton pouvoir, ô Indra, que ton secours est acquis au serviteur qui me ressemble.
10. Mais aussi l’hymne et le chant qui plaisent à Indra doivent être préparés; le soma doit être versé (pour le dieu qui l’aime).