Voy. page 1Ü9, col. 2, note ii
INDE. — POÉSIE LYRIQUE
[Lect. V.]
roues, (ce char) formé de trois métaux *, sur lequel, comme l’oiseau sur ses ailes, vous arrivez à la demeure de (l’homme) pieux.
2. Pendant que votre char aux belles roues se dirige vers le lieu (du sacrifice), pendant que vous vous arrêtez pour (recevoir) notre offrande, ô vous qui connaissez les moments favorables, que notre hymne, dieux magnifiques, célèbre votre beauté ! Vous accompagnez l’Aurore, fille du Ciel.
3. Montez donc sur ce char aux belles roues, qui, rempli d’holocaustes, aime à visiter le sacrifice, et sur lequel vous venez, ô dieux véridiques, avides de nos offrandes, dans la demeure où nous vous honorons, mon fils et moi.
4. Ne soyez pas exposés aux injures triomphantes de l’impie et de sa compagne. Ne nous livrez pas à l’abandon et à la ruine. C’est pour vous, (ô dieux) secourables, cette part dans nos offrandes, cet hymne, ces trésors de libations.
5. Secourables (Aswins), Gotama, Pouroumilha, Atri 2, l’holocauste à la main, implorent votre protection. Comme le voyageur qui suit avec exactitude la route indiquée, (dieux) véridiques, venez à mon invocation.
6. Puissions-nous traverser cette mer de ténèbres ! Que cet hymne, ô Aswins, soit accueilli de vous ! Arrivez ici par les voies que suivent les dieux. Que nous connaissions la prospérité, la force et l’heureuse vieillesse !
LECTURE CINQUIÈME
AUX ASWINS, PAR A G A S T V A .
{Mètre : Trichtoubh.)
1. Nous voulons, au lever de l’aurore, vous invoquer aujourd’hui, vous (invoquer) demain. Voici (Agni) qui vous porte la prière du père de famille; ô (dieux) véridiques, partout présents, fils du Ciel, (favorisez un serviteur) plus dévoué que Soudas 5 !
1. Le commentaire, qui donne ce sens, dit que ces métaux sont l’or, l’argent, et le cuivre. Je donnerais au mot tridhdtou un tout autre sens; j’y verrais plutôt une allusion aux trois stations du soleil.