‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 40 sur 1127 · A 1 X D U A ET A AGNI, PAR MÉDHATITH · texte numérisé non relu

A 1 X D U A ET A AGNI, PAR MÉDHATITH

f Métré : Gàyatrî.)

1. En l’honneur d’une race divine, la bouche des prêtres chante cet hymne, qui doit provoquer la généreuse reconnaissance (de ces dieux).

2. Ce sont eux dont la pensée a créé les chevaux radieux d’Indra, ces chevaux que la voix suffit pour atteler à son char; ils ont entouré le sacrifice de cérémonies (saintes).

3. Ils ont construit pour les véridiques Àswins un char fortuné qui fait le tour (du monde); ils ont produit la vache qui donne le lait.

4. Les Ribhous, puissants par leurs prières et par leur justice, ont rendu à la jeunesse leur père et leur mère.

1. Les Ribhous forment une classe de divinités. Suivant l’opinion de M. Nève, ce seraient d’anciens mortels élevés au rang des dieux. Fils de Soudlianwan, de la race d’Aogiras, ils sont au nombre de trois : Ribhou, Viblnvan et Vâdja. Il est à croire qu'ils établirent des cérémonies religieuses, et changèrent quelques-uns des anciens usages. Peut-être fondèrent-ils une espèce de culte en l’honneur des rayons du soleil, avec lequel on les a personnifiés en leur qualité de dieux. La légende leur attribue d’avoir ressuscité une vache (c’est-àlire le sacrifice), d’avoir rendu la jeunesse à leurs deux vieux parents (c’est-à-dire d’avoir ramené le sacrifice du malin, qui redonne la vie au ciel et à la terre), d’avoir fait des chevaux pour Indra, un char pour les Aswins (c’est-à-dire d’avoir célébré des sacrifices en leur honneur), enfin d’avoir divisé en quatre parties la coupe de Twachtri (c’est-à-dire d’avoir établi quatre libations au lieu d’une). Je croirais que les Ribhous ne sont pas d’anciens Richis divinisés, mais que ce sont les rites eux-mêmes, les cérémonies de idées. J’avoue que les hypothèses sont choses trop faciles, surtout avec l’instrument philologique; j’en donnerai un exemple que me fournit le nom même des Ribhous. La grammaire nous apprend d'abord comment la voyelle ri se métamorphose en ar : ensuite la consonne bh, pour la valeur du son, correspond à pli ou f. 11 résulte, de ces deux faits, que Ribhous se convertit tout naturellement en Arphous; et ce mot rappelle aussitôt le nom d'Orphée, prêtre et poète, qui a présidé à l’antique civilisation grecque.

1. J’appelle ici Iadra et Agni; nous désirons qu’ils soient célébrés, (et qu’ils acceptent) nos libations, ces dieux jaloux de nos offrandes.

2. Mortels, chantez dans vos sacrilices Indra et Agni; ornez-les de vos louanges. Qu’ils soient exaltés dans vos hymnes.

3. A la voix d’un ami qui vous loue et vous invoque, venez, Indra et Agni, goûter de notre soma.

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