‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 410 sur 1127 · Le divin Agni à trois naissances 2 nobles · texte numérisé non relu

Le divin Agni à trois naissances 2 nobles

1. Ici finit le troisième Mandala, qui porte le nom de Viswâmitra, et commence le quatrième, qui est appelé le Mandata de Vâmadéva.

2. Le commentaire rappelle ici la triade d’Agni, de Vàyou et du Soleil, considérés comme le même personnage. N’est-ce pas une répétition de la distinction que l’on fait quand on voit dans Agni le feu du sacrifice, le feu de la foudre et le feu du soleil? Agni, comme nous l’avons vu, naît aussi sur la terre, dans l’air et dans le ciel ; trois fois aussi, chaque jour, il naît pour le sacrifice.

enviées, sublimes. Sous la voûte infinie (du ciel) environné de splendeur, qu’il vienne ce maître 1 pur, magnifique et brillant.

8. Messager (des Dieux) et sacrificateur, il visite toutes les maisons, monté sur un char d’or, et agitant sa douce langue, poussant ses coursiers rougeâtres, beau, resplendissant, agréable comme la maison où règne l’abondance.

9. Parent du Sacrifice, il anime les enfants de Manou : ceux-ci le dirigent avec le grand frein (des cérémonies). Dieu, il habite la demeure d’un mortel; il accomplit ses vœux et prend une part dans son opulence.

10. Que le prévoyant Agni nous conduise; elle est pour lui, cette offrande que les Dévas lui ont réservée. Quand tous ces (Dévas) immortels ont accompli l’œuvre de la prière, alors Je (prêtre), chantre brillant (du dieu), devient son père; il l’enfante, et avec la libation il arrose le juste (Agni) 2.

11. (Agni) naît d’abord dans nos maisons; (il naît) au sein du ciel, qui devient son berceau; (il naît) au centre même du nuage, n’ayant alors ni pieds ni tète, 3 cachant tous ses membres, et se mêlant à la noire vapeur.

12. Que tu sièges au foyer du sacrifice, ou dans l’obscurité du nuage, l’hymne te donne une force immense, ô Agni; tu es désirable, jeune, beau, brillant. Sept (ministres) 4 empressés ont travaillé à la naissance d’un (dieu) généreux.

13. Nos ancêtres, enfants de Manou, sont aussi venus s’asseoir autour d’un semblable foyer. Les vaches nourricières, enfermées au sein de la montagne, ils les ont délivrées en appelant les Aurores .s

14. Oui, nos (pères) ont honoré (Agni), et brisé les portes de la montagne. Que les autres célèbrent leur gloire. Jaloux de procurer la délivrance des vaches (célestes), ces (Angiras) ont chanté les

t. L’auteur se sert du mot Arya.

2. 11 semble que cettes troplie ait rapport à l’Aditya, c’est-à dire à Agni devenu le Soleil, fils du Ciel. Cependant j'ai préféré donner au mot Dyûh un sens que j’ai déjà rencontré, et que le commentaleur représente par le mot slotri (laudator).

3. Les pieds et la tête d’Agni, ce sont ses rayons et sa flamme. Le feu de la foudre se cache et n’apparaît que par l’éclair.

4. Le commentaire dit que ce sont les ministres chargés des sept libations, sapta hotracas. V oy. page 78, col. 1, note 2.

5. Voy. page 44, col. 1, note 7. Les ancêtres ici désignés, ce sont les Angiras.

j Lff’t. IV. ]

actions (d’Agni); ils ont révélé la lumière du jour, et par leurs prières organisé le sacrifice.

15. Ces hommes pieux, pleins du désir de posséder les vaches (célestes), ont, par leurs paroles, dignes des dieux, ouvert cette large montagne qui retenait de tout côté ces malheureuses prisonnières; (ils ont forcé) le cachot où se trouvait enfermé le troupeau (divin).

16. Ils ont inventé les premières formules d’adoration. Ils ont imaginé les vingt et une (mesures) qui plaisent à la vache, mère 1 du sacrifice. C’est en entendant ces accents que s’est levé le troupeau (lumineux du matin); c’est alors que l’Aurore s’est montrée avec la glorieuse splendeur de (l’astre) voyageur.

17. Les sombres ténèbres sont anéanties; le ciel se couvre de clarté; les feux de la divine Aurore sont arrivés. Le Soleil s’est revêtu de larges rayons, et voit, au milieu des mortels, tout ce qui est droit, tout ce qui est tortueux.

18. Qu’à l’instant, dans toutes les demeures, les Dêvas se réveillent pour chanter (Agni), et qu’ils affermissent le trône où brille sa précieuse lumière. O Mitra et Varouna, soyez sensibles à notre prière.

19. Je chante le resplendissant Agni, le sacrificateur chargé de toutes les offrandes, le pontife suprême. Que le jus limpide du soma coule doucement autour de lui, et qu’il se nourrisse comme à la pure mamelle des vaches (du sacrifice).

20. Agni est pour tous les dieux tel qu’Aditi 2; c’est un hôte pour tous les enfants de Manou. Possesseur de tous les biens, qu’il soit le soutien, le refuge, le bienfaiteur des Dévas.

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