Voy. lecture i, noie 1, col. 2, page
2. Des deux pièces de l’arani naît le feu : ce sont là les deux mères qu’on donne à Agni.
3. Dans la nomenclature des cinq éléments, l’air est avant le feu. Je n’ai donc pu admettre le sens donné par le commentateur. Le Vent (Mâtariswan) aperçoit le feu naissant; il vient de son souffle l’exciter, et augmenter sa force.
4. Les anciens livres représentent Manou comme un homme pieux et ami des sacrifices. Voy. lecture i, note 2, col. 1, page 48. Le) sacrifice du matin, auquel préside Agni , amène la naissance du Soleil, lequel éclaire et révéle le ciel à l’homme.
5. Pouroùravas, petit-fiis de Manou, est renommé, dans l’antique histoire de l’Inde, pour avoir organisé le culte du feu et pour avoir inventé l’aranî.
6. Allusion à l’opération par laquelle on tire le feu de ïarani.
7. Le commentateur explique ce passage en représentant le feu àhavaniya porté à l’orient, et ensuite le feu garhapatya établi à l’occident.
la coupe sacrée, connaît la vertu des invocations et des prières. Agni, tu es la vie, tu es le protecteur de l’homme.
6. Agni, (dieu) sage, tu places dans la bonne voie l’homme qui s’égarait dans la mauvaise. Dans ces rencontres où le combat s’engage, où le guerrier va recueillir un heureux butin, c’est par toi que quelques hommes triomphent de la multitude.
7. Agni, tu entretiens chaque jour le mortel qui t’honore dans une espèce d’immortelle abondance ; ton sage serviteur obtient de toi le bonheur et la nourriture qu’il désire dans les deux espèces *.
8. Agni, pour prix de nos louanges, donne au père de famille qui t’implore la gloire et la richesse; à nos hommages nous ajouterons des hommages nouveaux. Ciel et Terre, protégeznous, avec les autres dieux.
9. Agni, toi (qui brilles) à côté des parents qui t’ont produit *, dieu vigilant et irrépréhensible parmi les dieux, toi qui t’es donné une forme sensible, sois-nous favorable; accueille le sacrifice du père de famille. Toi qui possèdes la fortune, tu peux bien conférer les richesses.
10. Agni, tu es pour nous un défenseur prudent et un père; à toi nous devons la vie, nous sommes ta famille. En toi sont les biens par centaines, par milliers. (Dieu) invincible, tu es la force des héros et le gardien des sacrifices.
11. Agni, alors que tu pris une forme humaine, pour le bien de l’humanité, les Dévas te donnèrent comme général à Nahoucha. Quand le fils de notre (premier) père naquit, ce sont eux aussi qui choisirent lia pour commander aux enfants de Manou 3.
1. Il est ici question, suivant le commentateur, des bipèdes et des quadrupèdes. Ne serait-ce pas plutôt la nourriture solide et la nourriture liquide?
2. Comme au vers 4 de cet hymne, ce sont les deux pièces de l’arani. On peut entendre qu’Agni brille entre le ciel et la terre, considérés comme père et mère du monde.
3. Tout ce passage fait allusion à une légende dont les détails me sont inconnus. Il paraîtrait qu’Agni, incarné dans la famille d’Angiras, était devenu le prêtre protecteur de Manou et de ses descendants. Ilà, fille de Manou et mère de Pouroùravas, l’eut à son service. Sous Nahoucha, petit-fils d’Ilà, ce môme Angiras exerça l’autorité et commanda les armées : c’est l’opinion du commentateur, qui donne le mot sénâpati pour synonyme de vispati. Remarquez que le nom d’Ilà, fille de Manou, est aussi le nom de la prière dans le sacrifice, et que la légende, sous ce rapport, pourrait bien être une allégorie ; car cette incarnation d’Agni n’est autre chose que sa naissance dans le sacrifice.
[Lect. II. J
INDE. — POESIE LYRKJUE.
12. Divin Agni, par tes secours protège notre fortune et nos personnes ! Tu mérites nos louanges. Tu conserves les vaches du lils de ton fils *, toujours attentif à perpétuer ton culte.
13. Agni, tu étends ta protection sur le serviteur constant dans ses hommages. Tes quatre yeux 1 2 brillent et s’allument. Tu chéris la prière du prêtre qui te présente l’holocauste; car (tues) bon et clément.
14. Agni, tu aimes (et dispenses) cette richesse enviée qui est le premier vœu de ton chantre respecté. Protecteur prévoyant du faible, tu reçois le nom de père; ta haute sagesse gouverne depuis l’enfant jusqu’aux (habitants des) régions célestes.
13. Agni, l’homme qui se répand eu pieuses générosités, tu le couvres de tout côté comme d’une épaisse cuirasse. Le (père de famille) qui, aux agréments qu’il prépare à ses hôtes, aux doux aliments qu’il leur donne, ajoute encore le sacrifice d’une victime vivante 3, ue peut être comparé qu’au ciel 4.
16. Agni, si nous avons commis une faute, si nous avons marché loin de toi, pardonne-nous. Tu es un parent, un père, un défenseur prévoyant. En faveur des mortels qui offrent le soma, tu apparais pour accomplir le sacrifice.
17. Agni, toi qui fus Angiras, (dieu) saint, viens en ces lieux avec ces sentiments qu’avaient autrefois Manou , Angiras, Yayâti 5 et les anciens. Viens ici, amène la troupe céleste, faisles placer sur le cousa , et consomme le sacrifice.
18. Agni, que ta grandeur croisse par l’effet de cet hymne que nous t’adressons suivant nos forces et notre science ! Gonduis-nous à la richesse, et avec la sagesse accorde-nous aussi l’abondance.
1. Cet hymne est l’ouvrage d’Hiranyastoûpa, fils d’Angiras, et par conséquent d’Agni incarné dans cette famille.
2. Allusion aux quatre points principaux de l’horizon, vers lesquels le feu lance à la fois ses clartés.
3. Dans ces anciens temps on immolait quelquefois une vache, pour complaire aux hôtes que l’on recevait le jour d’un sacrifice solennel; de là vient qu’un hôte se nommait Goghna. Nous verrons plus loin le sacrifice du cheval. Le commentateur indique un autre sens; il ne s’agirait pas d’une victime vivante, pasou, mais d’une offrande, d’un présent fait à une personne vivante, par exemple, aux prêtres assistants.
4. Soit à cause de sa générosité, soit à cause de son bonheur.
g. Yayâti est le cinquième roi de la race lunaire.
HYMNE XIII
A INDRA, PAU HIRANYASTOUPA.
( Mètre : Trichtoubh.)
1. Je veux chanter les antiques exploits patlesquels s’est distingué le foudroyant Indra. Il a frappé A lu ', il a répandu les ondes sur la terre, il a déchaîné les torrents des montagnes (célestes).
2. Il a frappé Ahi, qui se cachait au sein de la montagne (céleste) ; (il Ta frappé) de cette arme retentissante formée pour lui parTwachtri 2; et les eaux, telles que les vaches qui courent vers leur étable, se sont précipitées vers la mer.
3. Indra, impétueux comme le taureau, se désaltérait de notre soma; pendant les Tricadrous s, il buvait de nos libations. Cependant Maghavan 4 a pris la foudre qu’il va lancer comme une flèche ; il a frappé le premier-né des Ahis.
4. Indra, quand ta main a frappé le premierné des Ahis, aussitôt les charmes de ces magiciens sont détruits; aussitôt tu semblés donner naissance au soleil, au ciel, à l’aurore. L’ennemi a disparu devant toi.
5. Indra a frappé Vritra, le plus nébuleux de ces ennemis. De sa foudre puissante et meurtrière, il lui a brisé les membres, tandis qu’Ahi, tel que l’arbre attaqué par la hache, gît étendu sur la terre.
6. Gomme s’il n’avait point de rival à craindre, enivré d’un fol orgueil, (Vritra) osait provoquer le (dieu) fort et victorieux, qui a tant de fois donné la mort. Il n’a pu éviter un engagement meurtrier, et l’ennemi d’Indra d’une poussière humide a grossi les rivières.
7. Privé de pieds, privé de bras, il combattait encore Indra. Celui-ci le frappe de sa foudre sur la tête, et Vritra, cet eunuque qui affectait les dehors de la virilité, tombe déchiré eu lambeaux.
8. Ainsi qu’une digue rompue, il est couché par terre, et recouvert de ces eaux dont l’aspect charme notre cœur. Ces ondes, que Vritra em-
1. Ces grands exploits d’Indra sont des allégories toutes physiques. Ahi, c’est le nuage se développant comme un serpent; Vritra c’est le nuage obscur qui voile le soleil, âvaraca.