‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 646 sur 1127 · Nous disions plus haut, page 356, col. l,note 3, que · texte numérisé non relu

Nous disions plus haut, page 356, col. l,note 3, que

[t-ect. m.]

6. Quelques Bharatas 4 avaient déjà été brisés comme les bâtons qui servent à conduire les vaches. Vasichtha s’est avancé ; et aussitôt les troupes des Tritsous se sont développées.

7. Trois (dieux) jettent dans les mondes leur féconde semence, et produisent trois familles (divines), dont la principale a pour père le Soleil 2. Trois Feux 3 embrassent l’Aurore. Ce sont là autant de (dieux) que reconnaissent les Vasichthas.

8. C’est ainsi qu’ils célèbrent la lumière comme vertu du Soleil, la grandeur profonde comme vertu de l’Air, la rapidité comme vertu du Vent. Un autre ne saurait les chanter comme vous, ô Vasichthas.

9. Les Vasichthas s’élèvent, avec science et sagesse, sur l’arbre mystérieux qui a mille branches 4. Assis (près du foyer), ils forment le large tissu dont l’Apsarâ (Ourvasi) enveloppe (Agni) 3.

10. Mitra et Varouna te virent entouré d’étincelles et de lumière. Ce fut alors ta première naissance, ô Vasichtha, et sous le nom d’Agastya tu apparus aux peuples.

les Tritsous nous semblaient devoir être les mêmes que les Marouls. Le commentateur dit que ce sont des rois, et je ne serais pas étonné qu’il les regardât comme les dix rois dont il est fait ici mention. Le même commentateur, au distique 14, donne le mot Pratrid pour synonyme de Tritsou.

1. Le commentaire rappelle que Bharata est le nom d’un roi. En même temps il dit que Bharata est un nom des Tritsous. Je ferai observer que ce mot est une épithète de Roudra, sans doute parce qu’il porte le nuage.

2. Les trois dieux dont il est ici question sont Agni, Vâyou et Adilya, lesquels produisent les Vasous, les Roudras et les Àdityas.

3. Je suppose que ce sont les trois feux du sacrifice. L’auteur leur donne le nom de gharma. Voy. sect. IV, lect. H, hym. xi, st. 7.

4. Le poêle désigne ainsi l’ensemble des hymnes, des prières et des rites.

5. Le commentaire croit que dans cette phrase il est question du corps de Vasichtha enfanté par Ourvasi. Une Apsarà est une nymphe des ondes du sacrifice; et nous avons vu ailleurs, sect. IV, lect. ii, hym. îx, qu’Ourvasi est la libation personniGée. Cette libation, en tombant sur le foyer, soulève une fumée et une flamme, qui sont le vêtement d’Agni. Ce vêtement est tissu par la main du prêtre, qui répand la libation. Quant à cette généalogie de Vasichtha, né d’Ourvasi, voici mon explication. Le mot Vasichtha, tel que le mot Angiras et d’autres, me semble être une épithète d’Agni en sa qualité de prêtre, brahman. Agni (Vasichtha) est né de la libation (Ourvasi), à l’occasion d’un sacrifice fait en l’honneur de Mitra et Varouna, et a été surnommé M élràvarouna. J’en dirai autant d’Agastya, né dans une jarre, c’est-à-dire, sur le foyer de terre ou dans le vase des libations. Avec cette explication, il n’est pas étonnant qu’Agastya soit le même personnage que Vasichtha.

[Lect. Iir.]

RIü-VED A. — SECTION CINQUIEME.

11. Ainsi, ô prêtre, ô Vasichtha, tu es tils de Mitra et Varouna, né de leur pensée et d’Ourvasi. La semence est tombée, et tous les Dêvas, avec leurs rites sacrés , l’ont reçue dans le Pouchcara *.

12. Ainsi naquit, pour former le large tissu dont l’Apsarà (Ourvasî) enveloppe (Agni), Vasichtha, le plus sage et le plus éclairé des êtres dans le ciel et sur la terre, (Vasichtha) qui est la source abondante de tous les biens.

13. (Mitra et Varouna) naissant dans le sacrifice, et touchés des hommages qui leur sont adressés, ont tous deux également jeté dans le vase leur semence (divine). Du milieu de ce vase se leva et s’étendit (Agastya). A ce Richi ainsi né a été donné le nom de Vasichtha

14. Vasichtha dirige le (prêtre) qui chante l’hymne, et celui qui récite la prière : qu’il fasse entendre sa voix plus haut que le bruit du mortier. O Tritsous, asseyez-vous près de lui avec de bonnes pensées ! Que Vasichtha vienne à vous!

AUX VISVVADÉ VAS, PAR VASICHTHA.

( Mètres : Virât, Dwipadâ et Trichtoubh.)

1. Que la brillante et divine Prière vienne à nous, telle qu’un char rapide, bien fabriqué.

2. Au ciel et sur la terre, les Ondes, en entendant (sa voix), naissent et coulent.

3. Pour la gloire d’Indra les Ondes s’amoncellent et s’élargissent. On sait que contre ses ennemis elles sont des héroïnes terribles.

4. Entendez-vous le bruit de ces chevaux? C’est Indra, le (dieu) tonnant, à la main d’or.

5. Venez donc comme au sacrifice. Courez comme sur la voie (sainte).

6. Allez au combat ; et qu’un héros digne de nos sacrifices soit votre étendard.

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