Suivant le commentateur, il faudrait dire le soleil
2. Après avoir substitué l’idée de soleil à l’idée d’Agni, le commentateur cherche à se rendre compte du nombre 21, et il fait parcourir à ses personnages 21 stations d ’Aditija, qui sont les 12 mois, les 6 saisons et les 3 mondes. Le lecteur jugera si j’ai eu raison de chercher un autre sens, il se rappellera ce que nous avons pu dire ailleurs sur ce nombre sacré 21, ou 3 fois 7. On compte sur le bûcher vingt et un morceaux de bois; on forme le siège du prêtre de vingt et une tiges de cousa. Nous avons vu, sect. III, lect. iv, hym. vin, st. 16 et page 387, col. 1 , note 1, qu’il pouvait y avoir 21 mesures poétiques. Nous avons, sect. V, lect. n, hym. xvii st. 11, un passage où Indra tue 21 Asouras. Nous avons pensé que par ce nombre 21 on honorait les 7 rayons d’Agni multipliés par le nombre 3. Au reste, je citerai ici une traduction de Colebrooke sur l’emploi du nombre 7 : « Sept sont tes aliments, sept tes langues, sept les sages sacrés, sept tes demeures chéries. Par sept manières, sept sacrificateurs t’honorent. » Colebrooke pense (tome I, page 190) que les noms des sept mondes trois fois répétés sont représentés par les vingt et un morceaux de bois.
3. Ce tambour s’appelle gargara. Je pense que l’auteur fait allusion au bruit des nuages.
4. Le commentateur suppose que ce sont les sept rivières, telles que le Gange, etc.
magnifique attelage, et, mesurant ses bienfaits avec sagesse, il délivre et amène le nuage (fécond).
14. Sacra triomphe de tous ses ennemis. Que ce (dieu) aimable, (touché) de nos chants, fende (la nue), et du haut (du ciel nous envoie) une nourriture abondante.
15. Tel qu’un jeune fils de famille porté sur un char nouveau, qu’il (aille frapper) le grand et merveilleux cerf (de la plaine céleste), et qu’il prépare pour son père et sa mère 1 un (précieux) aliment.
16. (Dieu) à la belle figure, maître de la maison, monte sur ton char d’or. Que je me place avec toi sur ce (char) brillant, rapide, fortuné, magnifique, porté sur mille roues.
17. Les (prêtres) avec leurs offrandes honorent ce (dieu) resplendissant, et l’engagent à répandre dans sa marche ses riches présents.
18. Pour honorer les (dieux), les Pryamédas (se tiennent) dans la demeure du (maître) antique. Assis sur un pur gazon, chargés des mets qu’ils ont préparés, ils présentent l’offrande du matin.
HYMNE III
A INDRA, PAR POUROUHANMAN.
( Mètres : Ouchnih et Vrihatî.)
1. Je chante le roi des hommes, l’intrépide conducteur de char, le superbe destructeur de toutes les armées, le vainqueur de Vritra.
2. 0 Pourouhanman, célèbre cet Indra dont la protection nous fait sentir le double effet (de la terreur et de l’amour). Dans sa main brille la foudre, comme le soleil au ciel.
3. Personne ne peut l’emporter sur le (mortel) qui par ses sacrifices, honore Indra toujours magnifique, brillant, invincible, adorable.
4. (Indra) est terrible dans les combats, ferme et triomphant. A peine est-il né, et déjà il contient tous les cieux, toutes les terres , et ces grandes vaches à la marche rapide.
5. Quand ta grandeur est parfaite, le Ciel et la Terre, seraient-ils au nombre de cent, seraientils môme accompagnés de mille soleils, ô (Dieu) armé de la foudre, ne sauraient jamais t’égaler.
6. Tout ce qui est fort, ô (Dieu) fécond et puissant, est plein de ta force suprême. O Maghavan armé de la foudre, sauve-nous par tous tes se-
i . Probablement le ciel et la terre.
IN DE
cours, (mets-noue en possession) d’un pâturage rempli de vaclies.
7. (Dieu) éternel, que le mortel impie n’obtienne pas l’abondance. Indra, qui attelle à son char deux chevaux blancs, y attelle aussi bien deux coursiers azurés.
8. (J’appelle) sur vous la magnificence du puissant et adorable Indra, que nous invoquons sans cesse, pour obtenir et des gués (favorables), et des routes faciles, et des combats (heureux).
9. O vaillant héros, ô magnifique Indra, donnenous une grande richesse, une grande opulence, une grande gloire.
10. O robuste Indra, qui aimes nos sacrifices, fais notre bonheur du malheur de ton ennemi. Presse-lui le ventre de ton genou ; que le brigand succombe sous tes coups.
11. L’impie Dasvou, ennemi des dieux, suit d’autres lois que nous : il hait les enfants de Manou. Que Parwata ‘, notre ami, le poursuive dans le ciel ; que Parwata par un coup heureux (le livre à la mort).
12. O puissant Indra, mets-nous sous la main ces (vaches célestes). Viens à nous, tenté par notre double offrande, comme (l’oiseau tenté) par les grains d’orge (qu’on lui jette).
13. Amis, sacrifiez (à Indra). Comment faire l’éloge de ce (dieu) qui, funeste (pour nos ennemis), est notre défenseur et notre illustre maître?
14. Honoré par les mortels, et chanté par les Ricliis assis sur le gazon (sacré), ô terrible vainqueur, tu nous livres enchaîné chacun (de nos ennemis).
15. Que Maghavan, en le prenant par l’oreille, enlève aux impies et nous amène le veau de la vache 1 2 3 aimée des héros et des dieux : ainsi un maître (reconduit) la chèvre qu’il affectionne.
A AGIS* I, FAR POURODHILHA.
( Métrés : Gâyatrî et Vrihati.)
1. O Agrii, conserve-nous contre les coups du mortel impie et cruel.
2. (O Dieu) notre ami, tu ne peux pas avoir de colère contre les hommes; car ils t’honorent à la lin et au commencement des nuits 5.